Critiques spectateurs de Dariofulcio13

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Docteur Rictus

Docteur Rictus

Dr. Rictus anticipe de quelques années sur le fameux Le Dentiste de Brian Yuzna en voulant lui aussi jouer sur la phobie causée par les blouses blanches, les tables d'opérations et les scalpels aussi étincelants que tranchants.

L'idée est bonne, toutefois le metteur en scène préfère s'orienter vers une tournure "slasher" très (trop) classique avec une structure assez mécanique (un ou deux meurtres toute les 10 minutes environ) et un usage de gros poncifs usés jusqu'à la corde (les ados de couleurs, lubriques ou comportant une morale douteuse sont évidemment condamnés d'avance à contrario de l'héroïne virginale dans la plus pure tradition WASP). Passée cette réserve, il faut reconnaître que Dr.Rictus possède de belles qualités à commencer par un sadique de service vraiment inquiétant campé avec brio par un excellent Larry Drake. Sa figure pouponne et ses petits ricanements malsains sont tout bonnement inoubliables!!!

Ajoutons à cela une mise en scène soignée proposant quelques beaux morceaux visuellement inspirés (la traque dans le labyrinthe forain, l'évasion traumatisante du médecin enfant...) et des mises à morts certes pas très graphiques mais souvent très inventives et sadiques (le lavement d'estomac et l'étouffement au pansement géant constituent de grands moments jubilatoires) le tout sous une bonne dose d'humour noir (les répliques mordantes du maniaque) et vous obtenez un bon petit divertissement sans prétention. Sympathique, à défaut d'être inoubliable...

7.35714

Publié le 31 Décembre 2012

Chroniques de Tchernobyl

Chroniques de Tchernobyl

Merci à Oren Pelli, heureux créateur des discutables Paranormal activity qui nous offre la recette d'une nouvelle arnaque sur pellicule. Prenez un crayon et notez:

1°) Prenez une poignée de jeunes gens aussi idiots qu'insignifiants dont le sort nous laissera désespérément indifférent. Pas la peine d'étoffer leurs personnalités avec de vrais dialogues, une bonne poitrine généreusement mise en valeur par de beaux décolletés et des gueules de lover suffiront à compenser l'absence de cerveau.

2°) Partez d'une situation basique vue dans les 1243394 survival précédents (un coin paumé + une panne de voiture + des habitants locaux pas très amicaux) et rajoutez-y l'alibi pseudo historique en brodant sur un fait encore trop frais dans les mémoires (pas étonnant que les associations des survivants de la catastrophe aient crié au scandale à la sortie du film) pour justifier sa mise en place.

3°) Subtilisez deux ou trois éléments de The Descent et de La Colline a des yeux et comblez l'absence de fil rouge par une interminable course-poursuite à base de cris hystériques et de jump-scares prévisibles (seule exception: le coup de l'ours squatteur où là c'est juste ridicule) le tout dans un black-out quasi permanent dès moitié film (ça repose les yeux et ça permet de cacher le fait qu'il n'y'a rien à voir).

4°) Secouez très fort la caméra en permanence que vous portez sur l'épaule: ça vous évite de vous compliquer la vie avec des plans chiadés et de concocter une ambiance anxiogène sur l'excuse bidon de faire "réaliste"...Comment ça aucun personnage ne filme les autres dans l'histoire????!!! Soyez heureux vous venez d'inventer un nouveau concept à peu de frais: le "found footage" qui n'est pas un "found footage", c'est ça avoir des ambitions artistiques mon petit.

5°) Mettez un beau titre qui accrochera les plus sceptiques. Chroniques de Tchernobyl ça le fait non? Bon évidemment le film n'a de chroniques que son titre et se passe en réalité à Prypiat mais le public s'en fout il fera pas la différence... BONUS DU CUISTOT: rajoutez de beaux décors fantomatiques, ça relèvera un peu la sauce.

