Dernières critiques spectateurs

Dune : Deuxième Partie

Dune : Deuxième Partie

par Hades

Seconde partie de l'adaptation du roman de Franck Hébert, qui marque l'ascension de Paul Atreides.

L'acteur principal est toujours très bon dans son rôle, épaulée par l'actrice Zendaya qui par son jeu offre un regard assez lucide sur la tournure des événements. L'évolution de Paul Atreides est ainsi montré sous un angle positif mais aussi négatif, faisant écho aux visions du premier film.

Le baron Harkonnen est toujours un très bon antagoniste, même si il se fait voler la vedette par son neveu et l'empereur dans la dernière partie. Son lien avec Paul rend la fin d'autant tragique et forte en terme de symbole.

On en apprend aussi plus sur le système de gouvernance de l'empereur et le rôle des grandes maisons, même si ça reste une description en.surface.

Les séquences d'actions sont toujours au top, même si l'absence de Jason Momoa se fait ressentir.

La fin finit sur une note pessimiste, laissant entrevoir une suite. Elle reste néanmoins cohérente avec le premier film.

Très bon film qui suit avec brio l'évolution de Paul Atreides qui perd beaucoup de cette altruisme qui le caractérisé dans l'opus précèdent, faisant de lui un être plus complexe et bien moins manichéen.

Publié le 9 Juillet 2024

Dune

Dune

par Hades

Adaptation moderne très audacieuse du roman du même nom de Franck Hebert.

Timothee Chalamet donne vie au personnage de Paul Atreides avec une vraie justesse. Le parcours initiatique du personnage est un des points les plus marquants du film.

On observe ici une lutte des grandes maisons à la manière de "Games of thrones", avec des alliances et des trahisons.

Les personnages sont intéressant de par les intrigues, complots, valeurs et symboles qu'ils représentent.

Le baron est une figure mémorable en tant qu'antagoniste. Bien que physiquement affaibli, son redoutable sens stratégique et son approche machiavélique de la situation le démarque naturellement. L'acteur a su dépeindre avec brio la noirceur de son personnage.

Les paysages sont sublimes, offrant une odyssée visuelle à la hauteur des attentes.

L'action est ici généreuse, notamment grâce à la présence d'un Jason Momoa qui crève l'écran dans des séquences de combat superbement chorégraphié.

Excellent film qui offre un bon divertissement, un récit très prenant et des personnages mémorables. Une bonne adaptation d'un roman culte.

Publié le 7 Juillet 2024

L'Armée des 12 Singes

L'Armée des 12 Singes

par Hades

Un film au récit complexe qui opère une fusion ingénieuse entre la SF et le thriller psychologique.

Bruce Willis et Brad Pitt sont excellents dans ces rôles naviguant aux frontières de la folie.

L'intrigue est intéressante, offrant un suspense assez déroutant dans son approche psychédélique.

La fin est déroutante mais offre plusieurs lectures possibles sur la suite des événements.

On peut aussi y voir un message écologiste et un pamphlet contre la science, les scientifiques étant dépeint d'une manière peu flatteuse.

Film intéressant à voir, malgré une structure narrative qui peut parfois prêter à confusion. Le rythme est par moment lent mais offre de beaux moments de tensions, surtout sur la séquence finale.

Publié le 7 Juillet 2024

Happy Birthdead

Happy Birthdead

par Hades

Un film au concept prometteur avec cette idée d'un tueur dans une boucle temporelle.

Alliant avec ingéniosité horreur et humour dans un slasher surfant sur le fantastique, on peut dire qu'ici tous les ingrédients sont présents pour offrir un divertissement horrifique sympathique.

On a droit en plus à une héroïne forte déplaisante à la base mais qui évolue tout du long du récit. Loin du cliché de la final girl habituel, elle apporte un vrai plus à l'histoire tout en offrant une touche d'humour qui est fort bienvenue et qui contraste avec l'horreur de sa situation. A ce titre, je salue la performance de l'actrice qui sait passer par une palette d'émotions variée qui rend le personnage bien plus complexe qu'il n'y paraît.

