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AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE

  EN BREF:

Kevin : (8/10)

Un classique. L’un des meilleurs films de maisons hantées. Le film bercé par l’excellente partition de Schifrin parvient encore à inquiéter aujourd’hui. Simple mais efficace. Si le film fût parfois critiqué dans les années qui ont suivies sa sortie, force est de constater que dans le domaine on n’a pas vu beaucoup mieux depuis.

 

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AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE
( The Amityville horror - 1979)
Série des Amityville
 

Réalisé par Stuart Rosenberg

Staff

7.007.007.007.007.007.007.00 (7.00)

Lecteurs

6.916.916.916.916.916.916.91 (6.91 - 75 votes)

Fiche

Critique

La musique du film

Visuels

Vidéos

 DVD

Avis des lecteurs (83) 

  Horreur.net - Critique de Amityville, la maison du diable (1979)

Critique de Kevin (8/10)

Adapté d’un roman basé sur un fait divers réel, Amityville surfe sur le succès du cinéma d’épouvante des années 70 en installant une ambiance et des thèmes proches de L’Exorciste ou de La malédiction. L’histoire réel est le sordide massacre d’une famille par l’ainé des fils (Ronald DeFeo Jr.), sans raison ni motivation apparente. Vendue pour très peu d’argent, la maison est ensuite habitée par la famille Lutz qui donnera à celle-ci la réputation de maison hantée. Paranoïa, psychose, phénomène de rumeurs ? Quoi qu’il en soit les Lutz quittent précipitement la maison et les médias s’emparent de l’affaire. Ancienne malédiction indienne, possession satanique, sorcellerie, toutes les hypothèses y passent et des scientifiques vont même étudier les lieux. Par la suite, les futurs propriétaires ne signaleront plus jamais la quelconque manifestation d’évènements surnaturels.

Cependant, entre temps, les Lutz ont raconté au romancier Jay Anson les détails de leur histoire, et celui-ci à grand renfort de témoignages et d’enquêtes (et aussi de libres interprétations) va publier The Amityville horror qui va très vite devenir un best-seller. C’est ainsi que le producteur Samuel Arkoff s’intéresse à cette histoire dans le but d’en faire une adaptation cinématographique, dans un genre qui a à l’époque, le vent en poupe.

Le film raconte ainsi l’installation des Lutz dans la maison d’Amityville pour une somme modeste. D’abord heureux de leur affaire, la famille profite des lieux jusqu’au moment où le père Delaney va venir pour bénir la demeure. Celui-ci se trouvant seul dans une pièce va se trouver confronter à une nuée de mouches et à une voix menaçante qui va lui ordonner de quitter les lieux. Dès lors, des évènements étranges se succèdent et George Lutz devient de plus en plus instable psychologiquement.

Accompagné dès les premiers plans par la formidable musique de Lalo Schifrin, originalement composée mais refusée pour l’Exorciste de Friedkin, le film installe un climat inquiétant qui va fortement contribuer au succès. Par ailleurs, un casting impeccable complète la distribution (Margot « Sisters » Kidder, James Brolin, Rod Steiger).
Le film présenté comme une histoire vraie, est découpé en jours et égrène le temps en amplifiant la tension jusqu’au final. Très librement inspiré du roman, lui-même très librement inspiré de faits réels, le film n’a au final que peu de rapports avec la réalité. Mais peu importe, le public est convaincu d’assister à une transcription fidèle des célèbres faits, et tout cela va grandement participer au succès et à la réputation du film. Dès lors, la légende de cette maison n’était pas prête de disparaître.

Elaborant une montée progressive du suspense par la multiplicité des dangers (mouches, évènements étranges, bruits, changements de comportements,…) et l’installation d’une ambiance malsaine, le film parvient à captiver le spectateur et à inquiéter fortement.
Certes, peu de choses sont montrés hormis la célèbre scène des murs qui saignent. Ici, tout est question d’atmosphère. Par ailleurs, le film offre par certains moments d’autres pistes, notamment en ce qui concerne la folie du père. La population croit reconnaître en lui le tueur, ancien habitant de la demeure. Est-il dérangé psychologiquement, et le drame passé est-il un fantasme de son esprit ? Imagine t-il la suppression de sa famille et de sa propre vie ? Le film lorgne ainsi du côté de Shining (réalisé l’année d’après en 1980), Kubrick s’est-il inspiré de ce film pour sa célèbre scène de la hache? Difficile à dire, mais en tout cas après coup on arrive à trouver certains thèmes communs aux deux films.

Par ailleurs, Amityville de par la peur surgissant de détails familiers comme la pénombre, les greniers, les caves et le noir, fonctionne totalement encore aujourd’hui. Sans être un chef-d’œuvre, ni un monument de terreur, le film s’impose aujourd’hui comme un classique du cinéma fantastique à l’origine de nombreuses suites. Digne successeur de La maison du diable de Robert Wise et précurseur des Shining de Kubrick et Poltergeist de Hooper, le film mérite largement le détour et fait partie des réussites du cinéma fantastique des années 70.

Les suites:

- Amityville 2, le possédé (Amityville II : the possession, Damiano Damiani – 1982)
- Amityville 3-D (Amityville 3-D, Richard Fleisher – 1983)
- Amityville 4 (Amityville : the evil escapes, Sandor Stern – 1989)
- The Amityville Curse (Tom Berry – 1990)
- Amityville 1992, it’s about time (Tony Randel – 1992)
- Amityville 1993 (Amityville: a new generation, John Murlowski – 1993)
- Amityville, la maison de poupée (Amityville dollhouse, Steve White – 1996)

Kevin

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En résumé:

Un classique. L’un des meilleurs films de maisons hantées. Le film bercé par l’excellente partition de Schifrin parvient encore à inquiéter aujourd’hui. Simple mais efficace. Si le film fût parfois critiqué dans les années qui ont suivies sa sortie, force est de constater que dans le domaine on n’a pas vu beaucoup mieux depuis.

 

Note du rédacteur: 8/10
Note moyenne de la rédaction : 7.00/10

 

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