Dernières critiques spectateurs

Odd Thomas contre les créatures de l'ombre

Odd Thomas contre les créatures de l'ombre

par Blockhead

Stephen Sommers (Un Cri dans l'Océan, La Momie...) adapte ici la saga de romans à succès de Dean Koontz et livre un fort sympathique polar fantastique. Bien mené et (parfois trop) généreux en action et effets visuels, la plus grande réussite du film vient cependant de sa capacité à obtenir notre total engagement émotionnel envers le couple touchant interprété par la trop rare Addison Timlin et le regretté Anton Yelchin.

Publié le 21 Juillet 2022

Moon Knight

Moon Knight

J'en aurais entendu du bien de cette série.
Inventive, originale, loin des formatages idiots Marvel habituels... Tout cela est vrai !

Malheureusement, là où le bas blesse, c'est que la série s'appelle Moon Knight, et on ne le voit pas assez le Moon Knight.
Il est vraiment très beau et réussi, mais présent dans seulement 4 épisodes sur 6, pour de courtes séquences d'environ 2-3 mn à chaque fois, c'est terriblement frustrant.
Et oui, en plus il est totalement absent les épisodes 4 et 5, de quoi péter un câble !!

Alors oui, les scénars sont intelligents et bien barrés, bourrés d'imagination, et Oscar Isaac est juste fabuleux dans ses rôles multiples... Mais on veut voir Moon Knight merde alors !!!!

Publié le 19 Juin 2022

Crabs!

Crabs!

par Geoffrey

Il est évident que quand on lance un film comme CRABS!, on ne s'attend pas à un chef-d'oeuvre. Pour être honnête, j'imaginais me retrouver face à une daube cynique du style Sharknado, et même si les premières minutes peuvent laisser penser que ce sera le cas, au final, il n'en est rien ! CRABS! évolue plutôt dans les eaux de la comédie d'horreur animalière à la manière d'un ARAC ATTACK, et se montre donc tout à fait réjouissant.

Ne se prenant pas une minute au sérieux, mais traitant son sujet avec amour, CRABS! se veut généreux avec le spectateur et n'hésite pas à se lancer dans les excès les plus improbables pour amuser son public. En cela, il s'avère donc particulièrement attachant.

Cela suffit-il à en faire un incontournable ? Non, car malgré ses bonnes intentions, tout ne fonctionne pas comme il le devrait. J'en veux pour preuve le personnage de Radu, personnage d'handicapé mental particulièrement irritant. S'il est marrant 2 minutes, sur la longueur, il devient franchement pénible.

Mais bon, avec 77 minutes au compteur et une générosité de tous les instants, je suis tout à fait disposé à pardonner à CRABS! ses errances. Pour ma part, j'ai passé un bon moment, et c'est tout ce que je lui demandais.

Publié le 14 Juin 2022

Soif de Sang

Soif de Sang

par Blockhead

Un petit bijou de du cinéma d'exploitation australien, produit par Anthony I. Ginnanne (Patrick, Harlequin). À la manière du Martin de Romero, Rod Hardy propose ici une vision moderne du mythe du vampire, loin de l'esthétique gothique du cinéma d'épouvante classique. Blouses blanches, conspirations et paranoïa sont au menu de la descente aux enfers de Kate, superbement interprétée par Chantal Contouri.

Publié le 10 Juin 2022

Hidden

Hidden

Hidden, un film qui n'a pas fait vraiment parlé de lui et qui aurait largement eu sa minute de gloire. Un démarrage particulièrement sombre avec ces trois protagonistes qui plantent un décor et une ambiance oppressante dès le départ. Nous tombons dans un film post-apocalyptique déconcertant car il faut reconnaître que le scénario est fait de manière à nous emmener le plus loin possible dans une totale incertitude en ce qui concerne le dénouement de ces trois principaux personnages. Un huit clos rondement mené, par Alexander Skarsgard en père attentionné et protecteur qui maîtrise à merveille le sujet, je tenterais à dire qu'il en va de même pour Emily Alyn Lind en petite fille un temps soit peu hystérique, mais en revanche je trouve que Andrea Riseborough a du mal à faire véhiculer les émotions au point que par moment on aurait presque envie de la gifler et souhaiter qu'elle y reste.
Ce film requière tout de même une certaine patience tant il prend son temps pour démarrer, mais c'est sans compter sur un scénario habile qui insert par ci par là quelques flashback, ce qui nous alimentent progressivement notre curiosité. Il va sans dire que tout au long du film, nous allons spéculer sur des hypothèses de scénario en vu du twist finale, mais pour se retrouver à la fin avec une bonne surprise au combien surprenante.
Hidden est une vraie réussite tant dans le scénario que dans la réalisation et je dirais que pour la photographie qui dans ce genre de film est souvent trop sombre, la c'est juste nickel. Je n'en dirais pas plus, je vous laisse le soins et l'immense plaisir de découvrir cette pépite qu'est HIDDEN.