Voilà,bravo vous venez de préparer un plat tout à fait indigeste sans en avoir l'air tout en économisant un scénariste et un cameraman, merci Oren!!!

6.26087

Publié le 31 Décembre 2012

Théâtre de Sang

Théâtre de Sang

Sur un canevas proche de L'Abominable docteur Phibes (la vengeance d'un maniaque sur une poignée d'individus à l'aide d'un modus operanti bien spécifique), Theâtre de sang est assurément l'un des meilleurs films d'horreur jamais réalisés avec l'impérial Vincent Price en vedette.

Si l'histoire en elle-même est assez simpliste, le film vaut largement le coup pour ses très nombreuses mises à mort, toutes inspirées de célèbres pièces de théâtre dramatiques de Shakespeare, qui mettent le paquet sur le sadisme et...sur un humour noir absolument décapant!!! Électrocution capillaire, décapitation ni vue ni connue, cannibalisme canin, lacération en groupe....autant de réjouissances étonnamment gore pour un film de 1973 qui se fondent avec bonheur dans des dialogues à la fois référentiels mais aussi pétri d'un second degré diabolique!!! Quand à Vincent Price, il livre probablement sa performance la plus habitée et incroyable depuis l'excellent L'Homme au masque de cire c'est dire si le niveau est placé très haut!!! Un must du genre !!!

9.6

Publié le 30 Décembre 2012

The Cat : les griffes de l'enfer

The Cat : les griffes de l'enfer

L'ajout de chats plus ou moins maléfiques n'abusera personne: The Cat: les griffes de l'enfer est bel et bien une énième histoire de vengeance post-mortem d'un spectre de petite fille (certes sans cheveux longs cette fois) usant d'une malédiction fatale.

Il y'a bien quelques idées intéressantes pour véhiculer une petite critique des dérives du commerce animalier (abus des salons de toilettages transformant nos amis les bêtes en poupées barbie, dessous peu reluisants des chenils...) mais au-delà le script n'est qu'un programme ultra-balisé d'apparitions convenues et de pseudo enquête à la résolution tout aussi courue d'avance (et accessoirement plagiée sur le formidable Dark water d'Hideo Nakata). Même la mise en scène peine à faire illusion: malgré une belle photographie, le réalisateur semble ne pas trop y croire et se contente de plans fixes qui ont tendance à amoindrir l'impact de scènes surnaturelles souffrant déjà du syndrome du "déjà vu".

4.75

Publié le 30 Décembre 2012

Le Village des ombres

Le Village des ombres

Incendié à sa sortie par les critiques, Le Village des ombres demeure pourtant une petite série B attachante malgré quelques gros défauts à commencer par une direction d'acteurs on va dire pas à la hauteur pour rester poli (on n'avait pas vu interprètes plus inexpressifs depuis...Promenons-nous dans les bois) et une fâcheuse tendance à sombrer dans le film de couloirs un brin redondant pour garder artificiellement le mystère (vous savez quand on voit pour la troisième fois en cinq minutes un personnage traverser en temps réel un passage étroit ou passer 3 heure à ouvrir une porte pour la cinquantième fois).

Heureusement, ce qui sauve le métrage du décrochage total c'est sa formidable et envoûtante ambiance gothique mitonnée par Fouad Banhammou qui utilise avec habileté des décors extrêmement glauques et un éclairage lunaire très photogénique (on ressent pas mal l'influence des récentes productions espagnoles). Une véritable plus value permettant de nourrir un malaise latent distillé par une intrigue qui n'est pas sans rappeler Silent Hill, les moyens techniques en moins (le film joue beaucoup - voire un peu trop - sur la suggestion).

Pas un grand titre ni un ratage total donc, juste une petite curiosité mineure qui laisse un bon souvenir.

