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Godzilla 2: Roi des monstres

Godzilla 2: Roi des monstres

par Hades

Cette suite du "Godzilla" de 2014 devait annoncer le retour triomphal du célèbre monstre et mettre en avant d'autres figures de Kaizus célèbres. L'attente autour du film était donc grande et qu'est ce qu'il en ressort ? Et bien, visuellement le film tient ses promesses mais voit son potentiel narratif en partie gaché. 

Oui, le film offre de magnifiques visuels qui donne au film un impact particulier encore plus réussi que "King Kong, Skull island" qui nous offrait pourtant du lourd visuellement. Les divers monstres présentes sont bluffant de réalisme et en impose, surtout Ghidora qui se présente comme le grand rival de Godzilla. 

De même, l'intro rappelle les dégâts provoqués par Godzilla dans le premier Film, dont la mort accidentel d'un jeune garçon qui va provoquer cet intrigue. On part donc sur une tragédie familliale qui conduit encore une fois à un dénouement apocalyptique, sauf que cette fois l'empreinte humaine est bien plus manifeste par le personnage de Vera Farmiga qui s'est mué suite à ce drame en écologiste radicale, impliquant sa fille dans une résurrection à grande échelle des kaizus pour sauver la planète. En soi, développer le concept écologique dans sa part la plus sombre n'est pas mauvaise mais on ne va pas jusqu'au bout du raisonnement et le plan de ressurection des monstres manque en consistance du fait de l'arrivée de Ghidora qui rebat les cartes. 

Ensuite, on a un humour bien manifeste hérité de "King Kong, Skull island" qui a du mal à fonctionner ici du fait de ce mélange peu équilibré avec la part tragique du film. Du coup, on a un film qui a du mal à se positionner dans son ambiance. 

Reste que le film demeure réussi dans ses confrontations de monstres et ses scènes d'action mais cela le réduit presque à un grand divertissement sans vrai épaisseur narratif et émotionnel, ce qui était tout de même au coeur du premier film. 

Donc, du très grand divertissement avec combats titanesques de monstres et décors apocalyptiques réussis mais qui ne cache pas un manque de profondeur malgré des essais dramatiques louables. À voir surtout pour l'arrivée des nouveaux monstres qui valent le coup visuellement. 

Publié le 2 Juillet 2026

Kong: Skull Island

Kong: Skull Island

par Hades

On peut voir ce film comme un prequel au "Godzilla" de 2014, et le changement de ton est pour le moins radical. 

En effet, l'ambiance de ce film est bien plus légère que son prédécesseur. On joue bien plus sur les codes de l'action et de la comédie, perdant toute dimension tragique. Pour un film sur King Kong, c'est tout de même assez étonnant et révèle le côté grand divertissement de monstres que prendra la suite de la franchise. 

Visuellement, le film est très réussi. Le réalisme du gorille géant et des divers monstres de l'île est bluffant. Les confrontations de Kong avec les autres monstres, en particulier les rampants, offrent un spectacle visuel dès plus saisissant. Les décors sont également assez impressionnant, offrant également une odyssée visuelle tantôt magnifique tantôt macabre. 

Les protagonistes sont correctes mais souffrent pour la plupart d'un manque d'approfondissement visuel, on peut tout de même retenir deux rôles, celui du colonel joué par Samuel Jackson et celui du vétéran coincé sur l'île. En effet, ces deux personnes ont un plus de par leur parcours, le premier étant un militaire frustré de la déroute au Vietnam et qui voit en Kong un nouveau challenge qui le conduira progressivement à la folie tandis que le deuxième apporte une petite touche émotionnelle par son parcours de vie. 

Évidemment, la fin est bien différente de celle initiale et si on en perd le côté tragique, cela permet d'avoir une perspective différente pour l'histoire de Kong. 

Donc, un divertissement visuel de bonne qualité mais qui n'a pas la profondeur du "Godzilla" de 2014. Un film de monstres qui s'inscrit donc dans la lignée des films de monstres plus lambda mais tout de même bien haut dans le classement de par son visuel très créatif. 

Publié le 2 Juillet 2026

Godzilla

Godzilla

par Hades

Un film qui explore le mythe de Godzilla de façon pertinente en donnant une touche dramatique dès l'intro, offrant un impact important qui s'éloigne du divertissement pour dresser un portrait au combien saisissant  de l'humanité confronté à la nature et à ses propres erreurs. 

Le film se montre intelligent en ne faisant pas apparaître tout de suite Godzilla qui est surtout mentionné ou vu partiellement à seul fin de rendre sa première vraie apparition comme un moment culte. 

