Dernières critiques spectateurs

Powder

Powder

par Blockhead

Une touche de fantastique pour un film sur le rejet de quelqu’un, de quoi intriguer.
En effet, l’histoire de Powder n’est pas que intrigante, elle est surtout prenante et vraiment émouvante. Le fait que Jeremy ait été coupé du monde fait qu’il a déjà du mal à s’adapter à la ville et aux gens. Mais surtout, le film traite de l’exclusion. Étant albinos, il passe pour un phénomène de foire et est souvent qualifié de monstre par les autres. Un thème assez fort et qui parlera à beaucoup. Pourtant, le film est poignant dans la réaction de « Powder ».Il ne semble même plus souffrir des remarques des autres. D’avoir été rejeté par son père et n’ayant jamais connu sa mère, il a vécu une blessure tellement profonde qu’il n’est plus atteint par le reste. C’est là qu’on voit l’humilité qu’il dégage et que c’est anormal d’accepter à ce point les moqueries blessantes.

Puis Powder a sa thématique fantastique. Sensible à l’électricité, télékinésie… Jeremy doit aussi gérer ses pouvoirs face au monde. Par chance, on évite le côté convoitise de sociétés gouvernementales ou similaires. Même le personnage du scientifique ne voit pas notre héros comme une expérience mais comme un bienfait de l’humanité. Dommage que cette thématique n’est pas été plus développée d’ailleurs. Mais un autre de ses pouvoirs est la télépathie. C’est là un point fort du film lorsqu’il peut ressentir ce que les gens ont vécu. Cela donne droit à de belles scènes dans différents registres : la peur de mourir, la souffrance, l’amour…

Le long-métrage tourne autour de quatre personnages. À commencer par Jeremy incarné par Sean Patrick Flanery. Ce dernier est époustouflant. Il offre à la fois de la naïveté, de la tendresse, de la compassion, de la colère… Il est impossible de ne pas s’attacher à lui tant il semble fragile alors qu’il est doué d’une très grand force spirituelle avec une certaine philosophie de la vie. Les autres acteurs n’arrivent pas à être du même niveau, même Jeff Goldblum qui incarne le scientifique. Ce dernier a justement une bonne vision des choses et son potentiel n’est pas assez exploité. Nous avons également le sheriff qui va avoir droit à sa propre intrigue qui va être assez émouvante. Enfin, le docteur ne brille pas par son importance alors qu’elle avait également de quoi apporter plus de chose.

La réalisation de Powder est assez bonne et reste captivante tout du long. Les effets spéciaux ne sont pas toujours très réussis même pour 1995. En revanche, le point fort technique du film revient à sa bande originale. Elle est vraiment sublime avec des mélodies féeriques porteuses d’espoir.

Powder est un film assez prenant qui a osé tenter une approche différente, rendant ainsi un ensemble réussi. Il aurait fallu pousser encore plus loin certains passages pour en faire un chef d’oeuvre.

Publié le 29 Novembre 2022

Jeepers Creepers: Reborn

Jeepers Creepers: Reborn

par Geoffrey

Comme bon nombre d'amateurs de péloches gentiment déviantes, j'apprécie le travail de Timo Vuorensola (Iron Sky 1 & 2). Aussi, quand j'ai appris qu'il allait mettre en boîte un nouveau Jeepers Creepers après la déception du troisième opus de Victor Salva, je me suis senti en pleine confiance. Le film ne pourrait pas être mauvais. Au pire, on allait se retrouver avec un nanar généreux et jouissif (comme Iron Sky 2 en somme).

Las ! Ce nouveau Jeepers Creepers, s'il reste supérieur au troisième volet, évolue à des années-lumières de la qualité des deux premières itérations de la saga. Sans être entièrement nul, il n'est pourtant pas bon. Pas bon du tout.

Scénario nul, réalisation à la ramasse, acteurs moisis et effets spéciaux dégueulasses sont au programme. Franchement, ça fait peine à voir. Même le Creeper, qui restait un monstre de charisme, ressemble ici à une mauvaise créature en caoutchouc. C'est triste, vraiment. Hormi quelques plans plutôt jolis, il n'y a presque rien à sauver dans ce pathétique JEEPERS CREEPERS : REBORN. Fuyez, pauvres fous !

