Mister Babadook

7.0/10
Mister Babadook

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Portrait de Fab-4 Fab-4
I am Legend - 1044 critiques
publié le 06/04/2020 - 16:47
7
 

Papadook

Elle vit seul avec son fils dont le père est décédé avant sa naissance. Le petit ne parle que de monstres et se fabrique même des armes pour s'en défendre...

Samuel est très perturbé et ses hantises le rendent asocial, voir dangereux. On compati pour sa mère, isolée et désarmée, ne sachant comment gérer la situation. Quant à Mr Babadook, ça n'est apparemment q'un livre de conte qui font peur.

Ce film est avant tout un drame familiale et psychologique qui fusionne avec le fantastique et l'épouvante en retranscrivant un manque, un tabou, dans un monstre terrifiant. Tout ceci est pas mal vu et bien réalisé mais ça tire un peu en longueur et le final (même si on comprend la métaphore) n'est pas de plus emballant.

Reste un film très sympa qui sort un peu du lot mais qui n'a rien d'un chef d'oeuvre, la faute à une écriture un poil alambiquée.

A voir.

Portrait de MrSpikeBones MrSpikeBones
Newbie - 3 critiques
publié le 07/02/2015 - 17:21

Joli coup !

Voilà un film qui est passé totalement inaperçu (pas de sortie en salle en Belgique -du moins pas entendu parlé-, promotion pour la sortie DVD inexistante, etc...) et qui pourtant mérite que l'on s'y attarde.
Un drame familiale à l'ambiance froide et perturbante où les sentiments se mélangent à la peur et à l'imagination. C'est lent mais pas embêtant, effrayant et bien pensé.

Une fin un peu en-deçà du reste du film, qui aurait été bien plus percutante si l'on était resté dans le doute de l'origine du monstre (réelle ou pas).

Ne boudez pas votre plaisir si vous aimez les films bien joués, bien écrits et s'il ne vous faut pas trois milles explosions/minute pour apprécier un bon film.

Un de mes coups de coeur de cette année.

Portrait de DorianGray DorianGray
I am Legend - 1998 critiques
publié le 14/01/2015 - 11:29
6
 

A moitié conquis !

Ben oui, voilà un film qui aurait pu être un excellent moment sans cette envie finale de la réalisatrice de tout mystifier et de revenir à des principes de base trop légers et finalement trop évidents. On doit reconnaître toutefois un travail sérieux : un scénario intéressant avec cette mère dépressive et son gamin de merde qui beugle pour se faire entendre et fait chier son monde, le père décédé et le monstre ou plutôt pseudo-monstre psychologique qui détruit ou non le giron familial ... c'était intéressant avant que la réalisatrice ne veuille à toute force rester dans un domaine purement fantastique ... d'un point de vue thématique, c'est réussi, d'un point de vue plus crédible, ça l'est moins. De fait, le film oscille, comme dans un livre, entre vérité et vraisemblance mais sans oser réellement basculer dans l'un ou l'autre.

Aussi, on assiste à un surjeu formidable de l'actrice principale qui donne de son talent certes mais en fait parfois un peu trop et finit ce film avec une nausée évidente ... le gamin tête à claque fait parfois plus peur par ses mimiques faciales que le-dit Babadook qui prend des allures de personnages de papier (c'est réussi, on dirait du Méliès effectivement) ... alors, oui, ce film est une référence aux vieux films d'effroi, façon Méliès, oui, il garde en tête et vaille que vaille les fondement des films fantastiques (il ne s'agit pas vraiment ici d'un film d'horreur de par ses choix thématiques et scénaristiques), oui il approfondit ses personnages ... mais la sauce est parfois lente à prendre, certains passages sont de trop, littéralement (l'apparition finale du père n'était pas nécessaire), d'autres sont effleurés ... la réussite est réelle toutefois, malgré ses petits défauts, car l'ambiance, la psychologie, le mysticisme et l'effroi sont les portes qui mènent à ce film !

Portrait de Killafornia Killafornia
Graine de psychopathe - 208 critiques
publié le 20/12/2014 - 14:41
8
 

Dépression et contine

Précédé d’une excellente réputation par l’intermédiaire de nombreux prix reçus, notamment lors des festivals de Gerardmer et de Sundance, débarque « The Babadook », œuvre australienne d’une Jennifer Kent jusqu’alors à l’état de ses premiers balbutiements de réalisatrice. Dans les rôles principaux, on retrouve Essie Davis qui livre une performance ahurissante et Noah Wiseman qui arrive à réhabiliter le rôle de l’enfant dans le film fantastique. Leurs performances respectives arrivent à insuffler la densité dramatique qui fera la force du métrage.