Publié le 4 Juin 2022

Détour Mortel: La Fondation

Détour Mortel: La Fondation

Nouvelle opus de cette merveilleuse saga qu'est détour mortel, et oui je suis fan. Alors, c'est sans retenu que je jubilais à l'idée de pouvoir voir ce remake/reboot de cette superbe franchise. Donc c'est avec un grand plaisir non dissimulé que je visionne ce wrong turn et la...wtf. J’espérais bien de ne pas tomber sur un copier/coller de son aîné, mais là, on peut dire que la pomme est tombée vraiment loin de l'arbre. On avait pour habitude de voir nos chers consanguins cannibales charcuter violemment ces proies et de les préparer pour le dîner, mais à ma grande surprise aucuns monstres à l'horizon.
Nous démarrons l'histoire avec une bande de jeune trou du cul aussi con que insupportable, et un réalisateur qui accumule tout les clichés bien poncif, à savoir des homos, un black cool musclé, une miss je sais tout porteuse de bon conseil, une jeune femme à la mode vintage qui attention est infirmière (pratique dans un film d'horreur), et sans oublié le petit connard par excellence ultra mal élevé au air supérieur, qui envisagent un trail dans les Appalaches, bien sur comme dans bon nombres de film d'horreur, ils sont prévenu que le chemin qu'ils vont arpenter est dangereux et qu'il serait préférable d’avoir un guide. Bon, comme ils sont jeunes et intelligents, ils vont bien entendu prendre en compte les conseils et sans branler royalement, sinon il n'y aurait pas de film. Bref, nos jeunes insouciants partent pour le petit périple en montagne et l'un d'eux à la merveilleuse idée de prendre le chemin fortement déconseillé, et la bien évidement commence une série d’événement assez traumatisant. Je ne vais pas spoiler le film mais les raisons de la rencontre avec les habitants de la montagne est plutôt tirée par les cheveux mais bon pourquoi pas.
Je ne vais pas m’éterniser sur le décryptage du film, mais pour englober l'ensemble de ce que j'ai pu voir, je dirais que le titre est mal choisis car au bout du compte il n'a vraiment rien avoir avec les wrong turn, toutefois si on met de coté qu'il n'y a pas de monstres, pas de cannibalisme, que les scènes gore sont plutôt inexistantes, on notera toutefois la participation de Matthew Modine, bien qu'on se demande qu'est ce qu'il est venu faire dans un tel film. Je dirais pour conclure, qu'il se laisse regarder bien qu'il ne laissera pas une grande trace dans le monde du cinéma de genre.

Publié le 23 Avril 2022

Feast

Feast

Petit film d'horreur bas du front, qui ne brille en rien.. un bon délire gore, un poil nanar, un poil parodique, bourré de clichés mais à l'humour efficace (et inattendue), qui se regarde avec plaisir. À déguster sans le prendre au sérieux..

Publié le 7 Avril 2022

Halloween

Halloween

par Hades

Ce film est vraiment la fusion de l'univers particulier de Rob Zombie avec le mythe Michael Myers.
Sur bien des aspects, on sens les références visuelles à l'oeuvre originale. Pourtant, ici le tueur a droit à son histoire, à son vécu. Les origines meurtrières de Michael sont plus ou moins explicitées et son parcours paraît ainsi plus "traditionnel ", suivant une évolution progressive vers la violence.
Michael nous est ainsi d'abord dépeint comme un jeune ado mal dans sa peau, vivant dans un foyer dysfincyionnel ou il a très peu d'attache affectives, sa mère et sa petite soeur, et victimes des moqueries sournoises de ses camarades.
La spirale de violence se déchaîne et monte progressivement. D-abord le meurtre d'animaux, puis d'un camarade d'école, puis des membres de sa famille avec qui il était rabaissé. Michael suit ici l'évolution d'un psychopathe. Plus rien à voir avec cette force mystérieuse, ce mal tuant sans raisons tout ce qui bouge tel qu'était decrit Michael dans le premier film.
D'une certaine manière, le film nous incite à avoir de l'empathie pour Michael et lui donne une facette plus humaine, la relation tissée avec son psychiatre le Dr Loomis est beaucoup plus exploité.
Le fait de donner un visage et une personnalité à la mère de Michael permet aussi d'intensifier l'effet dramatique des actes de son fils.
Adulte, Michael est très grand, menaçant même par sa seule présence. Sa force est ainsi expliqué, on coupe encore une fois avec le surnaturel, la force de celui ci étant avant jugé surhumaine et surnaturelle.
Il est aussi bien plus sauvage et cruelle, à l'image du Leatherface du remake. Il y ainsi des scènes de meurtre D'une très grande barbarie et qui fait penser aux autres films de Rob Zombie.
Le langage très fleurie du film n'est pas en adéquation avec le contexte historique et les adolescentes du film ont tendance à trop surjouer.
On retient les performances des acteurs jouant le Dr Loomis et le shérif. Avec eux, on revient dans l'aspect sérieux du film, ce qui nous permet de ne pas décrocher de l'intrigue principale.
Michael ici se montre à cette nuit d'Halloween avec peu de compromis sur ces actes, La ou le premier film jouait plus la tension et réduisait le nombre de meurtre, la c'est un vrai défilé de mort. La seule scène de meurtre qui suit à peu près le schéma du film est celle avec le déguisement de fantôme.
Ici Michael semble poursuivre un objectif concernant sa soeur mais pas celui qui apparaît logique au fil de la saga: ici Laurie n'apparaît pas comme une victime, il la cherche pour établir un lien, la encore ces motivations restent floues car Laurie s'obstinera à le fuir jusqu'à la séquence de fin, une scène d'ailleurs mémorable.
Ce film souffre de certains défauts, comportements beaucoup trop débridés des ados, la nouvelle Laurie n'est pas du tout à l'image de l'ancienne ce qui pourrait agacer plus d'un fan mais son personnage tient la route dans cette version Rob Zombie d'Halloween, certains personnages apparaissent comme trop caricaturaux, néanmoins ce film reste une excellente version et un très bel hommage de Rob Zombie à l'oeuvre original. Ce Michael Myers apparaît sans doute comme le plus violent mais aussi le plus humain des Michael Myers vu à ce jour. J'ai même eu un peu d'empathie pour ce tueur la première fois que J'ai vu ce film car son histoire y est si triste, pari donc réussi du réalisateur de nous humaniser Myers.