6.57143

Publié le 30 Décembre 2012

Les Deux Visages du Dr. Jekyll

Les Deux Visages du Dr. Jekyll

Du grand Terence Fisher on pouvait espérer mieux après ses splendides relectures de Frankenstein et Dracula. L'idée de base était pourtant bonne puisqu'elle apporte un regard neuf au mythe instauré par Stevenson: ici Jekyll y est présenté comme un savant aigri, ne vivant que pour son travail et qui trouve en ses métamorphoses en beau jeune homme (Hyde donc) le moyen de s'extérioriser et de rattraper ses frustrations (amour du jeu, séduction, violence, fourberie...).

Le manichéisme est donc évité avec habileté car l'on se rend rapidement compte que si la situation dégénère c'est davantage du fait de l'incompatibilité des deux personnalités antagonistes dans le même corps qui finit par polluer les deux esprits qui ont chacun leurs tords. Hélas au drame fantastique d'excellente facture qui aurait pu en découler (car oui il ne faut pas découvrir le film sous l'angle de l'horreur car il n'a jamais la prétention d'être une oeuvre anxiogène), Les Deux visages du docteur Jekyll se contente d'une bonne base pour justifier une histoire criminelle sur fond d'amant dans le placard plutôt longuette et convenue qui ne décolle véritablement qu'à son final assez cruel. D'autant plus dommage que Paul Massie n'était clairement pas le meilleur choix dans le rôle titre (autant il est d'une aisance confondante en Hyde, autant en Jekyll il sombre dans la caricature gênante). Une curiosité mineure donc...en attendant un Docteur Jekyll et sister Hyde made in Hammer largement plus convaincant...

6.66667

Publié le 30 Décembre 2012

Dr. Jekyll and Sister Hyde

Dr. Jekyll and Sister Hyde

Après un Deux visages du docteur Jekyll en dents de scie, la célèbre firme Hammer revient avec une nouvelle transposition du classique de Stevenson.

Encore une fois, il ne s'agit pas d'une fidèle adaptation mais bel et bien d'une relecture très personnelle et audacieuse du thème. Au -delà de la féminisation du double malveillant, incarné avec brio par une Martine Beswick sexy en diable, qui introduit avec subtilité le thème de l'homosexualité refoulée chez Jekyll, le scénario se permet un mélange astucieux de plusieurs mythes historiques ou littéraires. Outre le thème Jekyll/Hyde, on y retrouve donc des références explicites à Jack l'éventreur ou encore aux célèbres voleurs de corps Burke et Hare dans une intrigue étonnamment homogène et dynamique (entre les quipropos vaudevillesques de la pension et les multiples meurtres jalonnant le métrage, le film n'a que peu de temps morts) agréablement servie la mise en scène soignée de Roy Ward Baker. Au final, même s'il n'est peut-être pas aussi définitif que les versions américaines de Rouben Mamoulian et de Victor Flemming, nul doute que ce Docteur Jekyll et sister Hyde figure assurément parmi les meilleurs titres inspirés du roman.

9

Publié le 30 Décembre 2012

Killjoy 2

Killjoy 2

La bonne nouvelle c'est que Killjoy 2 est bien meilleur que son prédécesseur...la mauvaise c'est que ce n'est pas ce numéro là qui va nous offrir un bon film.

Encore une fois, il s'agit d'une série Z très fauchée mais si les défauts techniques sont nombreux (trucages au rabais, suggestion cache misère, faux raccords en pagaille, interprétation approximative...), cette suite possède au moins un certain sens de la mise en scène (au moins le montage est limpide, les plans sont stables et la musique est mieux dosée). Idem pour l'écriture qui, si elle recycle tous les poncifs poussiéreux du slasher avec quelques incohérences à la clé (les coups de feu injustifiés) possède toutefois une poignée de mises à morts amusantes à défaut d'être sanglantes (le meurtre au dentier claqueur, fallait oser...) qui sauvent le film de l'ennui.

