The Box

Critiques Spectateurs de The Box

Réalisé par Richard Kelly, sorti en 2009.

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6.5
★★★★★★½☆☆☆
25 critiques
10 3
9 0
8 10
7 1
6 6
5 0
4 6
3 0
2 2
1 0
Portrait de Dante_1984Dante_1984
I am Legend - 1124 critiques
publié le 09/03/2010 - 11:15
10
 

A prendre ou à laisser

Un couple reçoit une boîte étrange à leur domicile. Le lendemain, un individu se présente à leur porte pour leur faire une offre des plus intrigantes. S’ils appuient sur le bouton de la boîte, ils recevront 1 million de dollars. En contrepartie, une personne, qu’ils ne connaissent pas, décèdera. Après le très élitiste et nébuleux Southland tales, Richard Kelly nous revient avec The Box. A l’instar de ses précédentes réalisations, l’histoire de The box comporte son lot d’étrangetés dans un univers riche et fascinant. Le cinéaste installe une aura sibylline à travers un cadre des plus recherchés pour donner vie à ses personnages. Au fur et à mesure de l’avancement du film, le récit distille des indices laissant augurer des motivations plus complexes qu’il n’y paraissait aux premiers abords. Le thriller psychologique se mue petit à petit dans une paranoïa ambiante des plus singulières. La métamorphose ne s’arrête pas en si bon chemin. Non satisfait de nous proposer une véritable leçon de maîtrise, le film sous-tend vers la science-fiction tout en conservant ses attributs de thriller original. La subtilité. Voilà l’atout majeur de The box. Habile de par la tournure des évènements. Tout se fait en douceur sans perdre le spectateur dans un délire visuel grandiloquent. J’apprécie énormément Southland tales et Donnie Darko, mais il est vrai que plusieurs visions sont nécessaires pour parvenir à saisir toutes les nuances de ces univers. Pour ma part, une relecture ne me dérange nullement. Cela permet de porter un regard nouveau sur l’œuvre et déceler des détails ou des messages indiscernables lors d’un premier visionnement. Entre autres, la cupidité et l’altruisme sont les thèmes principaux les plus faciles à déceler dans le cas présent. Il est facile de condamner les actes des protagonistes. Mais en pareilles circonstances, que ferions-nous ? Un cruel dilemme s’il en est. Chacun de nos actes à une conséquence directe ou indirecte sur notre environnement, mais ils demeurent irréversibles. Plus accessible que Southland Tales, The box est un thriller paranoïaque magistral. Surprenant et énigmatique, le nouveau film de Richard Kelly est un tourbillon de sentiments enivrant dont il serait dommage de se priver.
Davis
Graine de psychopathe - 95 critiques
publié le 11/02/2010 - 22:06
2
 

Mon avis

Deuxième film que je vois de ce réalisateur à la noix après son immonde Donnie Darko qui confirme bien ce que je pensais de lui. L'idée de base du film est intéressant, mais une fois qu'interviennent certains éléments de science-fiction sa part vraiment en sucette ! Ainsi que certaines scènes qui, au départ paraissent dénuer de sens, mais au fur et à mesure que le film avance prennent une certaine logique, mais une fois de plus certains points ne sont pas clairs, trop confus, brouillon et comme Donnie... je pense qu'il faut plusieurs lectures pour bien tout cerné, mais je ne tolère pas ce genre de besoin justement ! Le film doit être clair dès sa première lecture (déjà qu'il dure deux heures) je ne vais pas encore perdre deux autres heures de mon temps pour comprendre le déchet de ce crétin de réal ! Je pense que ce mec est tout simplement un taré et quelque part je suis heureux de jamais totalement comprendre ces films ! Dommage, car tout n'est pas non plus bon pour la poubelle ! Les effets spéciaux sont niquels ! Le scénario intéressant malgré le fait que ce soit au final un bordel pas possible et une bande-son excellente. Le final m'a bien plu aussi, émotionnelement puissant, mais cela m'a une fois de plus laissé sur ma faim... Trop de point restent sombres et sans réponse et ça me tape sur les nerfs !
Portrait de Frank zitoFrank zito
Graine de psychopathe - 103 critiques
publié le 08/11/2009 - 11:24
6
 

