BIFFF 2016 - Compte-rendu

AVANT-PROPOS

Au vu des attentats terroristes de Bruxelles survenus le 22 mars, cette 34ème édition du BIFFF fut évidemment particulière. Il eu d'abord l'attente de la permission de faire le festival. Car quand un évènement exceptionnel de la sorte arrive, il faut attendre la décision des autorités compétentes de la ville en matière de sécurité. Peu importe la décision qui aurait été prise, les organisateurs avaient déja décidés de maintenir l'évènement. Car au delà de l'aspect purement sécuritaire, il y avait aussi et surtout cette volonté de ne pas tomber dans le piège. Celui de la peur instauré par un climat d'insécurité entretenu par des êtres humains totalement lobotomisés.

Une légère tension se faisait ressentir au premier jour à l'ouverture. Il faut dire que les festivaliers n'avaient jamais eu l'habitude d'un tel déploiement de règles en matières de sécurité et de prévention. Agents de gardiennage pour les fouilles à l'entrée, sortie unique du bâtiment, point presse uniquement accessible depuis l'extérieur,... etc Même si je reste partagé sur le transfert des séances d'après minuit de la salle 1 à la salle 2, je pense que toutes ses mesures étaient amplement justifiées.

Le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles peut commencer !

IL EST TOUT BEAU MON CLAUSTRIAUX

Quel meilleur contre-pied à l'actualité qu'un passionné membre du jury 7ème Parallèle et surtout, critique sur Horreur.Net ? Un blond au supers pouvoirs d'écriture nommé Geoffrey Claustriaux bien sure ! Il n'a pas encore de secrétaire pour prendre ses rendez-vous mais vu le nombre de films qu'il a vu, je me demande encore si son hypotalamus ne sait pas transformé en barquette de lasagne.

Un petit air de Jack Nicholson dans Shining, vous ne trouvez pas ?

"Alors que les autres gamins passaient leur temps à jouer au foot dehors, le petit Geoffrey Claustriaux était coincé chez lui à cause de son asthme. Un mal pour un bien finalement, car ces heures passées à la maison lui ont permis de s’ouvrir au monde de la lecture. De fil en aiguille, sa passion pour Lovecraft l’a amené à s’essayer lui-même à l’écriture. Tout d’abord chroniqueur cinématographique sur le net, il travaille en même temps au SPF santé. Prenant le train tous les jours pour aller au boulot, au lieu de regarder les vaches passer, il entame son premier roman de fiction publié en 2012 : Les Royaumes Ephémères - L’Odyssée du Jeune Fauve. Nourri par la SF et le fantastique, il continuera sa saga des Royaumes Ephémères ainsi que d’autres projets comme Les Chroniques de l’Après-Monde (2014) qui lui vaudra le Prix Révélation 2015 des Futuriales." Bifff.Net

En compagnie de Joost Vandecasteele (écrivain et scénariste bruxellois), Georges Lini (metteur en scène et comédien), Maxime Dieu (chroniqueur musicale, FIFA, ... etc), Geoffrey "Horreur.Net" Claustriaux a fait partie du jury 7th Orbit. Un prix qui récompense l'oeuvre d'un réalisateur débutant et qui se veut être un tremplin de qualité vers des horizons encore plus grands. Cette année le jury a remis son prix au thriller économique irlandais TRADERS des réalisateurs Rachael Moriarty et Peter Murphy.


Si je m'en tiens à mon ouie fine utilisée à la cérémonie de clôture et me servant d'applaudimètre, je peux prétendre que ce choix fut largement salué par le public. Quand on pense aux têtes d'affiches composants les divers autres jurys, il y a de quoi être fier. Car outre le fait de la reconnaissance de sa contribution au monde du fantastique, il fut mis au même niveau que l'un de ses réalisateurs préférés, Jaume Balaguero.

Si toi aussi tu aimes les blonds timides à la plume acérée, rends toi sur ces diverses pages. Tu y trouveras moultes informations intéressantes sur le Louvièrois le plus célèbre du monde.

