Bubba Ho-Tep
Critiques Spectateurs de Bubba Ho-Tep
Réalisé par Don Coscarelli, sorti en 2002.
8.5
★★★★★★★★½☆
26 critiques
10 14
9 0
8 11
7 0
6 4
5 0
4 1
3 0
2 0
1 0
- Connectez-vous ou inscrivez-vous pour publier une critique
Réalisé par Don Coscarelli, sorti en 2002.
publié le 01/01/2007 - 00:00
Elvis le dejante
publié le 01/01/2007 - 00:00
Essai manqué !
publié le 01/01/2007 - 00:00
Une bonne surprise!
publié le 01/01/2007 - 00:00
Mon Avis
Là où on s'attend à un rythme de cartoon et à des duels d'arts martiaux be_bop_ha_lullesques, l'histoire avance au rythme de ses héros grabataires et se situe essentiellement dans la maison de retraite et son jardin. On pourrait évidemment mettre en cause le probable budget rachitique dont disposait Coscarelli et pourtant...
Bubba_Ho_Tep joue justement de ses contraintes pour en tirer une force émotionnelle et des questionnements atypiques de façon absolument remarquable.
Elvis est rongé par la maladie, au même titre qu'il est diminué par une gloire perdue qu'il a autrefois troqué avec un sosie toxico mort à sa place. Ayant également raté sa deuxième chance, il a perdu le goût de s'accrocher à la vie du moins jusqu'à ce qu'un autre roi déchu vienne croiser sa route. Cette momie, allégorie de la Faucheuse qui, quoi de plus naturel, dévore les âmes des pensionnaires de l'hospice, va devenir alors une chance de salut, une nouvelle raison de d'exister pleinement, pour le King sans couronne. Le sursaut de la flamme avant la consummation finale.
La maladie, la vieillesse, la mort et les questionnements qu'elles engendrent en chacun quand elles se font plus pressantes. Voilà le fond de l'intrigue et pourtant...
On rit beaucoup, même si l'émotion nous serre parfois la gorge. L'humour absurde est onmiprésent, inscrit en filigranne du début à la fin. Deux petits vieux complètement mythos vus de l'extérieur, pouvant à peine se déplacer, et qui réglent son compte au roi des morts à grand coup de déambulateur. La momie écrit des trucs obscènes en hiéroglyphes sur les murs des toilettes et Presley qui craque de partout dès qu'il essaye la moindre prise de karaté. Imaginez un peu... Le leitmotiv des gags mettant en scène les deux infirmiers transfèrant les macchabées dans le corbillard ( Coscarelli's touch hein! ) souligne le fait que devant l'innéluctable, l'humour est la seule chance de salut.
Est-il utile de préciser que pour soutenir une telle histoire, les interprètes ont dû mettre les bouchées doubles? Tous les acteurs sont parfaits mais on ne peut que s'incliner devant la performance bluffante de Bruce Campbell, à des années lumières des débordements d'Evil Dead et qui, malgrès tout, nous fait accepter d'emblée le fait qu'il soit le vrai Elvis. Maîtrisé dans ses moindres intonations (VO obligatoire) et dans les gestes les plus subtils, il nous compose ici un personnage incroyablement touchant et jamais carricatural. Il en oculterait presque son sidekick incarné par Ossie Davis, qui est cependant très convaicant lui aussi en Kennedy improbable. On retrouve même avec plaisir Reggie Bannister, un des héros des trois Phantasm, en administrateur de pension aigri...
Que ceux qui s'attendent à un film d'action fun et calibré passent leur chemin. Ils seront immanquablement déçus par le parti_pris de la lenteur. Les autres y verront non seulement une touche d'humour supplémentaire mais pénètrés en plus par une parabole sincère, ils reviendront en état de grâce!
publié le 01/01/2007 - 00:00
Elvis Rules !!!
publié le 01/01/2007 - 00:00
Mon Avis
Pages