Ce Joey est comme de nombreux politiciens : il fait beaucoup de promesses, mais en tient très peu, voire aucune en l’occurrence.
Roland Emmerich, avant de se lancer dans les blockbusters américains (Universal Soldier, Stargate, Independance Day, Godzilla, The Patriot, The Day After Tomorrow), s’essayait au film fantastique, destiné à un public qui a gardé un regard d’enfant et qui aime rêver les yeux ouverts.
A la mort de son père, Joey se retrouve doué de pouvoirs de télékinésie. Grâce à ses pouvoirs, il entre en relation avec son père dans l’au-delà, mais une poupée, dotée des mêmes pouvoirs que lui, va provoquer des interférences dans ses communications avec l’autre monde.
Dès les premières minutes, on se retrouve dans un univers très proche de E.T. avec ses scènes où Joey est filmé de loin sur son vélo, le tout sur une musique similaire à celle du film de Spielberg. Dans la classe, on retrouve encore cet univers magique et féerique, propre à l’enfance. On pourrait presque se croire dans un cours de sorcellerie à la Harry Potter. Le clin d’œil à la série des Star Wars avec Charlie, réplique en jouet de R2D2, est elle aussi sympathique. Mais dès que la marionnette, censée incarner le mal, entre en scène, le semblant de scénario s’effondre. Le reste du film est une succession de scènes qui remplissent de la pellicule mais peinent à développer la moindre intrigue.
Le jeu des acteurs est quant à lui pathétique. Il est vrai que de nombreux personnages sont incarnés par des enfants, mais cela n’est pas une excuse. D’ailleurs, les adultes ne s’en sortent pas mieux.
Seules les vingt premières minutes de ce film méritent d’être vues, pour le reste… Même la poésie et la magie qu’aurait pu instauré le film disparaissent rapidement, et malheureusement, du film.
Le tout est d’autant plus affligeant que le pathétique n’y est même pas drôle. Le film n’aurait pas été vendu comme une copie de E.T., j’aurais sans doute été plus indulgent, mais là, je ne vois pas d’autres moyens que de sévir.