Réalisé en 1982 par Dario Argento, Tenebres est avec Inferno et Suspiria, un des films qui a fait la renommé
de ce talentueux réalisateur italien.
Peter Neil, auteur de livre
de suspense, se rend à Rome pour faire la promotion de son nouveau roman
«Tenebrae». En mettant les pieds à Rome il est avisé qu’une jeune femme à été
tué. Le problème est que des pages de roman «Tenebres» on été enfoncés dans sa
gorge et le meurtrier imite celui du roman. La police a ses raison de croire que
Neil à quelque chose à voir avec ses horribles meutres. Après chaque meutre,
Peter Neil reçoit une lettre anonyme contenant un passage de son livre. Est-ce
que tout ça a quelque chose à voir avec sa femme qui a une relation avec son
agent? Neil dit qu’il doit trouver la vérité, aussi impossible qu’elle puisse
paraître. «Si on élimine toutes les solutions logiques d’un problème, les
illogiques si impossible qu’elles puissent être sont invariablement justes...»
si impossibles qu’elles puissent être sont invariablement juste» c’est sur cette
citation de Sherlock Holmes que le mystère sera élucidé...
«Tenebrae is a book about
human perversion and is effect on society...» c’est une phrase tiré de
«Tenebres, vous savez maintenant à quoi vous attendre. Fidèle à son habitude,
Argento nous offre un giallo dans laquelle le mystérieux assassin tue des jeunes
femmes et ceux qui en savent trop. Ces meutres plutôt misogynes sont commis par
deux tueurs, qui ne travaillent pas en équipe, mais se complètent bien. L’un
rend une sorte d'hommage au livre de Neil, tandis que l’autre agit par pure
folie. Le fait qu’il y ait deux assassins rend l’énigme très nébuleuse, il y a
toujours quelque chose qui cloche, un élément qui manque pour résoudre le
mystère. Comme à l’habitude, on ne connait l’identité du tueur qu’a la fin du
film. Argento nous offre une scène des plus originales, avant le meurtre de deux
jeunes femmes, la caméra longe les murs extérieurs, les poutres et des pièces
intérieures de la maison dans laquelle le crime aura lieux. Durant ces deux
minute et demi, les mouvement de camera nous traduisent l’itinéraire du tueur,
on sait que quelque chose va se passer mais où et quand, le tout baigné dans la
musique thème du film. La tension monte jusqu’au moment du meutre, très belle
scène.
Cette séquence démontre
l’ingeniosité et l'originalité de Argento (tout comme la scène du trou d’eau à
New York dans Inferno.
Sans oublier bien sûr les scènes de caméra subjective pas banales du tout.
Argento nous surprend toujours avec la fin de ses film et Tenebres ne fait pas
exception à la règle. La fin du film est une des scènes de meutre les plus
sanglantes portée à l’écran. Un brutal assassinat à la hache suivit d’un suicide
qui vont satisfaire votre avidité pour l’hémoglobine... L'intrigue est bien
bâtie, pas vraiment de longeur, mais deux scènes de «cascades» (qui est un bien
grand mot) de voiture, inutile et vraiment pauvre. Une certaine nudité est
présente aussi dans ce film, pas toujours justifié, mais c'est peut-être la
vision de Argento, sexe vs meurtre. (lors du meutre d’une femme c’est comme si
l’assassin avait une rélation sexuelle avec sa victime a déjà dit Argento). Ce
giallo ne présente pas d’élément fantastique, comme dans Inferno, Susperia ou Phenomena, il est uniquement policier. Il
reste quand même un très bon film à la sauce Argento.
En résumé:
Encore un giallo de l'un de ses plus grands maîtres. Toujours excellent.
Note du rédacteur: 6/10
Note moyenne de la rédaction : 7.60/10