Publié le 23 Novembre 2022

Halloween Ends

Halloween Ends

... mais ça ne va pas plaire à tout le monde !

Et c'est sûr, vu le parti pris, que le bovin moyen va tirer à boulets rouges sur le film sans se poser de questions.

Pourtant, même si tout comme les (nombreux) détracteurs du film je n'ai pas eu ce que j'étais venu voir à la base, je ne peux que saluer le courage du scénariste et du metteur en scène de conclure la nouvelle trilogie ainsi. Même Rob Zombie n'avait pas osé autant dévier des attentes du public.

Le problème en gros, c'est que vous attendiez du Michael Myers pendant tout le film avec une boucherie sans nom, et en fait notre sympathique boogeyman est très peu présent, et n'est pas le personnage central.
L'attention étant porté sur un autre qui va catalyser toute la haine et toute la violence d'une société qui finalement construit ses boogeymen à son insu par son intolérance et sa bêtise.

Michael Myers n'a jamais été innocent, mais des innocents peuvent devenir des Michael Myers si la société ne sait pas gérer ses traumatismes intelligemment.
On a en fait plus une réflexion sur la violence et les paradoxes de ce qui a pu la créer, qu'un slasher avec un méchant juste vénère. Il y a là une notion de passation du mal, avec un mode de diffusion qui ne vient pas forcément des agresseurs les plus évidents.

Bon, c'est bien beau tout ça, mais est-ce bien traité au moins ?
Oui et non. C'est bien vu parfois, intelligent, mais aussi bancal et inégal, cédant à certaines facilités.
Des passages sont brillants, d'autres plus inégaux et peu crédibles.

Est-ce que cela mérite la volée de bois vert envoyée par les fans de Michael Myers ?
Non, si moi aussi j'attendais un show Michael Myers ensanglanté, j'ai apprécié le fait qu'on ne m'ait pas pris pour un abruti et essayé de me surprendre.
Donc je dirais que ceux qui défonce ce film sans aucune mesure... sont des cons, tout simplement !

L'essai n'est pas totalement transformé, mais cet angle original a le mérite de surprendre, à défaut de satisfaire nos instincts bovinés.
Pour les plus subtils d'entre nous, rassurez-vous y'a quand même des meurtres bien dégueus en court de métrage.

Le climax final avec Michael Myers attaquant Laurie Strode (je spoile pas, vous vous doutez bien que c'est inévitable) est sympa, mais décevant. Bien mené mais trop court.
Quant à la toute fin, qui se veut chargée en symboles forts - mais pourtant pas très maline -, on peut dire qu'elle met tout en morceaux ! Vous comprendrez... :)

Publié le 22 Novembre 2022

Jeepers Creepers: Reborn

Jeepers Creepers: Reborn

Je ne serai pas aussi sévère que la plupart des internautes à propos de ce film qui se fait allègrement traiter de bouse absolue un peu partout.
Mais il faut avouer que cette soi-disant "Renaissance" a plus des allures de fausse couche qu'autre chose.

Je ne vais pas m'éterniser sur un film qui n'en vaut pas la peine, mais disons que s'il n'était pas estampillé "Jeepers Creepers" avec toutes les attentes qu'on peut en avoir, le film passerait à mon avis pour un divertissement un peu foireux mais convenable. Voire plutôt sympa par moments.

Maintenant le film a apparemment la prétention de relancer la franchise... mieux vaut ne pas être trop prétentieux quand on n'en a ni les moyens ni le talent !

L'ensemble est assez bordélique et trahit pas mal le personnage, sa logique et son univers.
On finit dans un slasher lambda avec parfois de belles images et de bonnes ambiances, et d'autres fois des CGI qui laissent franchement perplexe.

Le scénariste a voulu faire le malin et s'approprier une franchise qui a été tâchée par les frasques de son créateur Victor Salva, mais il n'a fait que de sonner le glas de ce qui était paraît-il censé repartir pour une trilogie.
Pour faire le malin, encore faut-il avoir compris l'essence même du personnage. Pour commencer...
Ce n'est vraiment pas le cas ici.