La menace est ici représenté sous la forme des MUTOS, monstres absorbant l'énergie nucléaire et cherchant à se reproduire, on appuie d'ailleurs un dismorphisme sexuel des deux monstres, donnant un aspect biologique crédible calqué sur certains insectes. 

On a une histoire qui sonne comme une tragédie familliale et écologique qui marque tant dans ses personnages que dans son message. 

Niveaux effets spéciaux, on est bien servi avec des monstres assez réalistes et une ambiance apocalyptique bien retranscrite visuellement. 

On peut noter néanmoins un rythme assez lent pour un film de monstres qui ne ravira pas les fans de ce genre de film et un écartement de l'histoire plutôt rapide de Juliette Binoche dont le personnage est à peine développé. 

Un grand film de monstres qui malgré son rythme tout en lenteur arrive à nous offrir un récit bien tendu autour d'un drame famillial qui va se muer en menace apocalyptique. 

Publié le 1 Juillet 2026

Jurassic World

Jurassic World

par Hades

Après un "Jurassic Park 3" mal reçu à l'époque, la franchise semblait à bout de souffle et voilà qu'on nous sort cette suite/reboot qui met entre parenthèse les histoires du second et troisième opus pour se focaliser sur le premier film dont il se définit comme la vraie suite. 

Déjà, on peut saluer le fait d'être cette fois vraiment dans un parc à dinosaures et voire à quel point la technologie à évoluer pour favoriser ce qui semblait être l'utopie irréaliste de John Hammon. 

Ensuite, si voire un dressage de raptors semble relever de l'absurde, le film arrive plutôt bien à nous faire avaler la pilule, surtout avec la présence de Chris Pratt qui fait le job. 

Évidemment, on voit L'aspect nostalgique et fan-service un peu trop exploité, ce qui peut bien sûr faire grincer des dents. 

Voire ici un nouveau genre de dinosaure modifié génétiquement a aussi de quoi emballer, surtout que la créature a plusieurs atouts biologiques à sa disposition. Neanmoins, on force parfois un peu trop l'intelligence de la créature. 

Entre action, comédie et horreur soft, le film est un bon divertissement famillial qui apporte de la nouveauté visuelle et quelques scènes emblématiques. Ça reste neanmoins un cran en dessous du premier en terme d'émotions, surtout que le côté nostalgie empêche parfois le film d'exister pour lui-même.

Publié le 1 Juillet 2026

Megalopolis

Megalopolis

par Hades

Voilà un film qui marque par son visuel, son récit et son univers surréaliste. On transpose des références romaines, les noms de plusieurs personnages sont assez équivoques, dans une Amérique en déclin où pauvreté, violence, chaos, lutte des classes, décadence et excès se mélange dans cette querelle idéologique. 

On voit Adam Driver dans le rôle de César Catilina, artiste visionnaire qui vise à créer une utopie et possède l'étrange pouvoir de bloquer le temps. Sa confrontation avec le maire est la ligne directrice du film et sa romance avec la fille de celui-ci apporte un impact tragique et émotionnel fort. 

Ce côté chute romaine où cupidité et jalousie prenne le pas sur la raison est un aspect fort de l'histoire, notamment avec ses trahisons familiales digne des récits romains, à noter la présence de Shia Laboeuf en nouveau Brutus de cette fresque moderne. 

L'aspect surréaliste peut être assez déroutant, surtout avec des visuels qui déstabilisent le regard et qui amène parfois beaucoup de confusion narrative mais ça reste visuellement très fort. 

Un film haut en couleur qui peut dérouter par moment mais dont la vision d'ensemble reste impressionnante. Une bonne tragédie moderne à la fois poétique et visionnaire qui montre encore une fois le grand génie cinématographique de Francis Ford Coppola, même si ce n'est clairement pas son meilleur film. 

Publié le 29 Juin 2026

Robocop 2

Robocop 2

par Hades

Une suite qui respecte l'univers établit dans le film de Paul Verhoven tout en approfondissant des thématiques abordés dans celui-ci comme le capitalisme et la criminalité qui ici font augmenter les enjeux avec un OCP prêt à s'approprier la ville d'un côté et de l'autre un groupe organisé du crime à la tête d'un nouveau marché de la drogue, dirigé par un psychopathe qui marque d'emblée, Caïn.  

À noter que ce marché de la drogue fait intervenir des ados et enfants qui participent volontairement à des actes de vandalisme, notamment un jeune proche de Caïn et dont les interactions avec Robocop témoignent de la part humaine de celui-ci, notamment lors d'une scène particulièrement tragique. 

