Bien sur ce film ne date pas d'hier mais je pense qu'il est digne d'intérêt, même aujourd'hui. On pourra toujours critiquer le jeu très théâtral des acteurs (normal vu l'époque) mais la mise en scène est très bien foutue et en avance sur son époque avec des plans superbes et les thèmes comme la tolérance sont toujours et seront toujours d actualité. Un film superbe à la fois horrible et romantique, monstrueux et humain, porté par un Boris Karloff magistral. Intemporel!
Mais comment Whales allait faire sa suite : Frankenstein et le monstre était mort dans le premier 'Frankenstein' , non ? Ba non, il s'en étaient réchapés ! Frankenstein traine son mal-être, le monstre lui est troujours montré du doigt à la vindicte de la population. Et puis, il y a ce passage mythique dans la forêt avec l'ermite. Passage étonnant, où le monstre rencontre un sage. Cette rencontre le fait basculer définitivement dans le camp des humains, et explique pourquoi le film se termine comme il le fait. J'aime bien la servante de Frankenstein, un vrai personnage, qui donne toute sa justification "aux seconds rôles". Film surement plus abouti et complexe ( si c'était possible ) que le premier Frankenstein.
La suite de Frankenstein par Boris Karloff se révèle de meilleure facture que le premier épisode. Comportant plus d'humour, plus de sentiments et s'agrémentant de la présence d'un savant fou selon la vieille mais lucratique méthode de l'époque, Bride of Frankenstein nous offre un bon spectacle défendu par de bons acteurs et de surperbes décors. Dans la lignée de sgrands classiques, celui-si restera marqué dans les mémoires.
Une des pierres de fondation du cinéma fantastique - C'est d'un esthétisme à faire frémir - le noir et blanc avait du bon -et puis l'histoire maudite du baron Frankenstein n'est 'elle pas un mythe, tantôt romantique mais aussi horrible. J'ai également adoré la performance d'Elsa Lanchester dans le rôle de la fiancée. Son look est au top et on ne fera jamais mieux. Ce film - plus que le précédent - présente le monstre, interprété avec majesté par Karloff - d'un aspect très humain. La référence pour les histoires de FRANKENSTEIN malheureusement souvent détournée pour réaliser de grots navets.
Quelle magnifique variation sur le thème de la belle et la bête avec ce métrage mettant en avant les souffrances intolérables subies par le monstre (exceptionnel Karloff), finalement plus humain que tous ceux qui veulent sa perte, rejeté par celle qu'il souhaitait aimer (la fiancée fabriquée en ce sens). Poésie macabre aux décors et paysages envoûtants, ce film reste une pure merveille, encore 70 ans après sa naissance...