A voir, un jour de pluie.
Et surtout en oubliant que c'est un Jeepers Creepers !

Publié le 22 Novembre 2022

Nope

Nope

par Geoffrey

La photographie est splendide, la réalisation est superbe, les effets spéciaux sont impeccables et les dernières 30 minutes sont incroyables. Mais put***, que c’est chia** pour en arriver là ! Passée une jolie introduction dramatique, le film avance à 2 à l’heure et présente une fâcheuse tendance à se perdre dans les méandres métaphoriques de ses différentes critiques (l’industrie du cinéma, le culte de l’image, la célébrité à tout prix, la maltraitance animale…).

J’aime beaucoup l’audace de Jordan Peele et ses intentions, j’ai adoré GET OUT, j’ai apprécié US malgré ses défauts, mais je confesse avoir eu beaucoup de mal à finir NOPE. Heureusement que je me suis accroché car, je le répète, l’acte final est fantastique, porté par une réalisation et une direction artistique grandioses. C’est du jamais-vu, et c’est rafraichissant. Mais que c’est laborieux pour en arriver à ce résultat.

De plus (mais c’est tout à fait personnel), j’ai trouvé le personnage de Keke Palmer tout bonnement insupportable et la prestation de Danial Kaluuya un peu (trop) effacée.

Au final, je ne sais pas si je peux, en tout honnêteté, vous conseiller de regarder NOPE. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agit d’une proposition de cinéma qui ne plaira pas à tout le monde. Malgré tout, elle vaut peut-être la peine d’être tentée. À vous de voir.

Publié le 21 Novembre 2022

Lunettes Noires

Lunettes Noires

J'y ai cru ! J'y ai cru que ça allait être un bon film ! 
Certes pas "le retour" du Dario Argento d'autrefois, mais au moins un bon film, ce qui aurait déjà été pas mal vu tout ce qu'il a osé pondre depuis un paquet de temps. 

La séquence d'intro, sans être grandiose, est prometteuse. 
Ensuite, l'accident qui va rendre aveugle l'héroïne du film est joliment filmé et spectaculaire. Très belle cascade. Résultat bien craspec. 

Après évidemment on a peur.
Comme à son habitude Dario Argento va-t-il enfiler les scènes de remplissages vides et stupides au dialogues ineptes en attendant le prochain meurtre ? 
Étrangement non ! Le film n'a pas autant d'action qu'on pourrait l'attendre, mais étonnamment vu le bonhomme, la plupart des scènes sont intéressantes, voire intelligentes, et la relation entre l'aveugle et le petit garçon est belle et bien écrite. 

Puis quelques autres scènes-chocs, peu nombreuses, et surtout décevantes vu le manque de gore. 
Mais on pardonne, car pour une fois l'histoire, bien que linéaire, est assez intéressante, et certains moments émouvants. 

Argento présente dans ce film un style différent, et abandonne ce qui faisait sa marque:
. De nombreux meurtres hyper chorégraphiés et spectaculaires
. Les gros plans des mains gantées et des armes pour tuer les victimes
. La surprise/le choc de découvrir qui est le tueur (ici on le sait en milieu de film)
Tout ça aux oubliettes ! 
Franchement ça manque, mais c'est compensé par une bonne atmosphère et parfois de très belles images. 

J'ai toujours, toujours trouvé Dario Argento très surestimé. 
Pour moi le "génie" n'a toujours été qu'un bon faiseur de surface, sachant créer de bonnes ambiances avec des images travaillées, qui soignait plus ses scènes chocs que le reste du métrage et se contentait de scénarios minimalistes ne reposant que sur un twist final plus ou moins convaincant, et d'acteurs laissés en roue libre et souvent mauvais. 

On passe sur pas mal de facilités et le manque de réels rebondissement, l'ensemble se laisse voir agréablement car pour une fois les personnages existent et sont attachants. 

Puis vient le dernier quart du film... et tout s'écroule d'un coup comme un château de cartes !  
Argento repart outrageusement dans ses pires défauts, les incohérences et le portnawak. 
Et si on était confiants toute la première heure de voir quelque chose qui se tienne respectablement debout, là on va être gâté ! 

