Dernières critiques spectateurs

Dracula

Dracula

par Hades

La première adaptation officielle du roman de Bram Stocker, le film "Nosferatu" de Murnau étant une adaptation non officielle. 

Bela Lugosi endosse ici le rôle du comte Dracula. Il donne à son personnage une aura magnétique, un charisme démoniaque qui tranche avec la figure du Nosferatu. Ce qui marque surtout c'est son regard, un regard froid et profond qui est une arme de manipulation sur ses victimes, ainsi que sa gestuelle très maniéré mais en même temps prédatrice. Son château offre un contraste avec la figure très polissé du personnage, la demeure étant infesté de toiles d'araignée et de poussière comme pour souligner la tromperie du personnage qui derrière ses airs civilisés est un prédateur sans pitié. 

Le récit s'inscrit dans l'ère du temps avec une approche classique de la vision du bien et du mal. La science n'est ici pas une opposante à la foi, ce qui fait que les propos de Van Helsing ne sont pas vraiment contestés et qu'il arrive sans trop de peine à être suivi dans sa quête. 

Seul défaut notable, une fin édulcorée qui n'offre pas de vrai confrontation finale avec le comte Dracula qui se fait avoir un peu facilement, sa dernière victime étant ainsi sauvée de la malédiction. Ce côté happy-end de fin fait bien trop polissé et tranche avec celle plus tragique et sombre de "Nosferatu". 

Un classique de l'horreur à voir surtout pour la performance inoubliable de Bela Lugosi qui nous offre un Dracula charmeur, charismatique et manipulateur.  

Publié le 26 Janvier 2026

Sinners

Sinners

par Fab-4

Mississippi, 1932. La communauté noire, des champs de coton, du racisme, de l'alcool, de la musique, du sexe… et du surnaturel. Un film étrange et atypique qui ne laisse pas indifférent mais qui ne m'a pas non plus convaincu.

Ça commence comme un film d'époque et ça finit en film de vampire (avec un petit côté "Une nuit en enfer"). Malgré son originalité, je trouve que ça se la raconte et je n'ai pas trop kiffé ce mix de genre sur fond racial. Un film noir intéressant, mais sans plus, pour moi.

Publié le 25 Janvier 2026

Le Territoire des Loups

Le Territoire des Loups

par Hades

Un survival dans la nature et surtout face à une meute de loups bien sanguinaires. 

Liam Neeson livre ici une performance de qualité dans ce rôle d'une grande profondeur. Tueur de loups professionnels pour une compagnie mais victime d'un drame, le voilà dirigeant une petite troupe de survivants d'un crash d'avion face aux loups, le chasseur devient ainsi la proie et ce parcours de survie est pour le moins hautement intéressant de part le jeu de l'acteur qui rend bien la détresse de son personnage. 

Le film tend vers un certain réalisme, Liam Neeson ne joue pas ici un surhomme qui arrive à prendre le dessus sur les loups. Au contraire, son personnage subit autant que les autres, même si son expérience passé lui confère les qualités et compétences en tant que meneur. 

L'évolution du groupe est un des aspects importants du Film, teinté d'un fort humanisme qui ne peut qu'émouvoir. On finit même par s'attacher au personnage le plus détestable au sein de ce même groupe. 

Les loups ne sont pas si présents que ça mais cela renforce l'aura de menace qu'ils incarnent, pouvant surgir à tout instant pour frapper. 

La nature est aussi ici un ennemi tenace, donnant pas mal de fil à retordre au groupe, fragilisant d'autant plus leur cohésion face à la menace des loups. 

Un bon film qui offre une expérience pleine d'émotions et de tensions sur ce conflit de l'homme face à la nature. 

Publié le 24 Janvier 2026

Watch Out

Watch Out

par Fab-4

Hiver enneigé en période de Noël. Papa et maman sont de sortie alors Ashley la baby-sitter doit garder le petit Luke, un ado qui ne lui veut que du bien.

