Détour Mortel 4: Origines Sanglantes
Critiques Spectateurs de Détour Mortel 4: Origines Sanglantes
Réalisé par Declan O'Brien, sorti en 2011.
6.6
★★★★★★½☆☆☆
22 critiques
10 2
9 0
8 12
7 2
6 10
5 1
4 3
3 0
2 2
1 0
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publié le 12/11/2011 - 09:50
Un bon moment
publié le 11/11/2011 - 10:44
C'est l'heure de la fondue savoyarde
D’emblée, l’on peut saluer une introduction forte et absolument jouissive. En l’espace de dix petites minutes, l’évasion et le massacre du personnel sur fond de musique classique sont un pur régal. La folie parcourt les couloirs, les employés sont dûment assassinés et le sort du médecin-chef ne laisse que peu de place à l’expectative. Voilà commence le film. La volonté de renouveler la saga par le biais d’un changement de cadre sans dénaturer le principal atout de ce genre de produits : l’impitoyable violence dont font preuve les dégénérés. Toutefois et malgré un départ en fanfare, la suite des événements se révèle plus classique et rentre dans le moule de la bonne petite suite qui remplit son cahier des charges sans faire de vagues.
Un groupe d’amis fait son incursion dans ce bâtiment perdu dans la montagne. Ils sont assez nombreux et laissent augurer un joyeux carnage. Étant donné qu’ils sont assez énervants tant leur personnalité est superficielle (les stéréotypes du genre sont respectés à la lettre), on ne peut que se réjouir qu’ils aient atterri dans cet hôpital lugubre. À ce titre, ils sont un véritable boulet pour le film tant leurs réactions sont prévisibles et irrationnelles. Le nombre fait la force ? Divisons-nous ! Des fous à l’intérieur de l’asile ? Restons-y et battons-nous avec trois bouts de ficelles ! C’est assez pénible de constater qu’ils ne sont que de la chair à viande sans cervelle dans une histoire qui n’en possède que le nom.
En dehors de cela, les meurtres sont assez bien pensés et suffisamment gore pour contenter l’aficionado. De l’hémoglobine, du démembrement, de la torture, ces chers dégénérés consanguins s’en donnent à cœur joie. Si vous souhaitez une petite escapade sans prise de tête dans un hôpital psychiatrique tenu par les fous, que les caricatures des protagonistes ne vous rebutent pas et que le sang coule à flot (avec des trucages discutables), alors il y aura de grandes chances que vous apprécierez Détour mortel 4. Pour ma part, les décisions des victimes, ainsi qu’un manque total d’approfondissement du scénario (finalement, on n’apprend rien sur les dégénérés mis à part leur internement) sont un véritable frein pour savourer pleinement ce quatrième volet. Un film des plus conventionnels.
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