Dracula vit toujours à Londres

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Portrait de FesterCoffin

Ca sent la fin

FesterCoffin (America's Most Wanted - 344 critiques)
6
 
Ca sent la fin pour le Dracula de la Hammer.Trop modernisé,dans des décors vraiment fauchés et moches, le scénario sans vraiment d'originalité peine à donner un ultime souffle à la série. Seul le final est"original" (d'ailleurs il fait contraste avec tout le film de par son environnement). On aurait pu le retrouver dans un précédent volet tant il fait classique par rapport au moderne du reste du film. Reste le plaisir de voir Peter Cushing dans un rôle qu'il maitrise à la perfection
publié le 30/10/2012 - 00:57
Portrait de AqME

De Dracula fait son MTV Cribs

AqME (America's Most Wanted - 604 critiques)
4
 
Le duo très connu de la Hammer reprend du service dans un film sur Dracula, qui est, il me semble, loin d'être le meilleur de la maison de production britannique. Fort d'un succès montre entre Christopher Lee en Dracula et Peter Cushing en Van Helsing, la firme use et abuse de ce duo et de la dualité entre ces deux êtres pour en faire une pléthore de films plus ou moins réussis. Film datant de 1974, on ressent tout de même une volonté de montrer toute la modernité du monde et y insérer ces deux êtres mythiques était une bonne idée. Mais cela est-il fait de façon intelligente? Les deux personnages prennent-ils une autre dimension inattendue? Dracula est-il devenu un salaud de capitaliste? Bref, autant de réponses qui n'auront pas de réponses dans cette critique.

Le scénario se veut moderne pour l'époque et assez machiavélique. Malheureusement, on va vite tomber dans des dérives trop futuristes et surtout dans une sorte de complot sectaire complètement abrutissant. Un homme s'échappe d'un manoir où se déroule des rites sataniques (d'où le titre en anglais). Cet homme fait partie des services secrets de sa majesté et donne sur son lit de mort des informations sur ce qu'il se passe dans la baraque. Deux hommes se rendent sur place et rencontrent dans la cave des femmes vampires aussi sanguinaires que Milou dans Tintin. Fort de cette constatation, ils se rendent chez Van Helsing et ce dernier voit tout de suite le lien avec Dracula. Il décide alors de mettre un terme à toute cette mascarade. Car en plus, plus tard, on apprend que Dracula veut lâcher une contagion de peste noire, le malfrat! En fait, ce qui me gêne le plus dans ce métrage, c'est qu'à force de faire trop moderne, on tombe presque dans de la science-fiction en carton et les moyens alloués au métrage sont bien trop légers pour pouvoir convaincre.

Et là où la Hammer excellait, c'est-à-dire une ambiance gothique à souhaits avec des effets de lumière et sonore de grande qualité, se trouve ici réduit à néant à cause de manoir classique, de décors vides et surtout de matériels complètement désuets avec des écrans de télé en carton et un matériel informatique risible qui côtoie les rétroprojecteur de diapositives. Malheureusement, cela ne sied pas du tout à l'ambiance du métrage, et n'aide pas à instaurer une ambiance glauque, lugubre et angoissante. Du coup, avec un rythme délétère et une ambiance qui n'est pas au rendez-vous, on ne peut que être déçu par le film. D'ailleurs, au bout d'une demi-heure, j'ai fait pause et j'ai fait une sieste.

Les acteurs sont évidemment au diapason. Christopher endosse pour la énième fois le costume du comte Dracula et il faut dire que cela lui va à ravir. Sa carrure longiligne, ses cheveux gominés en arrière et son regard noir en fond le candidat parfait pour ce rôle. Mais j'ai trouvé que dans ce métrage il surjouait un tout petit peu et c'est bien dommage. Peter Cushing, avec son visage livide, ses joues creusées et son regard glacial incarne à la perfection le personnage qui veut se venger ou encore finir un travail démoniaque. Mais là aussi, je l'ai trouvé en petite forme. Il reste les personnages secondaires et là, le calvaire commence. On a des femmes vampires qui jouent comme des gousses d'aulx, des sectaires fanas des gilets sans manche en poils de yacks, une rousse incendiaire qui rappelle Emma Peel, un agent secret à la coiffure improbable et aux pattes d'eph! Bref, une palanquée de personnages franchement pas intéressants et surtout pas du tout charismatiques.

Par contre, au niveau des effets spéciaux, c'est franchement pas trop mal foutu surtout pour l'époque. Les effets de feu sur les personnages sont saisissants et la progression de la peste noire sur un des personnages est relativement bien faite, chapeau bas aux maquilleurs. La désagrégation d'un corps est aussi assez bien faite et cela reste toujours agréable de voir des effets old school car ils sont souvent bien plus réalistes que les effets numériques d'aujourd'hui. Par contre, le film reste dépourvu d'effets de peur ou d'effets de surprise vraiment sursautant. La première apparition de Dracula est assez risible, et on a déjà fait beaucoup mieux avec le géniallisime bal des vampires. Du coup, sans effets de peur et sans réelles grandes surprises, le film reste assez plat et sans grande saveur.

Au final, Dracula vit toujours à Londres et on s'en fout. Il en résulte un film qui oscille vers le James Bond du pauvre avec une dose de fantastique horreur vampirique de chez papys, mais qui peine à décoller et à captiver le spectateur. On pourra néanmoins apprécier les deux acteurs principaux dans des rôles qu'ils connaissent et remplissent à merveille. En bref, si vous aimez les films qui font fauché, les sectaires moustachus à lunettes de soleil et à gilet sans manches en poil de yacks, les femmes vampires qui sifflent comme des serpents et les chinoise maître de cérémonie, ce film est pour vous. Pour les autres, vous pouvez passer votre chemin, car le film demeure assez ennuyeux et sans réel relief. Deuxième film de la Hammer que je regarde et deuxième déception, j'espère que les prochains films seront meilleurs.

publié le 10/11/2011 - 20:46
Portrait de DorianGray

Mon Avis

DorianGray (I am Legend - 2000 critiques)
4
 
Dans la lignée de Dracula 72, cet opus suffisant et passablement ennuyeux provoque tout au plus quelques baillements aimables ... mais rien ne sauve ce film d'une semi-noyade tant le ton moderne est dors et déjà voué à l'échec et en outre constitué d'un casting de seconde zone très amateur ... Cushing et Lee s'en tirent cette fois sans les honneurs!
publié le 01/01/2007 - 00:00

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