Autant le dire tout de suite, je ne critique pas le film parcequ'il est en noir et blanc (hein, Alien13!)malgré mon "jeune âge". C'est d'ailleurs le tout premier film de morts vivant que j'ai vu (il y a 2 ans peut être, tout au plus) et ma déception fut de taille. Le style m'a étonné mais pas boulversé. Etonné par son côté réaliste (la première scène est admirable) mais répugné par une interprétation scandaleuse (à côté, les acteurs des films de Fulci sont excellents...). La blondasse est une tête à claque, je ne vous raconte pas...enfin si j'vous raconte: elle joue mal, ne fait que geuler et de rester figer. Le black reste un peu plus cool sans être vraiment attachant (les mecs de "Zombie" le sont incroyablement +). Face à une telle vision "bas de gamme", je n'accroche pas. C'est approximatif avec une musique démodée.
Parlons Zombie et effet gore. Zero pointé. Ne me faites pas dire que pour l'époque le sang et les bouts de chair étaient censurés (Blood feast, 2000 Maniacs entre autre)! Je suis désolé mais un zombie anorexique, non merci, ça me plait pas et ça ne me plaira jamais.
Bref un film d'une nullité afligeante, sans intérêt, sauf pour l'époque. Un "Zombie" fait vraiment mieux dans le genre, bien plus rythmé, bien plus agréable au visonage avec un jeu d'acteur de grande facture.
Et au cas ou si on vient m'engeuler après ce que je viens de dire, je n'aime pas les films style Scream et pourtant je suis un "djeunz".
Bon sur ce, A+ todo el mundo.
Pour moi, la qualité de la trilogie des Morts-Vivants de Romero est allée en croissant; je considère donc LNDMV comme le plus faible. Mais attention! Le film le plus faible est ici, effectivement, un chef-d'oeuvre! J'essaie de grader entre eux trois chef-d'oeuvres et d'être cohérent...Ce qui n'est pas facile! Romero débute en grand chef. Dès le générique (cette voiture figée, et cette musique...) le ton est donné: c'est le début d'un grand cauchemar. La progression du scénario est digne d'un roman de Matheson (tout est redoutablement logique au beau milieu de l'irrationnel), le noir&blanc est superbe, les différents personnages admirablement campés. Romero a le culot d'imposer des moments de silence et de laisser ses personnages échanger de vrais dialogues (chose exceptionnelle dans le genre considéré, qu'il partage avec Cronenberg). Les zombies, sous forme de pantins hébétés, n'apparaissent pas véritablement comme des monstres terrorisants, mais comme des machines déshumanisées. Tout au long de la trilogie, Romero n'a pas cessé de se (nous) demander ce qu'était qu'être humain. Tout est là dès le départ, mais il ira chaque fois plus loin (d'où ma notation!...). Evidemment, ceux qui ne veulent que du spectacle ne pourront que très difficilement apprécier ce film.
Dommage que le noir et blanc puisse rebuter vos jeunes lecteurs (alors verront-ils jamais "Frankestein" et "Dracula" d'origine ?) car c'est l'oeuvre majeure de Romero : la séquence d'ouverture dans le cimetière est une pièce d'anthologie. Que dire d'autre ?