Dernières critiques spectateurs

Cabal

Cabal

par Hades

Le second film de Clive Barker, adapté d'un de ses livres, qui revient à cette idée de l'ambiguïté morale entre la figure de l'homme et celle du monstre. 

En effet, les monstres sont ici une représentation de la marginalité et ne sont pas les antagonistes du film, rôle dévolu avant tout au personnage du psy interprété par le grand réalisateur David Cronenberg. Un choix judicieux et anti-conformiste avec les normes cinématographiques de l'époque. 

Oui, ici le psychopathe psychiatre fait figure du mal absolu qui tue et manipule dans une quasi-immunitée du fait de sa fonction et de son machiavélisme pour faire accuser le héros Bones de ses crimes. La cruauté du personnage va aller jusqu'à la volonté d'extermination de cette communauté de monstres, avec la complicité des forces de police qui ici sont présentés telle une millice violente et fasciste. 

Malgré des personnages mémorables, surtout celui de Cronenberg, le récit manque parfois en cohérence et consistance, on voit les coupes faites sur certaines séquences, et la fin manque beaucoup en clarté. 

Reste un classique de l'horreur qui a su donner un nouveau visage à la figure du monstre. Entre horreur stylisée et humour profane, un film qui ne manquera pas de vous divertir. 

 

 

Publié le 2 Juin 2026

Jurassic Pet : l'odyssée d'Albert

Jurassic Pet : l'odyssée d'Albert

par Fab-4

Téléfilm ciblant plutôt un public jeune, en mode conte fantastique.  Pas trop mal réalisé mais avec une écriture au ras des pâquerettes Un mélange d'inspirations de films d'aventures assez foireux.

Publié le 31 Mai 2026

L'Effet Papillon 3

L'Effet Papillon 3

par Hades

Après un second opus passable, ce troisième opus étonne par sa radicalité narrative qui lui donne un aspect novateur. 

On a ici un protagoniste qui connaît dès le début son don et qui s'en sert, non dans un but personnel mais pour aider à des enquêtes criminelles. On a donc ici un héros bien différent de ceux des deux autres opus. 

L'histoire aussi apporte du neuf avec ce tueur en série qui semble lié au protagoniste, au point de le devancer dans ses bonds temporels. On a donc ici une enquête mener de manière particulière avec des sauts dans le temps dans la recherche d'indices. La révélation sur l'identité du tueur à du sens et montre encore une fois les dégâts de ce don temporel mais cette fois d'une maniere encore plus atypique. 

Après, le film souffre d'un manque de développement des personnages qui empêche d'être vraiment en phase avec eux, défaut déjà présent dans l'opus précèdent. On a en plus une sorte de guide du héros qui sort de nulle part et dont on ne sait pratiquement rien, ce qui provoque beaucoup de confusion. 

Un opus final qui est un cran au dessus du 2 mais qui s'avère encore en dessous du premier du fait de lacunes sur le développement des protagonistes. Ça reste un film bien novateur qui explore d'autres pistes sur les réalités alternatives avec cette histoire d'un tueur qui sévit dans le temps. 

Publié le 27 Mai 2026

Intruder

Intruder

par Hades

Un slasher qui apporte un vrai vent de fraîcheur à ce genre horrifique avec des meurtres perpétrés dans un magasin suite à l'agression d'une des employées par son ex-petit ami. 

Le film joue volontairement la carte du floue sur l'identité du tueur avec d'abord l'arrivée de ce bad boys inquiétant au comportement plus que déplacé envers son ex qui semble être le parfait candidat au vu de sa violence manifeste mais qui relèverait du scénario un peu facile, sans compter que le meurtrier n'est jamais montré au niveau du visage. 

Les meurtres sont inventifs, les objets liés au magasin sont bien utilisés pour les besoins du tueur qui s'avère un prédateur bien en phase avec son terrain de chasse. Certaines scènes sont même visuellement assez choquantes pour l'époque. Par contre, les motivations du tueur sont peu convaincantes et donnent un côté un peu scénario forcé. 

Niveaux protagonistes, ce sont pour la plupart des jeunes employés plutôt frivoles et loin du sérieux professionnel, on reste donc dans le cadre du slasher classique. 

La fin demeure l'atout premier de ce film car il va à contrario des attentes pour une fin de slasher classique. 

Un bon slasher qui a droit à un casting mémorable et offre un peu de nouveauté au genre. 

Publié le 27 Mai 2026

Intruder

Intruder

par Hades

Un slasher qui apporte un vrai vent de fraîcheur à ce genre horrifique avec des meurtres perpétrés dans un magasin suite à l'agression d'une des employées par son ex-petit ami. 

