Dernières critiques spectateurs
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Prisoners
Ce thriller est d'une grande qualité, porté par le duo Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal.
On suit l'histoire d'un père en quête de sa fille enlevée et prêt à tout, voire au pire, pour arriver à ses fins.
Ce film interroge donc notre morale et ses limites face au pire.
Hugh Jackman est très bon dans ce rôle de père prit dans un dilemme extrême au point de devenir un bourreau de plus en plus impitoyable, victime d'une déshumanisation progressive et contagieuse.
A l'inverse, Jake Gyllenhaal incarne parfaitement l'inspecteur droit et rationnel qui porté par la performance de l'acteur va jusqu'au bout de son enquête en gardant sa ligne morale, même poussé à bout.
Une enquête assez complexe se dessine avec de nombreux rebondissements et incertitudes, ou la noirceur humaine va être au centre du récit. Cela rend l'histoire d'autant plus intense et immersive.
Un très bon film qui restera ancré dans les mémoires. Bonne mise en acteur, excellent jeu des acteurs, récit dense. Une pépite du cinéma à voir absolument !
Publié le 11 Février 2026
Pieces - Le Sadique à la Tronçonneuse
Un film qui s'inscrit dans la tradition du slasher et qui ne dérobe pas à la régle de tout bon slasher, un tueur masqué qui tue de manière plus ou moins opportuniste toute jeune femme qui croise sa route.
La petite nouveauté de ce film est l'utilisation de la tronçonneuse comme arme de prédilection, délaissant en partie l'habituel arme blanche de la plupart des tueurs de slashers, on pourra néanmoins noter le petit clin d'oeil à Leatherface et sa tronçonneuse icônique.
L'intro est assez percutante et offre un cadre intéressant pour comprendre la psychose du tueur.
Les meurtres ont lieu ici dans un lycée, donnant au film une ambiance particulière par ce rapport au lycée qui devient petit à petit le lieu des exécutions et une sorte de labyrinthe cauchemardesque pour les futurs victimes.
Pour l'identité du tueur, ça se voyait venir. Le film donne très vite trop d'indices même si il tente maladroitement de nous orienter sur une autre piste.
La vraie réussite du film c'est la créativité visuelle au niveau des meurtres, le tueur usant de toute sorte de stratagème pour piéger ses proies.
A noter que la fin prend une tournure assez inédite pour un slasher, ne vous attendez donc pas à la final girl triomphante de fin, je n'en dis pas plus.
En soi, un slasher efficace dans ses meurtres et son tueur, même si la narration peine parfois à pleinement convaincre.
Publié le 11 Février 2026
Le Murmure du Diable
Un film qui s'inscrit dans la lignée de "Conjuring". Si le récit et ses thématiques ne manquent pas d'intérêt, la mise en scène et le rythme sont un peu plus discutables.
On a un récit qui démarre fort avec un drame, l'enquête qui en découle ne manque pas d'ailleurs de suspense mais le découpage de la temporalité entre passé et présent manque de cohésion, rendant parfois le film un peu confus.
Les acteurs ne s'en sortent pas trop mal, bien qu'il n'y ait pas de vrais fulgurances. C'est un acting correct sans plus.
Le vrai point fort du film demeure dans son antagoniste qui est une référence directe à la mort, un symbolisme très fort qui donne une approche plus complexe du mal.
Le rythme est le point faible du film, c'est souvent lent et peu stimulant. Heureusement que la fin offre un meilleur rythme.
Un film pas mauvais et qui arrive à développer une approche originale avec son antagoniste mais qui demeure assez passable en terme de tension horrifique et de rythme.
Publié le 9 Février 2026
Life Of Chuck
Nouvelle adaptation de l'oeuvre de Stephen King qui ici s'éloigne de l'horreur tout en maintenant une part de fantastique.
Ce qui peut déjà être salué c'est la structure narrative qui se divise en trois chapitres mais dans une chronologie inversée, la première étant centré sur les derniers instants de Chuck et de son "univers intérieur" alors que le tout dernier est axé sur l'enfance et l'adolescence de celui-ci.
Ce qui interpelle aussi c'est tout le mystère autour de ce personnage dont le vécu se fait de manière inversé, lui donnant une aura particulière.
La manière dont les maths et l'art s'opposent et s'associent ici offre un bel angle de réflexion sur la vie tout en y apportant une part d'onirisme.