Bref autant le premier était un navet, autant celui-ci reste un nanar vaguement regardable pour quelques minutes rigolotes. Peut-être qu'à ce rythme là on aura droit à un truc sympathique pour le troisième opus?

5

Publié le 28 Décembre 2012

Killjoy

Killjoy

Que dire de ce truc qui mérite beaucoup d'appellations mais sûrement pas celui de "film"? Que même en attendant très peu c'est sacrément mauvais. L'ensemble se résume à trois décors (un bout de rue, une pièce de hangar et une pièce d'appartement), deux ou trois musiques pourries (genre porno soft ou rap de bas étage) laissées en fond sonore sans se préoccuper de la pertinence avec l'action, un semblant d'histoire grotesque servie par une poignée d'"acteurs" - notez les guillemets - dont le seul talent sera de lever le haut (du moins pour les actrices^^) et à un clown, le fameux Killjoy donc, ressemblant plus à un travesti hystérique qu'à un boogeyman menaçant. Jamais drôle (le tueur devrait vraiment réviser ses vannes à deux centimes), jamais gore (les CGI ultra-cheap de slime vert sont plus traumatisants pour les rétines), jamais fun... cette série très très Z, visiblement tournée avec la caméra portative des parents du réalisateur, est un véritable supplice dont le seul attrait demeure sa très courte durée.

6

Publié le 28 Décembre 2012

Acacia - Root of Evil

Acacia - Root of Evil

Une histoire de phénomènes paranormaux assez classique avec une résolution finale courue d'avance et une mise en scène juste fonctionnelle pour demeurer agréable. Toutefois l'idée de l'acacia maléfique est assez bien trouvée (cela change de ces revenants aux longs cheveux gras) et, au-delà de sa sadique guerre des nerfs opérée entre le couple de héros bien jubilatoire, le film pointe avec habileté la "gadgetisation" des orphelins adoptés pour assouvir les caprices pour assurer une lignée familiale et les instincts de "formatage" à l'image des parents.

6

Publié le 27 Décembre 2012

Ab-normal beauty

Ab-normal beauty

Délesté de son frangin, Oxide Pang réalise un film hybride passionnant qui démarre comme un drame psychologique portant sur la lente déchéance d'une jeune apprentie photographie se laissant noyer par sa fascination pour la mort. La mise en scène est très recherchée, atteignant parfois des joyaux d'esthétisme (la scène du balcon) et s'intègre très bien à la description à la fois perturbante et émouvante de ce personnage complexe et meurtri (à ce titre les deux actrices principales sont d'une justesse incroyable). Passé une bonne heure, le long-métrage opère un virement radical à 180° en lorgnant soudainement vers une forme d'angoisse tenant autant du thriller à la Silence des agneaux que vers le glauque d'un Hostel. Plus suggestif que gore, ce dernier axe est assez éprouvant pour les nerfs et si le whodunit parait quelque peu factice et abrupt, la conclusion constitue pourtant un moment très fort pour symboliser la rencontre entre l'héroïne et la représentation de ses "instincts morbides". A découvrir sans hésiter...mais sans s'attendre à un film d'horreur classique.

6

Publié le 27 Décembre 2012

A ton Image

A ton Image

Certes A ton image reste plutôt anecdotique avec sa mise en scène téléfilmesque, son absence d'effets anxiogènes et son jeu d'acteurs assez théâtral...mais dans l'ensemble cette petite histoire d'expérience virant au drame criminel se laisse voir sans déplaisir, principalement pour la description de la dégradation perverse des liens familiaux (haine maternelle, amour paternel limite...) qui n'est pas sans rappeler d'autres titres traitant d'enfants maléfiques (notamment Esther). Autrement, ça reste du "vite vu, vite oublié"...

4

Publié le 27 Décembre 2012

Silent Hill : Revelation 3D

Silent Hill : Revelation 3D

Le premier opus était un des rares exemples prouvant qu'une adaptation de jeu vidéo pouvait donner un vrai bon film...Ce n'est clairement pas le cas avec cette suite tardive à l'utilité artistique discutable.