Publié le 25 Mars 2022

The Only Child

The Only Child

Sur un pitch intéressant, le film, voulant créer une atmosphère, se tire en longueur, en répétitions et finit par tourner sévèrement en rond.

Bien qu'effectivement une atmosphère mystérieuse et angoissante se créée, elle est finalement écrasée par l'ennui, réalisateur et scénaristes étant incapables de se renouveler dans un scénario linéaire et d'une pauvreté qui fait plus peur que le reste.

Les deux interprètes principaux sont convaincants, particulièrement le gamin qui sait parfois se montrer vraiment terrifiant.
Quel gâchis de talent, perdu dans un film qui aurait été efficace s'il était passé de 87 mn à un court de 30 mn.

La fin réveille un peu, mais n'est pas très crédible.
SPOILER:
Le gamin serait resté dans le trou plusieurs jours sans boire et manger... et est vivant ?
Après nous avoir tannés pendant presque 10 mn à entrer dans les tunnels, en rampant avec difficulté, la maman échappe aux créatures qui la poursuivent, sort en tirant son gamin à toute vitesse... ?!?? Euuhh...
A moins que ce soir une ellipse du réalisateur, conscient de nous avoir bien fait chier déjà. Mais même si, comment parvient-elle à aller plus vite que les créatures habituées à ramper ?
Et la toute fin, mille fois vue, l'éternel mode "c'est fini mais c'est pas fini" des scénaristes paresseux, "est-ce lui ou encore un autre double" ?
Pffffffff, rien d'original !
FIN DU SPOILER.

A sauver quand même certaines séquences réellement flippantes, mais bien trop délayées et appauvries par aucun rebondissement digne de ce nom.
Dommage, on sent un réel savoir faire, mais le scénario est tellement faible, qu'il est bien difficile de faire tenir ça sur la longueur, même avec le prétexte de tout miser sur l'ambiance.

Publié le 22 Mars 2022

Et Si Le Ciel Existait ?

Et Si Le Ciel Existait ?

Je n'ai rien contre les trucs religieux, ou plutôt spirituels.
Je fais bien la différence entre "religieux" et "spirituel", car pour le premier c'est souvent pas mal encrassé de conneries inventées par l'homme, alors que pour le second c'est bien plus profond et réfléchi.
Bref, c'est plutôt - carrément même - quelque chose qui me touche.

Par contre, faut absolument m'épargner les foutaises religieuses, soumission bêlante, ravissement décérébré, manichéisme digne de la pire des bédés pour enfants, etc...
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce film ne nous épargne pas: il est écrit au burin, et c'est même plus avec de gros sabots que se déplacent dans l'histoire scénaristes et metteur en scène, c'est carrément au tracteur.

Un tel manque de finesse, doublé d'une lourdeur sans fin et des dialogues parfois consternants; rend un récit qui aurait pu être matière à réfléchir et émouvant, une pure daube risible... ou éprouvante pour les nerfs, selon l'humeur !
Un tel sujet ne peut être traité tel qu'il l'est dans ce film, sans devenir une caricature grotesque, voire une parodie involontaire.

Reconnaissons une bonne interprétation générale, Greg Kinnear en tête, et Dieu sait qu'il faut être bon pour débiter des conneries pareilles sans se discréditer !

Publié le 19 Mars 2022

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