Dernières critiques spectateurs
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Until Dawn: La Mort sans Fin
Un film qui peut se voir comme un dérivé horrifique de "Un jour sans fin" avec beaucoup de nuances.
Un groupe de Jeunes pénètre un territoire maudit et se voit menacés par plusieurs entités distinctes qui les tuent à répétition. Car, oui, mourir n'est pas ici une fin et le cycle reprend dès que le dernier membre du groupe meure. Donc, il s'agit ici plus de trouver une issue à cette malédiction qu'à survivre à tout prix, concept intéressant qui pousse le schéma horrifique hors de ses critères "classiques", même si cela rien de novateur car des films comme "Happy Birthdead" l'avaient également fait.
Là où le film demeure plus intéressant c'est dans son côté hybride car plusieurs sous-genres de l'horreur peuvent être identifiés comme le slasher, le survival, la sorcellerie, la maison hantée et plein d'autres encore.
Autre chose, contrairement à ce qui est avancé avec le titre français cette malédiction porte une limite en nombre de vies, ce qui ramène la dernière partie dans un survival pur et dur avec une tension montante qui est plutôt réussi.
Néanmoins, il y a un très grand floue concernant l'antagoniste principal de l'histoire et sa manière de contrôler cette malédiction, lui donnant finalement peu de consistance. En fait, le personnage aurait pu être évacué de l'histoire que ça n'aurait pas changé grand chose. A souligner tout de même la bonne qualité d'interprétation de son interprête.
Un film qui porte des qualités indéniables, malgré quelques défauts, notamment sur son antagoniste principal.
Publié le 1 Février 2026
Toolbox Murders
Nouveau film de Tobe Hopper qui revient ici à son domaine de prédilection avec ce tueur masqué qui par certains aspects peut faire penser à Leatherface.
On suit donc l'arrivée d'un couple dans leur nouvel appartement situé dans un bâtiment qui n'a rien de rassurant. Petit à petit, plusieurs meurtres y sont perpétrés par un tueur de l'ombre qui semble être en symbiose avec le bâtiment.
Le film joue sur cette tension propre aux films de Hopper qui joue habilement sur un changement d'ambiance pour amorcer l'effet horrifique.
De plus, la structure labyrinthique du bâtiment offre un challenge en plus pour nos protagonistes qui n'ont pas l'avantage du terrain à la différence du tueur qui exploite à plusieurs reprise cette avantage pour surprendre ses proies.
Dommage que les origines et motivations du tueur soient si floues, même si le peu qu'on apprend fait froid dans le dos.
Intéressant de voir Angela Bettis, l'inimitable interprête de "May", dans le rôle de la final girl, même si ce rôle n'est pas poussé jusqu'au bout.
Un film dont la qualité horrifique est plus que convenable. Pas l'un des meilleurs films du réalisateur mais qui pour autant ne démerite pas.
Publié le 1 Février 2026
Le Cirque des Vampires
Ce film fut une sorte d'essai pour la Hammer qui cherchait ici clairement à se renouveler dans cette nouvelle approche du gothique.
On marie l'univers des vampires à celui du cirque avec pour fond une malédiction, idée intéressante et novatrice.
A noter que ce film viole un des grands tabous de l'époque : Le meurtre d'enfants. Car oui le film démarre sur la mort d'une enfant par un comte vampire qui avant sa propre mort prématurée jette un sort sur ses bourreaux et surtout sur leurs enfants. On hesite donc pas à montrer les morts d'enfants qui accompagne la progressive ressurection du comte, ce qui est une première chez la Hammer.
Les vampires sont ici plus fourbes et ingénieux, associant les artifices du cirque à leurs autres méthodes de chasse pour attirer à eux leurs proies.
Pourtant, si visuellement le film est réussi, la structure narrative souffre de quelques défauts, notamment sur la caractérisation de certains personnages.
Un film audacieux qui aurait pu être un très grand film mais les défauts narratifs sont bien trop visibles, dommage. Ça reste un film novateur et visuellement bien réussi.
Publié le 30 Janvier 2026
Cold Prey 3
Un prequel au premier film qui retrace donc les origines du tueur de "Cold prey" de ses premiers meurtres à son retour à la demeure familliale.
L'intro offre un regard sur l'enfance du tueur et les sévices qu'il a reçu et cela aurait pu être bien mieux exploité car la psychologie du père se résume à maltraiter son fils pour des raisons floues, donnant quelques lacunes sur le passage à l'acte de l'enfant dont les liens familiaux ne sont montrés qu'en surface et de manière expéditive.
Pour le reste, le film demeure un bon survival qui exploite bien son environnement pour nous offrir des jeux de traque intense et des pièges bien ficelés.