Le tueur est intéressant à la manière de Ghostface de par le mystère de son identité et de ses motivations. Le fait de le voir évoluer dans une boucle temporelle donne à ses meurtres une dimension comique.

Un bon petit slasher qui sans être du niveau d'un Scream arrive tout de même à être efficace de par ce qu'il propose.

Publié le 6 Juillet 2024

Les Cartes du Mal

Les Cartes du Mal

par Hades

Film mettant en avant le tarot et l'astrologie dans une approche très "Destination Finale".

Le récit se tient, c'est assez basique dans sa structure et la fin est vraiment très mal gérée mais l'histoire est assez divertissante, cette malédiction autour des cartes offrant des possibilités multiples sur l'enchaînement des morts avec en plus un antagoniste aux multiples formes en lien avec le tarot.

Il y a beaucoup trop de jumpscare, au point qu'on frôle l'overdose. Reste que les effets spéciaux sont assez crédibles et que les jeux sur l'obscurité offrent des moments de tensions correctes, même si on loin d'un grand film d'épouvante.

Les acteurs font le job, même si certaines performances sont quelques peu discutables sans être non plus catastrophiques. Je trouve que l'actrice qui joue la sorcière s'en sort particulièrement bien.

Un bon petit film d'horreur sans grande prétention mais qui offre son lot de frisson et de divertissement.

Publié le 3 Juillet 2024

Cuckoo

Cuckoo

par Geoffrey

Ce titre... Je peux vous dire qu'il a fait délirer bon nombre de festivaliers au long des 10 jours du BIFFF 2024 (coucou !). Mais que vaut-il ? Et que raconte-t-il ?

Commençons par la première question : CUCKOO est bon, voire très bon, et bien réalisé/monté de surcroît. Ajoutez à cela des acteurs impeccables (j'apprécie de plus en plus Dan Stevens, vu également dans ABIGAIL cette année) soutenus par une bande son fantastique, et vous obtenez un film qui n'a pas volé ses récompenses (lesquelles ?)

Seul petit bémol, un dernier un rien plus faible que le reste. En vrai, à partir du moment où le mystère est dévoilé et que le climax commence, COUCOU !... CUCKOO, pardon, perd en intensité. Mais bon, j'imagine que c'était inévitable au vu de l'excellence de la première heure.

Publié le 3 Juillet 2024

Things Will Be Different

Things Will Be Different

par Geoffrey

Les histoires de boucle temporelle, j'adore ça depuis que j'ai vu UN JOUR SANS FIN (comme c'est original). Pourtant, au-delà de leur concept, ces métrages sont rarement satisfaisant à 100% car ils finissent toujours par pêcher sur la longueur.

Cette année au BIFFF j'ai été gâté avec 3 films basés sur ce principe : RIVER (chroniqué plus bas sur cette page), PENALTY LOOP (également sur cette page) et, donc, ce THINGS WILL BE DIFFÉRENT qui s'avère malheureusement le plus faible des trois.

Pas qu'il soit mauvais, loin de là, mais on en sort avec un goût d'inachevé tant certaines questions cruciales restent en suspens. Lorsqu'arrive le générique de fin, c'est donc une belle frustration qui s’empare du spectateur, et c'est d'autant plus dommage que sans ces errements scénaristiques (volontaires ?), je pense que nous aurions tenu là une belle pépite.

À mon avis, je reverrai ce film pour tenter d'assembler les pièces du puzzle, car je n'ose croire que le réalisateur n'ait pas disséminé des éléments de réponse difficilement décelables au premier visionnage.

Publié le 3 Juillet 2024

Alienoid: Return to the Future

Alienoid: Return to the Future

par Geoffrey

Projeté l'an dernier lors du BIFFF 2023, Alienoid premier du nom avait pour lui des effets spéciaux très réussis au service d'une histoire originale, mais touffue au possible (certains diraient mal racontée, et ils auraient raison, je pense).