A partir de la scène où l'héroïne et l'enfant arrêtent une voiture sur la route pour fuir le tueur, tout part en sucette, et pas à moitié ! 
On retrouve le Argento qu'on connaît que trop bien, celui des nanars/navets, et qui fait qu'on finit sérieusement par se demander s'il n'est pas tout simplement un imbécile plutôt que simplement incompétent. 

Je ne cherche pas à être méchant gratuitement, mais quand je vois tout ce qui suit, je ne peux m'empêcher de me demander sincèrement si ce type n'est pas complètement idiot pour écrire des conneries pareilles !
Le paragraphe suivant ne contient que des SPOILERS, démontrant l'immense crétinerie du mec et de ce qu'il a écrit/filmé/chié: 

L'idée de départ est très intéressante et part très bien: 
Le mec qui s'est arrêté a un fusil. Tandis qu'il se fait agresser par le tueur, le gamin  prend le fusil. Il ne sait pas s'en servir mais l'aveugle lui dit comment faire. Il sera ses yeux. 
Trèèèèès bonne idée ! Mais qui tombe vite à l'eau. 
Un deuxième mec sort de la fourgonnette (pourquoi a-t-il mis autant de temps ?!?) et vient aider le premier, et à eux deux mettent le tueur à terre. 
Et là... l'aveugle et le gamin au lieu d'en finir avec le tueur alors qu'il est immobilisé, se barrent dans la forêt en balançant le fusil... WtF ?!? Je sais que dans les films d'horreur les victimes font des trucs cons pour que le film ne se termine pas trop vite, mais là... 
Après c'est un festival !
L'aveugle perd la trace du gamin et parvient à marcher seule dans la forêt (je rappelle qu'elle est aveugle) et trouve une maison. Ben voyons !
Le gamin y arrive peu après et ils se retrouvent. Ben voyons ! 
Mais c'est la maison du tueur. Ben voyons ! 
Et en plus, comme par hasard, il est là. Ben voyons ! (Il était à terre maîtrisé pas deux mecs, ellipse totale là-dessus.)
On apprend alors que depuis tout ce temps, s'il traque la prostituée aveugle, c'est parce que au début du film, alors qu'il l'avait engagée pour une passe, elle l'a virée de chez lui parce qu'il puait... Ouaaaate ?!? C'est ça la motivation du tueur ?? Seriouly ??? Susceptible le mec. Argento's Style ! 
Bref, il est pas content, alors il les attaque pour les tuer, mais il se fait attaquer à son tour par la chienne de l'aveugle qu'il avait emmenée avec lui puisqu'il est aussi maître-chien. Ben voyons ! 
La chienne l'attaque pour défendre sa maîtresse, elle égorge le vilain monsieur dans une gratuité gore à la Argento comme on ne l'espérait plus, et puis voilà. Ben voyons ! 
Je sais qu'un berger allemand c'est assez fort, mais on ne fera pas croire qu'il peut avoir aussi facilement le dessus et de façon totale comme ça. Mais le bon vieux Argento complètement débile qu'on connaît a réapparu depuis vingt bonnes minutes, alors on fait avec. 
Fin des SPOILERS.

Jusqu'à 1h05 j'aurais mis un bon 7/10 à tout ça, mais après le manque d'intelligence d'Argento insulte tellement la mienne, que je descends d'un coup à 5/10 (la fin vaut 3/10, délit de connerie). Et je suis généreux ! 

Publié le 20 Novembre 2022

Smile

Smile

par Geoffrey

Je dois l’avouer, SMILE a réussi à me foutre la trouille à plusieurs reprises, et je ne parle pas de ses jump scares putassiers, mais bien d’une véritable angoisse, principalement dans sa première partie, la plus réussie selon moi.

« Après avoir été témoin d'un incident traumatisant impliquant l’une de ses patientes, la vie de la psychiatre Rose Cotter tourne au cauchemar. » Le pitch est simple, et le principe également. Ce dernier n’est d’ailleurs pas sans rappeler le très bon IT FOLLOWS, en plus gore.