Quelle bonne surprise ! Visionné par hasard sur CanalReplay, j'ai passé un très bon moment. Les persos sont charismatiques et cool. Côté histoire, on sent bien qu'il y a un truc qui se trame, mais ça monte gentiment, le rythme est bien dosé. La première partie respecte les basics du slasher… mais ça n'en est pas un, le twist m'a bien eu ! Alors on réinvente les codes, le film se reboot lui-même.

Une ambiance à la "Petits meurtres entre amis" bien sympa, comme la bande son. Pas hyper crédible tout ça, certes, mais, en vrai, de nos jours, ça n'est pas impossible. Ce film a le mérite d'oser et comme c'est bien écrit et mis en scène, on ne peut qu'apprécier. Sans être un grand du genre, il sort des sentiers battus. Dommage que le dénouement ne soit pas un peu plus mordant.

Publié le 24 Janvier 2026

Shark Waters

Shark Waters

par Fab-4

Encore un sous-film de requins comme il y en a tant. Tout ce qu'il y a de plus simple, pendant 1h : 2 marins et 3 touristes sur un bateau de pêche qui tombent sur de gros poissons. Heureusement ce téléfilm est court. SI léger en termes de réalisation et d'écriture. Une daube…

Publié le 24 Janvier 2026

Ghost House

Ghost House

par Fab-4

Un couple de ricains en vacs' à Bangkok va croiser la route de deux types qu'ils auraient mieux fait d'éviter. Une aventure spirituelle pas très fun les attend. Dans un beau cadre local et avec une bande son bien accordée. Une photo pas mal du tout non plus. Et un scénario qui ne vole pas haut, s'appuyant sur les croyances traditionnelles thaïlandaises, bancal, mais ça passe, dirons-nous.

Et à part ça c'est surprenant ? Ça fait flipper ? Eh bien ça se laisse bien regarder, on ne s'ennuie pas et c'est joliment fait. Les jours avançant, l'ambiance s'installe, les effets de surprise font leur effet. Ça vaut le détour dans la forme surtout. Le final par contre ne m'a pas du tout convaincu et le jeu d'acteur de notre couple est bien moyen.

Publié le 24 Janvier 2026

Timber Falls

Timber Falls

par Hades

Dans la même veine que "American gothic", on se retrouve une nouvelle fois avec une famille de psychopathes motivée par un fanatisme chrétien. 

L'intro est percutante et se rapproche de l'ambiance du torture-porn. On sait ainsi d'emblée que la violence crue sera un des points majeurs de ce film. 

La famille qui se définit comme une sorte de trio peut un peu rappeler la famille Hewitt du remake de "Massacre à la tronçonneuse" avec un de ses membre sensé incarner professionellement la loi, un autre qui est un tueur mutique et défiguré et enfin celle qui peut être définit comme une voleuse d'enfants. Ce trio diabolique fonctionne bien dans l'ensemble et on peut voir que tous sont bien actifs en terme de cruauté, de machiavélisme et de sadisme. 

Le couple de protagonistes est bien développé, leur relation n'apparaît pas ainsi artificielle. On exploite bien aussi leur instinct de survie pour justifier l'improbable. La dynamique de ce couple est assez bien géré tout du long et permet un final cohérent. 

Reste que le film demeure moins emblématique que "American gothic" et demeure bien plus sage que ne laissait présager l'intro. 

Un survival donc plutôt efficace mais pas aussi violent et intense que prévu, dommage. Reste un film de bonne facture assez divertissant. 

Publié le 21 Janvier 2026

La Fille de Jack l'Eventreur

La Fille de Jack l'Eventreur

par Hades

Film qui traite du mythe autour du tristement célèbre Jack L'éventreur en développant le récit autour de la question de l'héritage du mal en inventant la figure fictive de la fille de Jack, Anna. 

Jack L'éventreur est donc écarté du récit au profit de sa fille, même si son ombre plane sur le film et que son acte meurtrier au début du film est bien percutant. Un choix pertinent qui offre de l'originalité au film. 

Le film joue sur une frontière entre la science et l'occultisme. On voit ici une pratique de pseudo-psychanalyse pour expliquer l'état de Anna mais il est aussi question de possession, du fait que Jack se servirait de sa fille comme intermédiaire pour tuer. On est donc dans un constant floue sur l'état de Anna entre folie et possession. Cette aspect est intéressant et d'autant plus mit en avant par l'autre grande figure du film, un docteur sceptique sur les sciences occultes et adepte de la méthode Freudienne. 

