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Night of the dead – Critique

Night of the dead

Un film de zombies fauché, mal écrit, mal réalisé et mal joué. What else?

Publié le 5 Mai 2011 par Geoffrey · Voir la fiche de Night of the dead

Il est des films que l'on aimerait n'avoir jamais vu... et pour cause. Les habitués du site le savent : je ne tiens pas particulèrement le réalisateur allemand Uwe Boll en haute estime. Et pourtant, celui-ci est un bleu en matière de mauvais films à coté de ce nouveau roi des tâcherons, de ce nouvel empereur du mauvais goût et de l'incompétence, j'ai nommé Eric Forsberg.
Que penser de ce qu'il a infligé à la face du monde (cinématographique) depuis qu'il a une caméra entre les mains? Sa filmographie parle d'elle-même: scénariste sur La Guerre des Mondes 2: La Nouvelle Vague, 30,000 Leagues Under the Sea et Snakes on a Train, il est surtout connu en tant que réalisateur grâce au désormais célèbre Méga Piranha, critiqué en ces lieux par votre serviteur.
Mais avant ce bousin aquatique, il y a eu ce Night of the Dead dont je vais aujourd'hui vous parler.


Beuaaarh!

Sponsorisé par la firme Asylum (un gage de qualité...), ce long-métrage d'horreur se veut un décalque de Re-Animator, en plus mieux. La jaquette Américaine n'hésite d'ailleurs pas en rajouter des tonnes en ce sens: "From the Master of Horror Eric Forsberg", "More shocking than Re-Animator". Ben voyons...
Le DVD français édité chez Emylia est à peine plus sobre car, s'il conserve le slogan "Par le maître de l'horreur Eric Forsberg", il a néanmoins le bon goût d'éviter la filiation avec le film de Stuart Gordon. A la place, on a droit à "Meilleur Film d'Horreur au Gem City Film Festival" et franchement, on peut se demander comment ce film mal écrit, mal joué, mal filmé et doté d'effets spéciaux "artisanaux" a pu gagner une quelconque distinction dans un festival, aussi petit soit-il...


Oh! Un laboratoire nanar! Avec un zombie nanar!

Enceinte et effrayée, Anaïs n'est pas autorisée à quitter l'hôpital spécialisé où son mari, Peter, fait un stage médical avec son oncle, le Dr. Schreklich. Ce dernier possède un sérum qui peut ressuciter les morts. Mais les choses tournent terriblement mal lorsque les zombies prennent le contrôle de l'hôpital...


Je ne veux même pas savoir de quoi il parle...

Le pitch annonce un film de zombies somme tout banal, pas plus bête qu'un autre et si la réalisation tout comme les maquillages s'étaient montrés à la hauteur, il n'y aurait pas eu de problème. Malheureusement, cela n'a pas été le cas. Moche et amateur sont les premiers qualificatifs qui viennent à l'esprit devant le spectacle offert par Night of the Dead.
Le générique du début, déjà, donne une bonne idée du massacre et explosera la rétine de ceux qui n'auront pas succombé à une crise d'épilepsie. En voici un petit aperçu (attention les yeux, ça pique) :


Essayez d'imaginer ça en mouvement...

Je ne sais pas ce qui est le pire dans Night of the Dead: la réalisation, le scénario ou les acteurs. Car c'est un fait: tous sont mauvais. Très mauvais. Et il n'y en a pas un pour rattraper l'autre.
Petit tour d'horizon.

La réalisation: les cadrages d'Eric Forsberg sont souvent boiteux et composés de gros plans, sans doute pour cacher la misère des décors (trois pièces et deux couloirs pour figurer un hôpital entier) et des effets spéciaux.

Le scénario: en citer toutes les aberrations serait fastidieux et inutile. Sachez seulement que l'histoire pondue par Eric Forsberg (toujours lui) est stupide, remplie de trous noirs, agrémentée de quelques clichés et ponctuée d'un twist final qui laisse rêveur.

Les acteurs: alors là c'est le pompon. La cerise moisie sur le gâteau rassis. Rarement il m'a été donné de voir des comédiens aussi mauvais. Et Dieu sait que j'en ai vu dans ma carrière de chroniqueur.
Le principal se nomme Louis Graham et incarne le Dr. Gabriel Schreklich, savant fou de son état. Inutile de s'étendre sur son "jeu d'acteur" puisque de jeu il n'y a point. Charismatique comme une tranche de veau, il n'a malheureusement ni le physique, ni le talent pour donner corps à son personnage.
A ses cotés, Joey Jalalian joue une femme enceinte bête comme ses pieds (comment la qualifier autrement alors qu'elle ne s'étonne pas d'être seule dans un grand hôpital et qu'on l'empêche de sortir de sa chambre ?) tandis que Gabriel Womack incarne son égoïste de mari.


Petit jeu: quelle émotion exprime Joey Jalalian?

Que dire d'autre? Rien, absolument rien ne rachète le film d'Eric Forsberg. Tout y est affreusement nul, de la réalisation aux effets spéciaux en passant par l'histoire. Et je ne suis même pas certain que les amateurs de nanar y trouveront leur compte.
De ce point de vue, Méga Piranha est un chef-d'oeuvre à coté de Night of the Dead.
En résumé: à éviter soigneusement.

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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