Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2013
3ème jour

Troisième jour à Gérardmer et toujours aucun coup de c½ur, malheureusement… La journée commence avec la projection de Dagmar, l’âme des vikings, réalisé par le metteur en scène du célèbre (et peu intéressant) slasher norvégien Coldprey. Croisement entre le film de viking et le survival, le récit nous propose l’histoire d’une jeune femme, Signe, dont la famille est assassinée par Dagmar, guerrière implacable et sanguinaire. Signe, prise au piège par cette dernière, va tout faire pour lui échapper. Le film de Roar Uthaug n’est pas une réussite totale, loin de là. Manquant de lyrisme, échouant à mettre en place des séquences véritablement épiques, Dagmar est un film sympathique mais mineur, dont la plus grande originalité reste de confier les rôles principaux à des femmes. Cependant, Uthaug ne fait que remplir le cahier des charges propres au genre ; toutes les scènes s’enchaînent de façon profondément téléphonée.

The Crack, du cinéaste Alfonso Acosta, est un film qui n’a absolument pas sa place dans un festival de films fantastiques, encore moins dans le cadre de la compétition officielle. Et, comme dans de nombreux autres long-métrages présentés cette année à Gérardmer, l'élément déclencheur est à nouveau (cela commence à devenir redondant) une affaire de deuil. Un an après la mort de sa s½ur, à laquelle il a assisté, Tomas part à la campagne avec sa famille. Il est le plus affecté de tous par sa disparition et peine à s’en remettre. Les rapports qu’il entretient avec ses parents vont peu à peu se dégrader. Le problème essentiel du film d’Acosta est qu’il n’est pas fantastique. Le récit ne fait qu’enchaîner des scènes intimistes absolument lourdingues et ne propose jamais de chute, s’enlisant dans un faux-rythme rédhibitoire. On voit Tomas pleurer, Tomas rire, sa mère couper un chou, prendre la voiture, son grand frère jeter des cailloux dans le lac, et ses petits frères boire des chocolats chauds. C’est évidemment d’un intérêt palpitant.

Forgotten, réalisé par l’allemand Alex Schmidt, relève heureusement le niveau. Hannah et Clarissa, deux amies d’enfance, décident de retrouver l’île sur laquelle elles passaient leurs vacances étant petites. Des souvenirs vont à peu remonter à la surface ; un terrible secret hante encore la conscience de Hannah. Sorte de transposition du fantastique à l’espagnole dans le cinéma allemand, Forgotten (traduction d’ailleurs peu fidèle du titre original, Tu m’avais promis) est à la fois un film de fantôme, un conte, et une réflexion sur l’oubli et la culpabilité. Très prenant dans son premier acte, le film pêche malgré tout par un traitement assez télévisuel et une deuxième partie qui se traîne quelque peu en longueur – le twist de fin est trop lourdement surligné. Reste une histoire attachante, interprétée par des comédiennes qui ont manifestement trouvé le ton juste, à laquelle il manque malgré tout un véritable souffle.
Dernier film de la journée, You’re next, réalisé par Adam Wingard. Sachant que le metteur en scène américain avait déjà participé au désastre V/H/S, la méfiance était de mise. Malheureusement, Wingard confirme toutes les craintes que nous avions avant d’entrer dans la salle. You’re next est un slasher faussement malin, qui ne prend jamais son sujet au sérieux (l’attaque d’une famille bourgeoise dans une grande maison par une poignée de forcenés masqués) et verse à la fois dans la distanciation parodique et la mise en scène à la shaky cam. Un film roublard, sans aucun point de vue, qui ne respecte à aucun moment le genre qu’il investit.
Bref, il ne reste qu’à espérer que la suite du programme vienne quelque peu relever le niveau global de cette vingtième édition. Mama est attendu demain comme le sauveur…
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