The box

Une famille se voit proposer une offre plutôt insolite: recevoir un million de dollars en échange d'une simple pression sur un champignon logé dans une mystérieuse boîte. Pression qui déclenchera automatiquement la mort d'un inconnu… L'offre, alléchante et quelque peu perverse, va chambouler la vie paisible de notre couple pris dès lors dans un engrenage diabolique... Richard Kelly convoque donc Richard Matheson pour un scénario qui fait écho à « la quatrième dimension » . Et on peut écrire que le ménage fonctionne à merveille. L'intrigue s'épaissit dans une atmosphère particulièrement étrange, tordant les convictions les plus intimes d'une Cameron Diaz et d'un James Marsden attachants. L'empathie est totale, l'angoisse monte à mesure que le piège se referme sur cette cupidité que l'on imagine avoir un prix très élevé. La réalisation classique sert le récit à merveille, et l'on se surprends à suffoquer à mesure que les questions s‘accumulent. Que signifie ce singulier marché? Qui est ce mystérieux Mr Arlington, au visage dévoré par une brulure infâme? Qui sont ces gens atones qui menacent l'univers jadis paisible de Norma? Pendant plus d'une heure, Kelly nous bourre d’énigmes et fait monter l’égarement à des degrés rarement atteints... Et c'est alors qu'on est pris à la gorge que The Box va se dégonfler comme un mauvais soufflet. Car des réponse, il y a. CIA, NASA, Martiens, foudre, portes vers l'au-delà, le récit explose soudain, miné par les explications qui s'amoncellent et désamorcent les unes après les autres la tension si précisément organisée. L'inquiétude cède d'abord la place à l'incompréhension, avant que la cascade abracadabrantesque d'évènements ne finisse par lasser pour donner l'impression qu'en fait de quête mystique, on se trouve face à une film truqueur qui n'arrive pas à se sortir de sa terrible ambition première. Tout ce qui faisait la force du début devient soudain faiblesse. Les scènes sonnent faux, les rebondissements semblent artificiels, Norma traîne un regard amorphe sur des bobines au sens relatif, des ingénieurs se perdent en explications vaseuses, jusqu'au terrible Mr Arlington dont la courtoisie raffinée finit par lasser. On assiste à un effondrement narratif rare, que seul des coupes franches en salle de montage auraient pu sauver du naufrage. The box, brutalement sectionné en deux parties, se place donc au Panthéon des films qui, à trop vouloir monter son suspense, se fait piéger par sa propre vacuité. Un film qui laisse donc un goût amer, après nous avoir offert une des tranche de mystère les plus épaisses depuis "l'invasion des profanateurs", mais sans avoir pu tenir la ligne épurée de son illustre ainé.
Portrait de WorldterrorWorldterror
Copycat Killer - 47 critiques
publié le 06/11/2009 - 11:51
8
 