Cette suite directe se débarrasse de ce principal défaut pour nous proposer un spectacle plus réussi, peut-être moins riche en action déjantée que le premier opus, mais bien plus digeste grâce à sa linéarité, et donc plaisant.

Car là où le premier alternait sans cesse entre deux époques, celui-ci se concentre sur une seule temporalité à la fois. Alors, c’est certain qu’on y perd en folie et que l’humour omniprésent est remplacé par une gravité de (presque) tous les instants, mais pour ma part, j’ai passé un meilleur moment devant ce numéro 2 (même si j’avais déjà apprécié le premier volet, je tiens quand même à le préciser. Mais fallait pas cligner des yeux.)

Publié le 3 Juillet 2024

Penalty Loop

Penalty Loop

par Geoffrey

Projeté dans la foulée de RIVER et de sa boucle temporelle de 120 secondes au BIFFF 2024, PENALTY LOOP a forcément souffert de la comparaison avec celui-ci.

Pourtant, le long métrage de Shinji Araki a des arguments à faire valoir, à commencer par son concept ultra-excitant : un type doit sans cesse en tuer un autre, lequel ressuscite chaque jour.

Avec un pitch pareil, vous vous dites que le film ne peut qu’être génial, pas vrai ? Et il l'est assurément… par moments, surtout dans son segment central.

L’introduction et la conclusion sont, en revanche, un poil trop longuettes pour leur propre bien, mais il n’en demeure pas moins que PENALTY LOOP reste tout à fait agréable. Pas un chef-d’œuvre, pas même un incontournable de ce BIFFF cuvée 2024, mais un film plaisant, et c’est déjà très bien en soi.

Publié le 3 Juillet 2024

Hannibal

Hannibal

par Hades

Suite du film iconique "Le silence des agneaux " avec cette fois Ridley Scott à la réalisation.

On est ici dans un jeu de chat et souris entre Hannibal Lecter/Mason Verger/Clarisse Starling où chacun tente de tirer son épingle du jeu. Dans cette partie d'echec à trois on perd beaucoup de l'approche subtile et envoûtante du premier film mais on gagne en dynamisme et horreur.

Le personnage de Mason Verger est intéressant dans sa psyché et quête de vengeance. Il amplifie d'autant plus l'aura autour d'Hannibal qu'il est celui qui amène par ses machinations la confrontation Clarisse/Hannibal. Il est aussi une figure qu'on pourrait qualifier de satanique de par son histoire et ses méthodes, le déchu qui perverti et corrompe pour se venger. La performance de Gary Goldman donne une aura particulière à ce personnage.

Si on peut regretter l'abscence de Jodie Foster, sa remplaçante fait une bonne transition. En effet, Julianne Moore incarne une Clarisse plus mûre mais paradoxalement plus fragile du fait d'un système patriarcal, la direction n'est composé que d'hommes, qui la soumet à une injustice flagrante, le fiasco de sa mission du début étant du fait d'une autre personne. Restant un personnage féminin fort, elle lutte contre les manipulations de Mason et Hannibal, donc contre une dominance masculine. A ce titre, le fin du film apparaît plus cohérente que celle du livre.

Anthony Hopkins reste l'atout maître du film, Hannibal Lecter étant toujours à la fois fascinant et effrayant dans ses actions et ses discours. Il est aussi une figure romantique tragique de par l'évolution de sa relation avec Clarisse. On sent tout de même qu'ici il est moins le maître du jeu que ce n'était le cas dans "Le silence des agneaux.

J'apprécie aussi ce rapport à la culture et au passé italien et les références à l'enfer de Dante, surtout par rapport à un meurtre de Lecter.

Les meurtres et tortures sont ici d'ailleur beaucoup plus explicites, je repense à l'histoire du cerveau qui reste une scène marquante.

Sans être du niveau du premier film en terme d'ambiance, de symbolique, de psychologie, ça reste une suite incontournable qui conclut dignement la relation Hannibal/Clarisse, même si ça peut rester une frustration pour certains.

Publié le 28 Juin 2024