Le film se détache de l'esprit manichéen, les protagonistes principaux étant dans une éternelle frontière floue entre le bien et le mal que ce soit par les actes volontaires du docteur ou involontaires dans le cas de Anna. 

Un bon film qui appuie bien sa thématique sur l'héritage du mal. Les acteurs sont bons dans leurs rôles et l'impact émotionnel est assez bien rendu pour un film de la Hammer. 

Publié le 21 Janvier 2026

Horror in the High Desert 4: Majesty

Horror in the High Desert 4: Majesty

Je suis extrêmement navré de vous l’annoncer, mais Horror in the High Desert 4 est, pour ma part, la première déception de cette saga qui, jusque-là, n’avait fait que monter en puissance.

Entendons-nous bien : le film n’est pas mauvais, loin de là. Mais il a eu beaucoup plus de mal à m’embarquer que les précédents, principalement à cause du dispositif narratif qui y est employé.

Nous suivons cette fois l’histoire d’un homme confronté aux étranges créatures qui peuplent les collines sur son ranch et les événements nous sont rapportés à travers des images d’archives qu’il a lui-même enregistrées, des images retrouvées dans une boîte par sa fille aujourd’hui âgée.

Sur le papier, l’idée est intéressante pour explorer les racines du mystère, mais au final le film se contente de nous distiller à peine quelques miettes.

Il faut bien l’avouer, ce quatrième opus est très certainement le moins intéressant de la série jusqu’à présent. Il ne s’y passe pas grand-chose. On assiste essentiellement à une succession de vidéos filmées caméra à l’épaule, la plupart du temps de nuit et éclairées à la lampe torche. À force de répétition, le procédé finit par lasser, d’autant plus que ces vidéos coupent presque systématiquement dès que les images pourraient devenir intéressantes. Chaque scène s’interrompt avant toute révélation concrète, au point qu’on ne voit finalement quasiment jamais rien.

Malgré tout, le film reste globalement correct et pas déplaisant, mais il apparaît surtout comme une histoire annexe, parfaitement dispensable dans la mesure où ce qu’il apporte n’impacte en rien les trois opus précédents, ni l’histoire globale de la saga. À mon humble avis, il s’agit donc de l’épisode le plus faible jusqu’à présent, mais je reste quand même hypé pour l’épisode final de la saga, puisque le réalisateur Dutch Marich avait annoncé que le cinquième volet serait le dernier.

Publié le 21 Janvier 2026

Comtesse Dracula

Comtesse Dracula

par Hades

Un film de la Hammer qui s'inspire très librement de l'histoire de la comtesse Barthory, aussi appelé "La comtesse sanglante". Si vous pensiez voir un énième film de la Hammer sur les vampires vous serez donc fort déçu. 

On suit donc l'histoire de la comtesse qui ici est une vieille dame froide et cruelle autant avec les paysans qu'avec son personnel. Suite à un concours de circonstances, elle découvre les propriétés magiques du sang de jeunes vierges et se met à rajeunir et le moins qu'on puisse est que le changement est saisissant tant la jeune femme qu'elle devient contraste avec sa nature initiale. 

Il s'agit ici à la fois d'histoire de jalousie, de la peur de vieillir, de combines politiques et bien sûr de meurtres sur fond de romantisme. Ainsi, la comtesse est un personnage terrible dans sa cruauté mais qui demeure également tragique dans sa quête désespéré d'amour et de jeunesse, rendant sa personnalité d'autant plus complexe et romanesque. 

Bien que le récit demeure bien intriguant et que les jeux de dupe entre les divers protagonistes sont assez savoureux à suivre, le film souffre tout de même de beaucoup de lenteur.

Un film plaisant à voir mais qui n'est clairement pas un des meilleurs films de la Hammer. Il a néanmoins le mérite de présenter un méchant féminin inspiré d'un personnage historique et d'associer avec une certaine réussite le romantisme et l'horreur. 

Publié le 19 Janvier 2026