La boîte de Pandore

Il est un fait sûr et certain c’est que la carrière de Cameron Diaz n’a jamais vraiment connu de film référence ! Je parle de référence non pas par le succès généré mais pour sa qualité à choisir des rôles qui ne mettent pas en avant son joli minois. Il est donc étonnant de la voir créditée dans un film signé par le réalisateur du génialissime DD (Donnie Darko et non pas DareDevil bande d’incultes). Le pitch du film est assez simple (l’histoire de la boîte à ouvrir, la personne tuée, le million de dollars) mais plus on avance dans le film et plus on s’enfonce dans une ambiance Lynchienne sans pour autant la copier. Autant d’éléments restent mystérieux et d’autres trouvent tout leur sens à mesure que l’on avance dans le film. Le choix de l’époque est je trouve très pertinent : là où d’autres cinéastes se seraient risqués à nous dépeindre le film dans une époque futuriste ou plus simplement actuelle, le réalisateur nous plonge dans les années 70, période où tout un chacun se complaisaient dans le renouveau d’une société qui se voulait de plus en plus matérialiste et en quête de la conquête de l’espace. Beaucoup d’éléments viennent enrichir et donner une plus-value au métrage de sorte qu’on s’immerge tout en gardant une certaine retenue car malgré tout, ce film possède une ambiance dans laquelle il est difficile de se sentir à l’aise tellement il y a d’éléments assez perturbants : les employés, le rôle de la NASA et de la NSA, Stewart, la foudre et Mars qui même s’ils n’ont rien à voir les uns avec les autres directement ont sûrement un lien étroit qui forme un tout. Le choix des rôles est comme je l’ai dit assez surprenant si l’on excepte CD. James Marsden est un excellent comédien mais il ne m’apparaîtrait pas de suite à l’esprit dans ce genre de film. Tout à fait à l’aise, il ne surjoue pas et se veut le plus réaliste possible. CD est bien imprégnée du rôle et donne à son rôle une certaine épaisseur (un comble pour une planche à repasser). Mais pour moi, l’acteur qui crève tout est bien Frank Langella ! Froid et mystérieux, il donne toujours l’impression d’habiter les rôles qu’il joue et celui-ci ne fait pas entorse à la règle. La réalisation se veut sobre et se concentre beaucoup plus sur les acteurs que sur les effets faciles mais là où je dis chapeau c’est sur les non dits ! J’ai toujours eu une préférence par les faits non expliqués, les ressentis que par les éléments et les preuves tapées sur la table mangées, digérées et remâchées pour enfin être resservies. En guise de conclusion ce film est en-deçà de Donnie Darko mais il n’entache en rien la réputation de son réalisateur qui fera encore parler de lui, croyez-moi !
Portrait de Punisher84Punisher84
I am Legend - 1390 critiques
publié le 06/11/2009 - 02:22
8
 

Le million ! Le million !

Honte me soit surement de ne jamais avoir vu un film de Richard Kelly ! Car avant THE BOX, l’univers particulier de son auteur ne m’a jamais trop attiré. A la manière de certains films de David Lynch dont l’univers de Monsieur Kelly m’a parfois fais penser. En surface ! Car je ne suis pas non plus un expert en matière de « bizarries » filmiques. Il est juste question ici de l’univers d’un cinéaste (d’exception ?). Une manière très atypique et personnelle d’amener l’histoire au spectateur. Qu’il soit averti ou non, il sera bousculé dans ses croyances. Cinématographiques du moins car tout le monde n’a pas la même envie de voir plus loin que les simples images à l’écran. Il faut plusieurs visions pour vraiment apprécier tout le potentiel de THE BOX. Un scénario hors de la norme et à coup sure à multiples facettes. Pas un casse-tête en soit mais une œuvre particulière dont la compréhension de celle-ci dépendra de notre capacité à comprendre et à saisir le « tout ». Un « tout » correctement mis en forme par son réalisateur qui ne cesse de nous attirer vers l’étrange. Notamment grâce à des effets spéciaux (qui sont secondaires) sobres, convaincants et réussis. Mais surtout, et cela est mon avis, grâce à une direction d’acteurs assez bluffante. En tout cas pour ce qui est des premiers rôles car j’ai rarement aimé Cameron Diaz dans un film. Qui plus dans un genre aussi spécial ! C’est simple et sans appel : j’ai ressenti la douleur de Norma et le désespoir d’Arthur. Le film n’est « THE » film de l’année mais quel long-métrage peut se venter d’avoir fait ressentir pareilles émotions ? Ils sont rares, oui. Un esprit ouvert et attentif est quand même indispensable pour apprécier cette bande au risque de passer à coté de quelque chose de curieux et non-banal. Je n’ai pas la prétention d’avoir tout saisi de l’histoire et de ses aboutissants. Ce que je sais c’est qu’il y a une histoire en béton qui a un début et une fin avec des comédiens exceptionnels qui la mette en pratique. Le tout sous la tutelle d’un réalisateur qui sait ce qu’il fait. Cela paraît banal mais par les temps qui cours, il n’y a pas de mal à le rappeler. Plusieurs visions seront donc nécessaires pour comprendre et apprécier d’avantage cet ovni cinématographique. Je suis presque sure qu’il ne rencontrera pas un grand sucés mais il restera gravé quelques part dans le cœur des amoureux du cinéma. Ceux qui désirent toujours voir plus loin et manger les connaissances et nouvelles expériences pour rassasier leur soif.

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