La mort est ici traité par le prisme du fantastique, rappelant d'autres oeuvres de l'auteur comme "Dead zone" mais aussi le "Big fish" en plus dramatique de Tim Burton. Intéressant également le lien qui est également fait avec Charles Dickens.
Un film d'une grande beauté poétique et au symbolisme profond. Portée par un casting de qualité, ce film ne vous laissera pas indifférent que ce soit par son histoire et ses thèmes. On pourra juste regretter que certains sujets ou thématiques ne soient explorer qu'en surface, comme pour la fameuse salle scellée ou le concept d'univers intérieur.
Publié le 8 Février 2026
In a Violent Nature
On ne va pas se mentir, le tueur est ici clairement calqué sur le personnage de Jason Voorhess, avec quelques autres références comme Victor Crowley ou Learherface, ou encore le moins connu tueur de "Meurtres à la St-valentin ". Ça n'aide clairement pas à donner une identité propre à ce tueur qui n'est finalement qu'un ersatz d'autres tueurs de classiques de l'horreur.
Néanmoins, l'approche immersif qui est amorcé ici donne une autre dimension au slasher qui fait presque ici office de giallo dans le côté se mettre dans la peau du tueur. De plus, cette évolution du tueur dans une nature calme et apaisante offre un parfait contraste avec la violence des meurtres qui provoque une rupture brutale avec cette ambiance végétale sereine.
De plus, la fin sort du schéma horrifique traditionnel du slasher car pas de confrontation épique de fin entre la final girl et le tueur. On se retrouve plus proche de la fin de "Massacre à la tronçonneuse" mais sans l'intensité émotionnelle qui va avec, même si un petit doute et une légère frustration demeure jusqu'à la toute fin du film.
Les protagonistes ont des comportements pas forcément très objectifs face à la situation, ce qui est très naturel dans un slasher, mais la mise en scène et le jeu des acteurs n'aident vraiment pas.
Je suis donc plutôt mitigé sur ce film qui a vraiment de bonnes idées mais qui a du mal dans la forme à vraiment bien les exploiter. Le tueur manque d'identité propre, hormis un fétichisme sur des petites voitures en lien avec son passé, et le fait qu'il soit écarté de la toute fin du récit n'aide pas à l'icôniser. On doit tout de même reconnaître ici une volonté de moderniser le slasher tout en rendant hommage aux anciens du genre.
Publié le 7 Février 2026
Week-end de terreur
Un film qui pourrai être dans son ensemble proche de "Vendredi 13" si ce n'est sa fin pour le moins particulière.
On voit ici un groupe de jeunes rassemblés sur une île sur la demande d'une riche amie héritière. Ce qui commençait comme des vacances tranquilles et sujets à plusieurs farces prennent un tournant horrifique via plusieurs meurtres et en soi l'ambiance entre humour et horreur fonctionnent plutôt bien.
Ça reste dans un style horrifique sage mais plutôt créatif. D'autant que l'intrigue qui se développe va prendre une tournure assez inédite pour un slasher.
La fin fera sans aucun doute débat car elle sera loin des attentes initiales mais je dirai qu'elle fait sens avec tout ce qui avait été développé avant et que ce pari risqué narrativement parlant est à mon sens plutôt réussi.
Donc, un film qui va divisé mais qui m'a convaincu. Audacieux, innatendu et créatif, voilà ce que je peux en dire.
Publié le 4 Février 2026
Incubus
Un film qui aborde la question du viol de manière surnaturel par cette créature nommée "Incube".
Le film est à la frontière entre l'horreur et le thriller par ce rapport à la caméra subjective lors des viols/meurtres et cette enquête de base à la manière classique.
Néanmoins, on montre d'emblée que ce qui s'apparente à un viol relève d'une anomalie scientifique et le récit pousse dans cette direction, donnant un côté très intriguant et mystérieux au récit qui transmet par petite touche des informations à son public.
On a tout de même l'impression très nette que le film ne sait pas où il va et que cela semble un assemblage narratif un peu chaotique, avec également des réactions de personnages qui semblent parfois en décalage avec le contexte.
La révélation de fin sur l'identité de la créature semble au premier abord tiré par les cheveux et ça ne manquera d'irriter sur une première impression mais si on porte un regard plus symbolique ça fait sens et donne une aura encore plus particulière au monstre.
Un film à la mythologie intéressante mais qui demeure tout de même un peu chaotique dans sa narration. Reste un film avec beaucoup de zones d'ombre mais qui ravira les amateurs de théories cinématographiques.