La réalisation de Parker Finn fait le job, et même s’il est dommage qu’elle abuse des jump scares, on ne peut lui retirer une certaine efficacité et un indéniable talent pour faire monter la tension.

Globalement, le film est donc bon, mais comme déjà précisé ci-dessus, c’est surtout sa première moitié la plus intéressante/flippante. Par la suite, SMILE se remet sur les rails du divertissement horrifique habituel et perd par la même occasion de son intérêt, mais il demeure malgré tout dans le haut du panier des films d’épouvante de ces dernières années. À voir.

Publié le 18 Novembre 2022

Halloween Ends

Halloween Ends

par Geoffrey

Ah, c’est sûr, ce nouvel Halloween ne va pas plaire à tout le monde ! Si vous aviez été déstabilisé par le Halloween 2 de Rob Zombie, préparez-vous à être encore plus secoué par cet opus final de la trilogie réalisée par David Gordon Green. Car figurez-vous que Michael Myers est quasiment absent du film, et quand il apparaît à l’écran, c’est pour se faire rosser tout à tour par un adolescent, puis par Laurie Strode. Inattendu, surtout après un deuxième volet aussi brutal, et une séquence d'introduction aussi osée.

En réalité, HALLOWEEN ENDS ne cherche pas tant à être un slasher qu’une analyse sociale. En effet, sa note d’intention est de prolonger la thématique principale de ses prédécesseurs, à savoir « le mal engendre le mal, et la société crée ses propres monstres ». C’est un angle d’attaque follement intéressant, mais c’est malheureusement traité avec des sabots gros comme des pattes d’éléphant. On comprend très vite comment tout cela va évoluer (voire se terminer), ce qui annihile l’effet de surprise et laisse à l’ennui l’opportunité de poindre par moments.

Par chance, la réalisation est toujours aussi efficace, et la violence des quelques meurtres saura réveiller les spectateurs endormis. Est-ce que cela suffit à en faire un bon Halloween ? Pour ma part, je dirais que oui, mais sachez que cet opus, à l’instar du deuxième réalisé par Rob Zombie, évolue dans des territoires très éloignés des attentes de ses spectateurs. Et personnellement, l'audace, j'adore ça, même quand c'est bancal (comme ici).

Publié le 14 Novembre 2022

Quantum Leap

Quantum Leap

. Un héros d'origine étrangère (coréen): Check !
. Une jolie américaine amoureuse du coréen donc symbole des couples interratiaux: Check !
. Un second rôle noir: Check !
. Un second rôle féminin et asiatique: Check !
. Une fille avec une bite: Check !
C'est bon, tous les cotas de la bien-pensance sont cochés.
Est-ce utile ou justifié par l'intrigue ? Non.
Est-ce politiquement correct et en accord avec le diktat du wokisme ? Oui.
Check !!

Vous l'aurez compris, le casting n'est choisi que pour de mauvaises raisons. Et on doit faire avec, fausse tolérance et progressisme de surface obligent.
Les acteurs sont-ils au moins bons ? C'en serait d'autres ce serait pareil, mais ils font le taf.
Le héros coréen est beau et courageux.
La fille hologramme - accessoirement son amoureuse potiche - est jolie et semble impliquée.
Le second rôle noir, c'est Ernie Hudson, c'est toujours ça de pris.
Le second rôle asiatique est une bien jolie plante verte dans le décor.
La fille avec une bite a une très belle voix de basse-baryton.

Malgré une histoire qui s'articule autour d'un casting, et non un casting choisit en fonction de l'histoire comme la logique le voudrait, les scénaristes ont tout de même trouvé une intrigue prometteuse qui permet de faire le lien avec la série originelle.
Le fil directeur est intriguant et bien trouvé, malgré deux premiers épisodes assez médiocres (surtout le 2).

Mais même si le couple d'acteurs vedette est correct, on est tellement, tellement loin de l'alchimie magique de celui de la première série et du talent si personnel de chacun, que cela pose d'emblée un problème.