En effet, du postulat de départ du film fantastique classique maitrisé, la réalisatrice nous convie dès les premières secondes dans un drame social entre une femme meurtrie depuis la mort de son mari dans un accident de voiture alors même qu’elle s’apprêtait à accoucher et son fils totalement incontrôlable, asocial et tourmenté par de nombreux cauchemars. La force du métrage se joue avant tout dans l’auscultation intimiste de la cellule familiale au travers de la psyché de cette mère qui n’arrive pas à aimer son fils et dont les affres de la dépression marquent symboliquement chaque trait de son visage et ce fils éperdument en recherche d’affection. Tous deux sont soumis à l’absence de figure paternelle et trainent leur croix dans un monde qui leur accorde de moins en moins d’empathie.

C’est dans cette relation ambivalente, suffocante et déstructurée que Jennifer Kent répand petit à petit une atmosphère qui se révèlera hautement anxiogène par le biais, dans un premier temps, de la lecture d’un livre de conte intitulé « Mister Babadook » mystérieusement apparu dans la maison et ensuite par la réhabilitation cinématographique du mythe du Boogeyman depuis trop longtemps devenu moribond.

Dans un premier temps donc, en subjuguant le basculement des peurs enfantines dans les troubles les plus viscéraux du monde des adultes jusqu’à en atteindre le point névralgique, le film distille subrepticement les apparitions du Babadook, allégorie des songes les plus pernicieux, et pose la question de l’importance du sommeil dans la cohérence et la sanité de l’esprit. Jennifer Kent offre alors un subtil traitement du vacillement dans les méandres de la folie et fait douter le spectateur sur la tangibilité de l’aspect fantastique de son film.

Et puis vient la réhabilitation du mythe à travers un parti-pris qui ne plaira certes pas à tout le monde mais qui a le mérite de connaitre ses codes, reconnaitre ses inspirations (Méliès, Carpenter,..) et de ne jamais se perdre dans l’écueil du genre. La dernière partie du film préfère abandonner la suggestion et mystifie le boogeyman en véritable catharsis, délaissant ainsi également son étrangeté maladive et toute connivence avec l’amateur de genre, mais les symboliques finales s’inscrivent dans le même dogme psychologique que les maux qui ne cessent de dévorer la configuration familiale traditionnelle. L’absolution des peurs ne passera que par l’acceptation du passé.

HyoSooSeo
Newbie - 1 critiques
publié le 01/11/2014 - 17:53

Le magistral "The Babadook"

Le magistral "The Babadook" de Jennifer Kent, concentre un fourmillement d'horreurs vicieuses et pénetrantes, qui atteignent le spectateur au plus profond de ses os. Allant de la folie dérangeante et ambigüe, au monstres des fonds de placards, et des dessous de lit...
Coup de théatre impressionant qui, je l'espere marquera l'histoire du cinéma horrifique pour de longues années.

Portrait de G.C. G.C.
Graine de psychopathe - 200 critiques
publié le 24/08/2014 - 15:19

M.Babadook

Quel film ! Une oeuvre tout en finesse et en élégance, mettant en scène une histoire de croque-mitaine bien métaphorique et qui se paie le luxe d'être à la fois émouvante et terrifiante. Globalement, trois raisons à cette réussite :

1) Le film repose sur deux personnages - une mère endeuillée et son fils de six ans -, tous deux admirablement bien interprétés.

2) La réalisation, bien qu'un peu flottante au début (premier long-métrage oblige), reste soignée, personnelle et parfois surprenante, concentrant une majeure partie de l'histoire en huis clos. La réalisatrice prend le temps de mettre son histoire en place sans jamais que l'on tombe dans l'ennui, signant une atmosphère de qualité - parfois pas aussi classique que l'on croit, souvent malsaine, toujours obscure.

3) La bande-son est incroyable, sobre et angoissante (ambiance lourde aux bons moments et sans excès, musique étrange, bruitages du Babadook...).

Ajoutez à cela un monstre éponyme original, intrigant et terriblement classe, doublé à des effets spéciaux discrets du plus bel effet, vous obtenez un des films d'horreur les plus sombres, sincères et poétiques de ces dernières années. À voir absolument !

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