On voit ici encore la facette sombre de l'OCP, notamment via cette spécialite en psychologie qui va aller bien loin dans son projet qui consiste à faire d'un psychopathe le nouveau robocop, idée complètement absurde qui témoigne de la mégalomanie du personnage qui perd tout sens logique au profit d'un ego surdimensionné. Faire d'un psychopathe accro à la drogue le nouveau pourfendeur des dealers, visez l'erreur !

Neanmoins, cette approche de confronter Robocop à un autre cyborg est un vrai plus en termes de prouesses visuelles, surtout que le personnage de Caïn était déjà bien intimidant de son vivant, le voir revenir sous une forme de Cyborg tueur a donc de quoi emballer, dommage juste qu'il ne puisse parler sous cette forme mais ses expressions visuelles numériques restent mémorables. 

Robocop demeure de plus l'élément fort du film de par son évolution et ce questionnement sur son identité entre l'humain et la machine. 

Une suite un peu moins profonde mais qui garde un impact émotionnel fort et nous livre des prouesses visuelles bien marquantes pour l'époque. Entre magouille de l'OCP et anarchie crescendo provoqué par Caïn, un film qui restera dans les mémoires. 

 

Publié le 28 Juin 2026

Robocop

Robocop

par Hades

"Robocop" n'est pas juste une histoire de policier cyborg combattant le crime, c'est aussi un regard sur une société de plus en plus déshumanisée et mécanisée encouragé par un capitalisme vorace, ici représenté par l'OCP. 

On voit ici une volonté manifeste du réalisateur de porter un regard sans concession sur le milieu capitaliste avec tous ces hommes de pouvoir prêt à tout pour gravir les échelons, quitte à sortir du cadre légal ou éthique. D'ailleurs, la scène de présentation du proto-robot policier prête plus à rire, malgré le côté sanglant du moment. 

Bien sûr, le film n'oublie pas de mettre en avant cette criminalité qui échappe à tout contrôle, rendant la création du Robocop d'autant plus nécessaire. 

Évidemment, le personnage de Robocop reste l'élément central du film de par la chute tragique du personnage victime d'un guet-apen qui voit son humanité brisé pour devenir le nouvel élément fort de la justice, on peut assister avec une certaine délectation aux actions de celui-ci contre le crime et surtout le personnage demeure plus complexe qu'en apparence, donnant une profondeur au film. 

Niveaux antagonistes, le film fait la part belle avec ce gang tueurs de policiers qui vont malmener à un haut degré le pauvre Murphy avant de le "tuer". Le fait que leur chef travaille en secret pour un des boss de l'OCP renforce L'aspect satyrique du film.

Un très bon film SF qui nous livre une vision assez acerbe du capitalisme tout en ne boudant pas quelques bonnes scènes d'action bien mémorables. 

Publié le 27 Juin 2026

La Mouche 2

La Mouche 2

par Hades

Difficile de passer après le cultissisme "La mouche", bien que la fin de celui-ci laisser la porte ouverte à une suite.

  En effet, le film reprend là où le précédent s'est arrêté et on assiste à la terrifiante naissance de Martin, progéniture de Seth Bundle. visuellement, cette intro est bien impactante et donne d'emblée le ton du film. 

  En termes d'éléments narratifs, cette suite respecte ce qui avait été introduit dans l'original, on a ainsi la fameuse compagnie qui avait financé les travaux de Seth Bundle qui ici se manifeste pour exploiter ce qui reste des expériences de celui-ci, dont sa progéniture élevé dans un de leur centre. Martin et les telepodes sont ainsi au centre des recherches de cette compagnie qui sous des traits amicaux et paternalistes, incarné par le patron de la boîte, sont avant tout un symbole froid du capitalisme prêt à tout pour obtenir satisfaction. 

Oui, l'antagoniste du film est pour ainsi dire cette compagnie qui exploite Martin en le manipulant, la rébellion sanglante de celui-ci à la fin du film apparaît ainsi comme un cycle kharmique. 

Si le film demeure moins profond et nuancé que le précédent, la relation de Martin avec le chef de la compagnie demeure malgré tout un des points forts du film, Martin étant exploité par celui-ci qu'il considère comme le plus proche de la figure paternelle, lui ne voyant en Martin qu'un sujet d'expérience destiné à ses projets. La triste réalité qui apparaît à Martin n'en devient que plus déchirante et donne à cette ultime confrontation entre les deux un impact émotionnel fort. 