BLOG = > geoffreyclaustriaux.blogspot.be/

FACEBOOK => Geoffrey Claustriaux Auteur

CEREMONIE D'OUVERTURE

Une cérémonie teintée d'émotion. L'esprit BIFFF était bien présent et grâce à lui, je suis vite retombé dans le bain de l'excitation de l'ouverture. Le respect des victimes n'est pas seulement passé par quelques mots du délégué général Guy Delmote, mais aussi par le fait de ne pas se laisser abattre et de continuer à vivre le BIFFF.

Non exempt de défauts, le film de Burr Steers était un choix parfait en ses temps assombris. Ou comment prendre un roman connu on ne peut plus sérieux et le transformer en un combat opposant de belles jeunes femmes adeptes d'arts-martiaux contre des zombies assoiffés de cervelles. En dépit d'une idée burslesque à prendre à un degré encore jamais atteint, je suis resté sur ma faim. Le film restant quand même plus acceptable que le non-mémorable Abraham Lincoln: Vampire Hunter.


LES FILMS

The Wave de Roar Uthauge(thriller hors-compétition)

Un film catastrophe norvégien par le réalisateur du premier volet de la saga Cold Prey. Toujours avec un premier degré caractérisant bien souvent cette belle région du globe qu'est la Scandinavie, Roar Uthauge ne renouvele pas le genre mais frappe fort. Interprétation et effets spéciaux étant les meilleurs atouts de cette aventure au pays du saumon.


31 de Rob Zombie (hors compétition)


Fan absolue d'Halloween II, c'est peu dire que j'attendais avec impatience la nouvelle aventure trash de 'sieur Zombie. Après un Lords of Salem louable mais (trop) spécial, je voulais retrouver la patte destroy du réalisateur. Je n'ai pas été déçu mais pas transporté sur un nuage non plus. A vous de voir...


Summer Camp de Alberto Marini (compétition européenne)


28 Jours plus Tard sur le terrain de Jason Voorhees ? Pourquoi pas ! Idée intéressante sur le papier et bien transposée à l'écran. Mais au delà, un manque évident d'originalité dans le scénario. Heureusement que l'interprétation et la mise en scène suivent, rendant le tout très appréciable.


Hardcore Henryde Ilya Naishuller (hors compétition)

Encore une idée du tonnerre sur la papier. Si l'on s'en tient au côté burlesque de l'affaire, c'est un film pop-corn provenant d'une dimension parallèle. Une aventure complètement dingue mais qui s'essouffle rapidement faute d'un scénario mince et répétitif.

Howl de Paul Hyett (hors compétition)

Génial sur le papier, quelques fulgurances à l'écran mais au final, un huit clos lycanthrope décevant malgré des créatures trés réussies. Par contre le film peut se targuer d'avoir une fin trés stupide annihilant tout sur son passage.

CEREMONIE DE COTURE

Riche en couleurs pour ne pas perdre l'habitude. Avec en prime le dernier né de la machine à fun espagnole, Alex de la Iglesia. Bon et bien avant que mon camarade Geoffrey Claustriaux ne dévoile le pot au rose par lettre anonyme, je dois dire la vérité. Je n'ai vu dans ma vie que Le Jour de la Bête. Un bon souvenir qui ne m'a pourtant jamais pousser à en découvrir plus. Et là je me retrouve face à My Big Night. Et merde ? Et bien non. Une comédie musicale atypique et rebutante mais bourrée d'énergie. Un peu comme si vous faisiez le vol Paris-Los Angeles en montagne russe.

CONCLUSION

Quel festival peut se targuer de la diffusion d'une centaine de films en 13 jours ? Chaque année aux Beaux-Arts, le temps passe beaucoup trop vite. Il faut dire que la diversité y est toujours aussi grande. Combien de pays, de personnalités et d'activités différentes ? C'est une joie de tout les instants que je vous invite à découvrir en allant voir la page Facebook du festival ainsi qu'en allant faire un tour sur Bifff.net.