Reste à voir si le scénario tiendra ses promesses sur la longueur et permettra à ces acteurs de se rendre plus intéressants.
Ce serait bien, d'autant plus que sa finalité impliquerait le retour de Scott Bakula...

Publié le 13 Novembre 2022

Hellraiser

Hellraiser

On pouvait attendre le pire de ce reboot, car entre les suites à gogo se vautrant dans l'Enfer de la médiocrité, et de fausses tentatives de renouvellement intéressantes mais tellement sous-budgétées qu'elles n'ont absolument pas les moyens de leurs ambitions (Hellraiser: Judgment), on ne pouvait être que dans le pré-constat cynique: "Un de plus !".

Et bien ce ne sera pas le cas avec cet excellentissime reboot.
Le SEUL Hellraiser digne de son modèle à mon avis (et oui, même si le 2 est spectaculaire et hyper divertissant, il n'en reste pas moins qu'un festival de facilités et incohérences scénaristiques. Sinon comme Le Geoff, de 3 à 5 (oui, le 5 aussi. J'adore Craig Sheffer de toutes façons) j'aime assez. Mais bon, la qualité a bien baissé quand même) !

Hellraiser cuvée 2022 reste complètement dans l'esprit du film de référence, tout en apportant réellement quelque chose de nouveau.
Tout comme l'ami Geoffrey précédemment, je noterais un rythme inégal, surtout au début, mais cela m'a moins gêné que lui, car ce ne sont pas de stupides séquences de remplissage, mais que des scènes qui approfondissent intelligemment l'histoire et les personnages. Donc même si pas toujours bien gérées au montage final, elles ne font pas tâche, bien au contraire.

La nouvelle cénobite "Pinhead" est vraiment très bien choisie. Remarquable !
A la fois belle dans sa laideur maléfique, froide et terrifiante, Jamie Clayton est totalement digne de Doug Bradley.
Elle est loin de gêner comme Stephan Smith Collins dans "Hellraiser: Revelations", que Doug Bradley avait refusé car il n'était pas tourné pour de bonnes raisons (garder les droits) ni avec des moyens corrects (torché vite fait en 12 jours pour 300 000 $ avec un scénar écrit en 10); ou un Paul T. Taylor totalement transparent dans "Hellraiser: Judgment", au point de se faire voler la vedette par un autre personnage (The Auditor, brillamment campé par Gary J. Tunnicliffe).

Bref, j'adoooooore, la nouvelle Pinhead !
Quelle beauté... Fatale !!!
De très beaux éclairages la mettent superbement en valeur. Et quel regard !

Signalons aussi l'excellence de l'interprétation générale.
C'est toujours un plus pour s'immerger dans une telle histoire et s'intéresser aux personnages.
Goran Visnjic, grand habitué des rôles de héros gentils, est particulièrement jouissif ici en contre-emploi total, celui d'un immonde gros gros connard. :)

Contrairement à Geoffrey, les délires en cuir ne m'ont pas manqués.
Mais bon, c'est très subjectif là. C'est parce que moi je n'ai jamais pris au sérieux toutes ces conneries SM, j'ai toujours vu ça avec un sourire en coin, voire un franc mépris rigolard; ce qui fait que ça n'a jamais été un élément "terrifiant" à mes yeux, plus un fatras de conneries avec des abrutis qui se déguisent comme des quiches.
L'aspect terrifiant des cénobites, je le ressentais plus dans leur mentalité vicieuse et implacable, leurs épouvantables moyens de torture, que dans le look cuir-carnaval de Pinhead.
Mais là c'est moi, c'est toute la "culture" cuir que je ne peux pas prendre au sérieux. D'emblée je n'y vois que bouffonneries risibles, alors les fantasmes de Clive Baker me terrifiaient autrement que par leurs visuels.

Bref, Hellraiser 2022 est globalement un film qui ne trahit aucunement son concept de base, et qui sait être un reboot digne de ce nom, c'est-à-dire avec de nouvelles idées.
Fait suffisamment rare pour être souligné !

En espérant une suite donc... une vraie, et non un nouveau festival de daubes opportunistes.
On peut l'espérer, Harvey Weinstein étant désormais à sa place, en prison.

Publié le 16 Octobre 2022

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