La forme monstrueuse de Martin n'est pas dénué d'intérêts mais se détache tout de même beaucoup de l'image de la mouche, surtout avec cette paire de dents pointues qui n'ont rien de cet insecte. On voit qu'ici on a voulu privilégié le monstrueux au tragique, le monstre est avant tout là pour se livrer à un vrai massacre mais pas pour émouvoir. 

Donc, une suite intéressante mais bien loin de son modèle. On perd ici beaucoup du tragique pour s'orienter vers un récit plus manichéen où le héros triomphe. L'aspect capitaliste est plutôt bien exploité et le chef de la compagnie demeure un atout intéressant en tant qu'antagoniste manipulateur. Loin du subtil et du tragique, un body-horror bien plus sage et conventionnel mais qui demeure un divertissement horrifique honorable. 

Publié le 24 Juin 2026

Disclosure Day

Disclosure Day

Je l'ai enfin vu, et je dois avouer que je n'ai pas du tout accroché.

Entendons-nous bien : j'adore Spielberg, comme la plupart des amateurs de cinéma, mais depuis quelques années, sa filmographie a tendance à me laisser de plus en plus froid, et malheureusement Disclosure Day ne fait pas exception.

Pour commencer par les points positifs, j'ai apprécié l'aspect chrétien du récit (et croyez-moi, j'en suis le premier étonné). Le questionnement sur la foi, sur la place du divin face à un phénomène extraterrestre, avait de quoi susciter la réflexion. Malheureusement, le film se contente d'effleurer ces thématiques sans jamais les approfondir réellement. C'est d'autant plus frustrant que Jane, de loin le personnage le plus intéressant du long métrage, semblait offrir une porte d'entrée idéale vers une exploration plus ambitieuse de ces idées.

J'ai également souri devant le clin d'œil aux crop circles, ces fameux cercles de culture. C'est le genre de référence qui parlera aux amateurs d'ufologie, même si elle s'avère finalement aussi anecdotique qu'inutile au récit.

Le véritable problème de Disclosure Day, à mes yeux, est ailleurs : à mesure que le film avançait, j'ai commencé à décrocher et j'ai fini par en sortir avec l'impression d'un immense « tout ça pour ça ». Pendant toute sa durée, le scénario accumule les mystères, les révélations annoncées et les promesses de vérités cachées, mais sans jamais parvenir à leur donner une réelle portée. Au bout du compte, je me suis demandé ce que le film racontait réellement. Quel est son message ? Quelle est l'évolution des personnages ? Que cherche-t-il à nous dire ?

Il propose évidemment plusieurs pistes de réflexion, mais j'ai du mal à saisir son propos, en-dehors du simpliste « n'ayez pas peur de l'inconnu ».

Les protagonistes restent étonnamment superficiels, leurs arcs narratifs sont quasiment inexistants et leurs enjeux demeurent flous. Quant aux extraterrestres, ils apparaissent davantage comme un prétexte que comme un véritable sujet.

C'est d'ailleurs la sensation qui domine lorsque le générique apparaît, celle d'avoir assisté à un très long prologue. J'ai eu le sentiment que le film se terminait précisément au moment où il aurait dû commencer. Car si l'on retire l'habillage extraterrestre, il ne reste finalement qu'une histoire assez classique de lanceur d'alerte traqué par une organisation gouvernementale cherchant à étouffer la vérité.

Bien sûr, Spielberg reste Spielberg et visuellement le film est impeccable, ce n'est pas le problème, mais au final, Disclosure Day m'a laissé complètement sur le bord de la route. Ce n'est bien sûr pas un mauvais film, je lui reconnais quelques idées intéressantes et une volonté sincère d'aborder les phénomènes extraterrestres sous un angle différent (ainsi que la maestria de Spielberg derrière la caméra), mais cela ne suffit pas à compenser un scénario qui, selon moi, promet beaucoup plus qu'il n'offre réellement.

Publié le 24 Juin 2026

Hokum

Hokum

J'ai adoré, voilà. Suivez-moi pour d'autres critiques. 

Non allez, blague à part, ce nouveau film de Damian McCarthy après Caveat (qui m'avait laissé sur ma faim) et Oddity (pareil) m'a enfin convaincu. Le réalisateur ne s'est plus seulement contenté de poser une ambiance et une atmosphère sur un high concept, il s'est également appliqué cette fois à proposer une histoire un brin plus rythmée.

Et ça marche ! Hokum est assurément l'une des toutes bonnes surprises de cette anneé 2026. A voir, évidemment.

 

Publié le 22 Juin 2026