Les confrontations du groupe de protagonistes face au tueur sont pour le coup bien réussis et assez violentes, avec des retournements de situations innatendus et un final plutôt intense.
Un prequel qui malgré quelques lacunes demeure un bon survival qui ne vous laissera pas indifférent.
Publié le 30 Janvier 2026
Parasite
Un film sur le thème de la famille mais aussi de la lutte des classes mêlant un ton humoristique et dramatique.
On suit donc les péripéties d'une famille de la classe pauvre qui via une opportunité professionnelle va petit à petit infiltrer la classe des riches en cohabitant avec la famille Park.
On est donc ici dans une lutte des classes moderne où les pauvres vont manipuler les riches pour monter dans l'échelle sociale. On voit d'ailleurs que cette famille suit des plans ingénieux et amoraux pour arriver à leur but, faisant d'eux les "méchants" de l'histoire. En tant que public on peut être partagé entre la sympathie et le rejet de cette famille qui n'hésite pas à briser des carrières pour s'en sortir.
Néanmoins, la famille Park qui sont présentés comme les "victimes" de cette machination sont également à double facette. Derrière leur gentillesse apparente, ce sont des riches qui voient les pauvres comme leurs inférieurs, ceci est d'autant plus manifeste avec la figure de Mr Park qui rappelle plusieurs fois son envie que ses employés restent "à leur place". Pour autant, on oublie pas de les humaniser dans leur dynamique familliale.
L'aspect comédie satyrique est très efficace, on rie facilement face aux jeux de manipulation et les retournements de situation pendant une grande part du film.
La dernière partie demeure un vrai électrochoc où l'humour laisse place au drame et à l'horreur dans un chaos extraordinairement efficace.
Un très grand film qui explore la thématique social et familiale d'une manière efficace et inoubliable. Un chef-d'oeuvre qui ne laissera personne indifférent!
Publié le 28 Janvier 2026
Les Sévices de Dracula
Un film qui mêle la chasse aux sorcières et les vampires, mais encore une fois sans Dracula d'où l'ambiguïté du titre français.
Le récit s'ouvre sur la traque de prétendus sorcières et la mise au bûcher. Cette intro en dit long sur la teneur du film, illustré par cet acte choc de cet "inquisiteur" joué par Peter Cushing.
Ce qui est intéressant c'est que le film mêle obscurantisme, satanisme et mythe vampire rendant le film particulier car les chasseurs de sorcières traquent un monstre qui est bien réel mais se trompent de cibles et s'en prennent à des innocentes la plupart du temps. De fait, ici la foi fait à la fois office pour justifier le pire mais reste dans le même temps le grand rempart aux attaques et ruses du comte Karnstein, un paradoxe donc particulier.
Un récit qui du coup offre un film bien moins manichéen que ce qui laissait présager le titre. Ici, l'homme comme le vampire sont des monstres, notamment avec la présence du comte Karnstein qui se livre déjà humain à des actes amoraux et sadiques avant de devenir vampire. Il est d'autant plus intéressant de voir cette dualité entre lui et le personnage de Peter Cushing, l'un adepte d'un satanisme extrême face à l'autre qui est un chrétien proche du fanatisme dans sa lutte contre le mal.
Un bon film qui apporte une ambiguïté morale et religieuse intéressante et qui nous offre un final des plus percutant.
Publié le 28 Janvier 2026
Wolf Man
Soi-disant remake du film du même nom de 1941, le script a l'air tout de même assez différent. Je ne peux dire, pas (encore) vu l'original. En tout cas ça change des films de loup-garou habituels, une vraie bonne surprise !
Père et fils chassent en forêt et croisent sur leur chemin une étrange créature qui ne leur veut pas du bien. Ils s'en sortent mais 30 ans plus tard, Blake (le fiston) revient sur les lieux où il vient d'apprendre la mort de son papa. Se rendant sur place, à peine arrivé sur les lieux de son enfance, lui et sa famille vont croiser une nouvelle créature…
Ça fait bien flipper tout ça, dès le début. Entre situations chocs et émotions intra-familiales, le rythme est mouvant, toujours dans une ambiance sombre, voire pesante. Puis la tournure des événements est scotchante. C'est super bien réalisé, terrifiant et triste à la fois. La scène du bras (brrr…). Et les acteurs sont justes.
Un peu trop sombre (au sens propre) ? Un peu trop lent ? Oui certes, mais qu'importe, l'essentiel est là. Un film de loup-garou hors normes et une réussite du genre. Terriblement beau. Horriblement humain.
Publié le 27 Janvier 2026
Ginger Snaps : Aux origines du mal
Après deux films situés à notre époque, on nous sort ce troisième opus qui est en fait un prequel de cette saga pour nous conter les origines de la lycanthropie en 1815.