Le film joue volontairement la carte du floue sur l'identité du tueur avec d'abord l'arrivée de ce bad boys inquiétant au comportement plus que déplacé envers son ex qui semble être le parfait candidat au vu de sa violence manifeste mais qui relèverait du scénario un peu facile, sans compter que le meurtrier n'est jamais montré au niveau du visage. 

Les meurtres sont inventifs, les objets liés au magasin sont bien utilisés pour les besoins du tueur qui s'avère un prédateur bien en phase avec son terrain de chasse. Certaines scènes sont même visuellement assez choquantes pour l'époque. Par contre, les motivations du tueur sont peu convaincantes et donnent un côté un peu scénario forcé. 

Niveaux protagonistes, ce sont pour la plupart des jeunes employés plutôt frivoles et loin du sérieux professionnel, on reste donc dans le cadre du slasher classique. 

La fin demeure l'atout premier de ce film car il va à contrario des attentes pour une fin de slasher classique. 

Un bon slasher qui a droit à un casting mémorable et offre un peu de nouveauté au genre. 

Publié le 27 Mai 2026

L'Effet Papillon 2

L'Effet Papillon 2

par Hades

La suite du très bon "L'effet papillon" a essayé d'exister et le résultat est assez mitigé. 

Déjà, le film manque de profondeur psychologique, on suivait le parcours du héros de son enfance à l'âge adulte dans le premier film, là le personnage est à peine esquissé et on peine à suivre son histoire romantique qui manque en consistance. 

Ensuite, les réalités alternées sont là encore bien moins aboutis, donnant un ensemble parfois un peu confus, malgré un soucis de cohérence sur l'idée du contrôle et du chaos. 

Là où le film tire son épingle du jeu c'est dans ce questionnement du protagoniste sur ses ambitions professionnelles qui créer dès le début une cassure dans son couple et sera le point de départ de la tragédie qui amènera à l'altération successive du temps par lui. On voit aussi la facette négative du pouvoir qui, à mon sens, manque tout de même un peu en impact narratif. 

Une suite donc passable mais bien loin de la qualité du premier film. Pas une mauvaise réalisation mais un manque d'audace qui fait de cette suite un film bien plus conventionnel. 

Publié le 26 Mai 2026

L'Effet Papillon

L'Effet Papillon

par Hades

Un film qui met la barre très haut en terme de question de temporalité, s'appuyant sur la fameuse théorie du chaos qui prend effet via le curieux don d'Evan, qui lui permet de revenir à des moments précis de son passé afin de remodeler celui-ci. 

Le film appuie donc un questionnement sur notre rapport au passé et la construction que nous en faisons et les conséquences d'un remodelage de celui-ci, entraînant inexorablement des modifications dans le passée d'autres personnes, d'où le titre qui n'est vraiment pas anodin et qui illustre bien la thématique du film. 

On suit le parcours d'Evan de son enfance trouble à sa vie étudiante où la découverte de son don va entraîner une série d'événements et de multiples réécritures temporelles dont Evan perd systématiquement le contrôle et les efforts de celui-ci pour maintenir un équilibre pour ses proches et lui-même amènent à cette impuissance car oui tout cela amène des tragédies et un chaos auquel Evan cherche à fuir, la morale étant qu'on ne peut pas contrôler le cours des événements et c'est une très bonne morale. 

C'est aussi un rapport à l'amour complexe car c'est en cherchant à sauver son amour d'enfance que le cycle infernal débute pour le protagoniste qui en voulant préserver la femme qu'il aime se retrouve sans cesse à réécrire sa vie auquel s'ajoute des tragédies et la fin témoigne de ce rapport drame/romance qui est appuyé tout du long. A la fin, Evan ne perd pas son combat mais il ne le gagne pas non plus, il obtient le bonheur de quelqu'un au prix d'un lourd sacrifice, là-encore c'est une très belle morale. 

Pour ce qui s'agit de l'approche horrifique, le film peut par moment être assez violent et même bien malaisant avec des personnages bien distincts comme le père et le frère du grand amour de Evan ou encore les détenus de la prison ou même le propre père de Evan interné pour folie et dont une certaine scène restera dans les mémoires. Il y a des passages bien marquants comme la combustion criminelle d'un chien vivant qui ne manquera pas de heurter un public sensible. 

Seul petit défaut, les questions de temporalité posent parfois question et soulèvent des interrogations bien que le film essaye d'être le plus raccord possible. 

