Surpris par un orage, dix étrangers - une ancienne star de la télé et son chauffeur, un policier qui escorte un tueur, une call-girl, deux jeunes mariés, un couple avec un enfant - se retrouvent par hasard au Golden Palm Hotel, un motel situé en plein désert. Au cours de la nuit, ils se font assassiner les uns après les autres. Pour les survivants, c'est le début d'un terrible cauchemar, chacun soupçonnant l'autre Peu à peu, ils s'aperçoivent qu'ils ont tous quelque chose en commun. Ils vont devoir chercher, dans la personnalité et la vie de chacun, le mobile du tueur et par déduction trouver l'assassin…
Nouvelle variation des 10 petits nègres d’Agatha Christie mâtiné d’une petite touche du Psychose d’Hitchcock, Identity réussit néanmoins le tour de force de garder un suspens intact et une pression constante sur le spectateur. Mais autant vous prévenir tout de suite, Identity est un film à « twists » (tout comme Sixième sens, Les Autres, Saw, etc.). Il est donc impératif d'éviter comme la peste toute personne susceptible de vous révéler la fin, sous peine d’avoir une furieuse envie de meurtre sur cette même personne pendant la projection. Difficile donc, dans ces conditions, de commenter le film sans spoiler ce fameux twist mais je vais tout de même me risquer à ce périlleux exercice car Identity mérite largement sa bonne réputation et se doit d’être vu par tous les fans de thriller. Des qualités, Identity en a à revendre avec, pour commencer, une réalisation particulièrement brillante de James Mangold. Filmer un huis clos et en rendre toute l’intensité est toujours particulièrement compliqué mais Mr Mangold s’en sort à merveille bien aidé il est vrai, par une superbe photographie ténébreuse, des cadrages audacieux et une bande son soignée. La tension est ainsi quasiment palpable et le climat, oppressant à souhait.
Le scénario ensuite. Même si le pitch est archi-connu, voire réchauffé (des personnes sont enfermées ensemble et meurent l’une après l’autre), on ne s’ennuie pas une minute tant on est pris dans l’histoire. Les différents indices et révélations nous maintiennent dans le suspens, ce qui n’était tout de même pas gagné d’avance. La fin est quant à elle exceptionnelle et laissera plus d’un spectateur pantois. Sans la révéler, je peux néanmoins dire : bien malin celui qui l’aura devinée. Le casting est prestigieux (Ray Liotta, John Cusack, Alfred Molina,…) mais n’est pas là que pour faire de gros noms sur l’affiche. Les acteurs sont bien exploités et leurs qualités particulièrement bien mises au service de l’histoire. Mais je ne m’avancerai pas à développer plus avant cette critique sous peine de prendre le risque de gâcher le plaisir de ceux qui ne l’ont pas encore vu. Ce n’est certes pas LE chef-d’œuvre de l’année mais un très bon film qui comblera les amateurs de thrillers et de films policiers.