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Jurassic Park 3

De très bons effets-spéciaux pour un film au scénario peu original. Du pûr "entertainment"...
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de Jurassic Park 3
8
Dinosaure Forêt

Le premier Jurassic Park, réalisé par Steven Spielberg en 1993, obtint un franc succès. Il faut dire que les effets spéciaux de l'équipe d'ILM et du Stan Winston Studio en jettaient méchamment. Des dinosaures plus vrais que nature qui s'échappaient de leurs enclos dans un parc d'attraction : un scénario somme toute assez basique signé par le romancier Michael Crichton. Ce dernier, très branché dans le domaine scientifique, est également l'auteur des "mémorables" Sphere (porté à l'écran par Barry Levinson en 1992), Harcelement (Barry Levinson encore), Congo (signé Frank Marshall en 1955)...

En 1997, Spielberg donne une suite à son film. Malgré un certain succès sur le plan commercial, Le Monde Perdu compte parmi les plus mauvais films de Spielberg. Et si ce Jurassic Park 3 ne place pas la barre beaucoup plus haute que son prédécesseur, il a au moins le mérite de constituer un divertissement de très bonne facture.

Dans le premier film, le docteur Alan Grant et sa compagne, le docteur Ellie Statler, se retrouvaient dans le parc d'attractions du milliardaire John Hammond pour tenter d'éviter que les dinosaures ne les dévorent. Dans le second film, on se concentrait sur le docteur Ian Malcolm (Jeff Goldblum, le Seth Brundle du film de Cronenberg, La Mouche) partit à la recherche de sa copine (Julianne Moore) et, par la même occasion, tentait d'empêcher le petit-fils de Hammond de ramener des dinosaures sur la terre ferme (voire le final vraiment tiré par les cheveux avec le T-Rex lâché en plein centre-ville). Pour le troisième film, les scénaristes ne font pas vraiment dans l'originalité et nous jouent à nouveau la carte de la mission de sauvetage. Le docteur Alan Grant est contacté par un gros richard et sa femme pour leur servir de guide. En effet, ils souhaitent "survoler" Isla Nublar. Malheureusement, ils s'écrasent sur Isla Sorna, le fameux site B de la firme Ingen. Et bien entendu, tout un tas de féroces dinosaures peuplent l'île...

On fera un peu l'impasse sur le scénario qui n'est pas franchemment extraordinaire et qui est surtout propice à nous offrir des scènes d'action en pagaille. C'est d'ailleurs le seul intérêt du film. Mais il faut avant tout prendre le film pour ce qu'il est, à savoir un blockbuster pété de tune qui a pour seul et unique but de distraire le spectateur. Et force est de reconnaître que le but est atteint. Steven Spielberg reste à la production et confie la réalisation à Joe Johnston. On n'y perd pas vraiment au change et le réalisateur de The Rocketeer (1991), The Pagemaster (1994) et de Jumanji (1995) fait vraiment plaisir à son public en lui offrant des scènes d'action assez efficaces. Comme par exemple, la scène du crash de l'avion, la scène dans la volière avec les Ptéranodons ou encore celle du Spinosaure dans le lac.

Comme dans tout bon blockbuster qui se respecte, le casting comporte quelques pointures. Outre Sam Neill et Téa Leoni, nous avons William H. Macy, qu'on a pu voir dans la comédie Mystery Men (1999) de Kinka Usher, aux côtés de Ben Stiller, Hank Azaria et Greg Kinnear. En 1998, on a pu le voir dans le rôle de Milton Arbogast dans le remake du film de Hitchcock, Psycho, mis en scène par Gus Van Sant.

Mais le film ne serait rien sans les incroyables effets spéciaux du Stan Winston Studio et ceux d'ILM. De ce côté-là, il n'y a rien à dire car ils sont vraiment impeccables. Il y a bien ça et là quelques plans qui ne sont pas forcémment de grande qualité mais je dois reconnaître que mes connaissances en la matière sont assez limitées! Le principal reste que les dinosaures sont assez bien incrustés avec les acteurs et que l'on ne parvient pas facilement à distinguer les images de synthèses des animatroniques.

Le film fut un temps sous-titré "The Extinction", puis "Breakout". Au final, les producteurs opteront pour le classique "Jurassic Park 3". En conclusion, un très bon divertissement que vous pourrez voir et revoir à loisir avec un plaisir intact à chaque vision.

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