Un très bon film, presque un chef-d'oeuvre, qu'il faut au moins avoir vu une fois dans sa vie, cela soulève des questionnements intéressants sur le temps mais apporte aussi une histoire de qualité qui nous offre de la romance, du drame, du malaise et de la violence dans un tout cohérent. 

Publié le 25 Mai 2026

Frissons

Frissons

par Hades

En partant du contexte de l'époque, Cronenberg nous livre un film bien provocateur, en contradiction avec le conservatisme ambiant du moment et qui a rendu ce film si culte.

Un parasite infecte progressivement la quasi-totalité des locataires d'un bâtiment de vacances et en fait des êtres à la sexualité libérée qui vont à leur tour transmettre l'infection à des partenaires de circonstances, parfois par le viol. 

Voilà le sujet tabou de l'époque qui ici est montré sous les traits d'un monstre parasite qui peut se voir comme l'incarnation du pêché, parallèle d'autant plus intéressant que cette créature est le fruit d'expériences humaines. 

Ici, pas de morts du à la contamination mais plutôt la montée d'une idéologie de la sexualité libre, d'autant plus visible avec cette fin orgiaque. 

Pas anecdotique que le "héros" soit au final le seul vrai tueur du film, incarnant ce conservatisme froid qui se refuse à cette révolution sexuelle au point de tuer de maniere intentionnelle dans sa lutte, donnant une ambiguïté morale bien percutante au film. 

Un film qui traduit les aspirations d'une époque au travers de son récit ou l'homme évolue vers un nouveau stade de son existence où le sensible prend le pas sur la raison. Si le film porte quelques scènes horrifiques bien impactantes, c'est surtout dans son humanisme que le film fait mouche au travers de ces transformations radicales des personnages qui choquent et surtout étonnent, au point de déstabiliser notre perception du bien et du mal. 

Publié le 25 Mai 2026

Rage

Rage

par Hades

Film qui aborde le thème de la contamination au travers du personnage central qui suite à une intervention chirurgicale se voit porteuse d'un virus dangereux. 

On voit ici un des premiers essais de Cronenberg dans le long-métrage et on observe déjà ici l'approche expérimentale de ce que sera son futur style "Body-horror", notamment au travers de la transmission du virus via les mutations du corps de la jeune femme qui peut s'apparenter à une forme de vampirisme moderne. 

Il est intéressant de voir l'impact du virus sur la société et ses répercussions, on assiste tout de même à une mutation drastique de la société dans cette lutte contre le virus au point que la violence finit par prendre le pas sur toute autre considération. 

Le personnage de la première infectée, la fameuse porteuse, est une figure intéressante, victime de la science qui devient par la force des événements une sorte de monstre en quête de sang pour survivre, semant la contamination sur son chemin. Le fait que ses victimes soit principalement des hommes n'est pas anodin et appuie d'autant plus le parallèle avec les maladies sexuellement transmissible et lui donne une image de sirène moderne. Sa fin est à l'image de l'évolution de cette société et porte un parallèle intéressant avec la fin de "La nuit des morts-vivants" de George Romero. 

Un film bien percutant qui appuie bien son sujet et offre une ambiguïté morale intéressante tout en montrant la graine de génie du réalisateur. 

 

Publié le 24 Mai 2026

Tremors 3 : le Retour

Tremors 3 : le Retour

par Hades

Ce troisième opus assume complètement l'aspect comédie de la franchise qui ici devient centrale au point de nous montrer une nouvelle évolution des Graboïds capable cette fois de se propulser dans les airs à coup de flatulences. 

Oui, les personnages sont ici bien moins travaillé que dans les autres opus de cette franchise et sont surtout là pour faire rire ou mener des actions bien déjantée face aux monstres. 

Les nouveaux graboïds ne sont pas si mal visuellement et leurs attaques aériennes est un plus mais le côté numérique est parfois un peu trop visible. 

Faire de Burt le héros central de cette franchise a du sens au vu de son expérience passé dans les deux autres opus. Il se montre toujours aussi efficace que ce soit par ses répliques cinglantes, sa passion preque obsessionnelle pour les armes qui est ici un plus face à la menace des nouveaux graboïds ou par son rôle de meneur d'un petit groupe de combattants improvisé. 

De cette trilogie initiale il est à mon sens le moins bon car bien plus axé que les deux autres sur le ton de la comédie, négligeant son potentiel horrifique qui est ici sous-exploité. Ça reste un bon petit divertissement horrifique fort plaisant à regarder. 

Publié le 23 Mai 2026