Publié le 3 Février 2026
Les Chiens
Un thriller surnaturel qui nous plonge dans les traumas d'une mère et son fils mais aussi dans un drame du passé via des apparitions fantomatiques, liant ainsi le passé et le présent.
La thématique centrale du film est la figure du père violent, ici présente tant dans le passé que le présent. En effet, l'impact du père sur son enfant se ressent dans les deux temporalites, ainsi que les conséquences qui en découlent dans le noyeau familliale.
On voit ainsi que le protagoniste central du film, Cameron, a du mal à se détacher de la figure paternelle auquel il se raccroche quand la relation avec sa mère se fissure. D'autant que la mère elle-même semble craindre que le fils prenne le même chemin que le père. Ces rapports filiaux sont d'une grande qualité, la relation père/fils mais aussi mère/fils étant bien exploités.
Les chiens sont ici une symbolique importante en lien avec la violence du père. Ils ne sont pourtant pas si présents que ça et si le mystère les concernent est dès plus intriguant, ça reste un élément narratif peu utilisé mais au moment propice. Donc si vous voulez voir ce film pour les chiens, vous pourrez être un peu déçu.
Un film profond et d'une grande qualité narrative, avec un traitement de la figure paternelle qui est certes parfois assez caricatural mais qui sert dans le même temps un propos important sur les liens familiaux au travers de cette ambiance surréaliste.
Publié le 2 Février 2026
Hostel: chapitre 2
Cette suite du film culte de Eli Roth, écrit et réalisé par le même réalisateur d'ailleurs, reprend le même schéma que le premier film, à ceci près qu'ici on se place aussi du point de vue des "clients", donnant plus de complexité à l'histoire.
On appuie donc ici l'aspect caché de ce groupe de tortionnaires, notamment via une intro qui fait le lien avec l'opus précèdent et montre la grande influence de ce même groupe pour éliminer le fameux survivant. De plus, on voit bien plus les tractations qui s'opèrent dans le cadre de la "vente" des futurs victimes.
Il est aussi intéressant de noter la perception des clients, l'un étant bien moins réceptif que l'autre sur ces pratiques. Intéressant aussi de noter que face à leurs victimes, on voit s'opérer un retournement de situation bien particulier sur les deux hommes.
Ça reste relativement plus sage que l'opus précèdent en terme de violence, malgré quelques scènes chocs et visuellement réussis, notamment une scène de mutilation particulièrement explicite.
La fin est en totale rupture avec la précédente, mettant à mal les valeurs humaines mais c'est ce qui l'a rend d'autant plus réussie et surprenante.
Une suite réussi qui approfondit le rapport de l'humanité à la violence et ce rapport des classes sociales où finalement c'est le plus riche qui gagne.
Publié le 2 Février 2026
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Après un premier film de bonne qualité, cette suite portait un sacré défi.
Si les jeux sont toujours présents, on voit qu'on commence à sortir de ce concept de base pour partir sur des enjeux plus politiques.
En effet, le président Snow est ici bien plus actif et on voit toute sa capacité de manipulation et de pression pour pousser Katniss à bout. Voir enfin Snow sortir de l'ombre et agir directement apporte forcément un plus à l'intrigue et montre la montée des enjeux, il ne s'agit plus d'une question de survie pour les protagonistes mais de résister à un système qui se sent menacé. Katniss devient ainsi le symbole à abattre.
Il est intéressant aussi de voir la relation de Katniss et Peeta évoluait, donnant une complexité particulière à ce qui semble être un triangle amoureux se dessinant.
Pour ce qui s'agit des fameux jeux de l'expiation, si on n'atteint pas la profondeur et l'immersion du premier film ça reste tout de même bien tendu. La particularité de cette confrontation c'est que les autres tribus sont ici d'anciens vainqueurs des jeux, donc des guerriers expérimentés et adultes pour la plupart. De plus, on suit plus ici une dynamique de groupe, loin donc du parcours du premier film. Dommage que les confrontations soient assez vite expédiés, même si les pièges "naturels" sont plutôt créatifs.
Si la fin surprend et peut être quelque peu discutable, ça reste tout de même un point important dans l'évolution des enjeux. Un vrai plaisir d'ailleurs de voir Snow enfin destabilisé.
Une suite plutôt réussie qui malgré quelques lacunes demeure bien qualitative.