Bon il faut reconnaître que plastiquement parlant Michael J. Bassett arrive à tenir la comparaison avec son modèle avec un univers tout aussi cauchemardesque et varié. De la fête foraine macabre à un labyrinthe de rouille ultra glauque, les rétines ont de quoi se régaler. Idem pour les créatures, largement plus effrayantes et réalistes (les maquillages écoeurants priment sur les images de synthèse...et c'est tant mieux!!!).

Mais au-delà de quelques scènes réussies (le ballet des infirmières, la visite de Pyramidhead dans une sorte de prison, le piège du monstre mannequin...), le gros problème de ce Silent Hill 2 reste son script qui noie le spectateur de passages surexplicatifs pénibles qui, outre d'annihiler l'ambiance mystérieuse du précédent film (tout tout tout, vous saurez tout sur Silent Hill), impose des réactions pas crédibles aux protagonistes s'improvisant plus d'une fois profs d'occulte option monologues barbants. Dès lors, délesté de toute surprise et achevé par quelques passages embarrassants (mon dieu la scène du miroir kitsch à mort!!), le film voit l'ennui primer sur le suspense jusqu'au final aussi vite expédié qu'un tantinet pathétique (le combat de catch que l'on dira "hors sujet" pour rester poli).

Bref voilà l'exemple type de la séquelle futile sacrifiant l'essentiel (une histoire digne de ce nom) pour une belle coquille (la 3D est superbe). Décevant...on croise les doigts pour qu'on évite un troisième volet!!!

6.40909

Publié le 27 Décembre 2012

Martha Marcy May Marlene

Martha Marcy May Marlene

Elizabeth Olsen porte littéralement le film sur ses épaules avec une performance éblouissante et complexe, passant de la sensualité à la terreur, de l'innocente candide à la paumée meurtrie, avec une facilité déconcertante.

Une belle plus value rendant plus crédible encore cette histoire diagnostiquant les effets pervers d'un endoctrinement sectaire sur une pauvre jeune fille hypersensible. Sous la forme d'un quasi huis-clos intimiste entrecoupé de flash back revenant sur la vie en communauté, Martha Marcy May Marlene brasse pas mal de thèmes forts avec brio (les tentatives de réinsertions dans un monde que l'on ne connait plus, le regard mi-compatissant mi-effrayé des proches ne sachant plus comment réagir, la terreur paranoïaque de renouer avec l'Enfer...) dans un crescendo à la fois ensoleillé et délicieusement oppressant.

Reste toutefois un final un peu trop "facile", allant à contre courant des attentes et qui risque de frustrer quelques spectateurs. Une petite fausse note qui n'entache toutefois pas beaucoup ce beau film qui mérite largement sa découverte.

6.66667

Publié le 27 Décembre 2012

Shark 3D

Shark 3D

Une "Nuit des requins" (pour reprendre le titre original) qui se passe presque intégralement de jour, probablement pour mieux mettre en lumière l'absence de talent ambiant.

Passé un sympathique retournement de situation à mi-parcours (car ces bestiaux ne sont pas dans un lac pour rien ma p'tite dame!!!) qui apporte une dimension "Bis" assez rigolote (mais pas crédible une minute), il n'y'a pas grand chose à sauver de ce désastre friqué. Prévisible, dénué de suspense et d'attaques féroces (les squales apparaissent 2 secondes par assaut), flanqué d'effets de synthèses ratés et handicapé par des incohérences monstrueusement idiotes (la palme revient au comportement héroïco-suicidaire du sportif blessé...), voilà un somptueux ratage aussi ennuyeux que banal dont on aurait aimé de jamais voir émerger des eaux troubles du navet.

5.42105

Publié le 25 Juillet 2012

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