Un concept intéressant mais qui voit la transposition des deux soeurs au XIX ème siècles, ce qui fait du coup moins crédibles, même si on tente de justifier ce choix par l'idée de malédiction.
Le récit suit donc la même structure que le premier film, Ginger se fait mordre et Brigitte tente de trouver un remède à son mal, en revanche la temporalité est différente puisque le film se situe en 1815. Pas de technologie pour s'informer donc et avec des croyances profondément enracinés. De plus, la menace ne vient pas tant de Ginger ici que des ennemis à l'intérieur ou à l'extérieur du fort.
En effet, il ne s'agit plus ici de traiter la lycanthropie comme la forme monstrueuse de la puberté mais plutôt de dénoncer la noirceur humaine au travers de divers personnages tel le prêtre par exemple dont le zèle reléve d'un fanatisme des plus caricatural.
On aborde ainsi des questions comme le racisme ou le machisme, ainsi que les dangers d'une foi trop extrême.
Cependant, à cet égard le film demeure bancal car ces sujets sont traités de manière pas du tout subtils et donne plus le sentiment d'un grand portrait caricatural de l'humanité tellement certains personnages font exagérés.
Néanmoins, le thème central du Film, la famille, est réussi car on montre ici au combien les liens familiaux font perdre toute rationalité car autant le chef du fort que Brigitte sont tiraillés par ce dilemme face à leurs proches victimes de lycanthropie et incapables de prendre les mesures face au danger qu'ils représentent, provoquant leurs chutes à tout deux, ainsi qu'au reste du groupe.
Pour autant le film ne finit par sur cette note tragique qui avait fait la force des autres volets, car ici les deux soeurs sont réunis, maudites mais réunis dans cette fin douce amère.
Pas le meilleur de cette trilogie mais pas inintéressant à regarder. C'est divertissant et quelques scènes valent le coup d'oeil, et surtout c'est un vrai plaisir de retrouver les deux soeurs même si ça fait fan-service.
Publié le 26 Janvier 2026
Dracula
La première adaptation officielle du roman de Bram Stocker, le film "Nosferatu" de Murnau étant une adaptation non officielle.
Bela Lugosi endosse ici le rôle du comte Dracula. Il donne à son personnage une aura magnétique, un charisme démoniaque qui tranche avec la figure du Nosferatu. Ce qui marque surtout c'est son regard, un regard froid et profond qui est une arme de manipulation sur ses victimes, ainsi que sa gestuelle très maniéré mais en même temps prédatrice. Son château offre un contraste avec la figure très polissé du personnage, la demeure étant infesté de toiles d'araignée et de poussière comme pour souligner la tromperie du personnage qui derrière ses airs civilisés est un prédateur sans pitié.
Le récit s'inscrit dans l'ère du temps avec une approche classique de la vision du bien et du mal. La science n'est ici pas une opposante à la foi, ce qui fait que les propos de Van Helsing ne sont pas vraiment contestés et qu'il arrive sans trop de peine à être suivi dans sa quête.
Seul défaut notable, une fin édulcorée qui n'offre pas de vrai confrontation finale avec le comte Dracula qui se fait avoir un peu facilement, sa dernière victime étant ainsi sauvée de la malédiction. Ce côté happy-end de fin fait bien trop polissé et tranche avec celle plus tragique et sombre de "Nosferatu".
Un classique de l'horreur à voir surtout pour la performance inoubliable de Bela Lugosi qui nous offre un Dracula charmeur, charismatique et manipulateur.
Publié le 26 Janvier 2026
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Un film qui s'inscrit dans l'ambiance horrifique des années 2000.
Ce qui apparaîssait comme une sorte de road movie/survival assez sanglant via une intro bien percutante et plutôt intrigante prend le chemin de la maison hantée à mi-parcours, en l'occurrence plutôt un Motel hanté.
Le côté menace mystérieuse qui pèse tout du long sur nos protagonistes est un bon point dans l'idée mais la mise en scéne par contre demeure un peu décevante et ce n'est pas aidé par le jeu des comédiens et des effets spéciaux pas terribles.
Par contre, la dynamique du groupe est un bon plus à l'histoire. On a un groupe qui se connaît à peine, justifiant les séparations faciles des uns et des autres dans la recherche d'une solution pour s'en sortir.
La fin du film est plutôt innatendue et donne une autre signification à cet antagoniste de l'ombre, même si cela soulève beaucoup de questions.
Dommage que Michael Ironside ne voit pas son talent mieux exploité dans le film, son personnage étant trop peu présent.
Un bon petit divertissement horrifique qui ne brille certes pas dans le côté grand frisson mais qui développe un concept intéressant sur la mort et sa représentation.