Le Discours d'un Roi (Tom Hooper - 2010)

Le Discours d'un Roi
The King's Speech
Réalisateur : Tom Hooper
Votre note : Aucun(e)
8.5
Moyenne : 8.5 (2 votes)

Synopsis

L'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Edouard VII.

D'apparence fragile, incapable de s'exprimer en public, car souffrant d'un bégaiement particulièrement handicapant, il est considéré par certains comme inapte à la fonction... et par lui-même en particulier !

Mais George VI peut compter sur le soutien indéfectible de sa femme, ainsi que sur l'aide de Lionel Logue, un orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, qui va l'aider à surmonter ses angoisses...

Anecdotes

Biographie / Drame historique

Ce film est tiré de la véritable histoire de George VI (né Albert Frederick Arthur George, le 14 décembre 1895 - 6 février 1952), qui fut Roi du Royaume-Uni et des dominions britanniques du 11 décembre 1936 jusqu'à sa mort.
Il fut également le dernier empereur des Indes (jusqu'en 1947), le dernier roi d'Irlande (jusqu'en 1949) et le premier chef du Commonwealth.

Il souffrait d'un bégaiement sévère, qui entamait fortement sa confiance en lui et le rendait incapable de parler en public. Rien ne le prédisposait donc à la fonction de Roi, que le destin lui imposa malgré tout, lorsque son frère Edouard VII abdiqua.

Avant d'accéder au trône, le Duc d'York, futur Georges VI, panique donc à l'idée d'apparaître en public.
Son discours de clôture de la British Empire Exhibition à Wembley, le 31 octobre 1925, est un supplice pour le public et un vrai traumatisme pour lui.

Néanmoins cette douloureuse expérience lui donne le courage de surmonter son handicap, avec l'aide précieuse de sa femme, en consultant des spécialistes du langage. Tous inefficaces, sa rencontre avec Lionel Logue sera déterminante, particulièrement lorsque son accession inattendue au trône rendirent ses discours publics obligatoires.

A partir de 1924, Lionel Logue, orthophoniste australien spécialiste en élocution, ouvre un cabinet au 146 Harley Street, à Londres. Il utilise les paiements de ses clients fortunés pour donner des soins aux clients peu nantis. En 1935, il est cofondateur de la British Society of Speech Therapists. Lorsque sa clientèle se réduit durant la Seconde Guerre mondiale, il surveille, trois nuits par semaine, le ciel de Londres pour alerter des attaques aériennes. C'est l'un des fellows fondateurs du College of Speech Therapists, en 1944.

Diagnostiquant une mauvaise coordination entre le larynx et le diaphragme thoracique du futur Roi, Lionel Logue prescrit des exercices vocaux d'une heure par jour. Les traitements de Logue facilitent la détente musculaire du Duc d'York et réduisent les spasmes provoqués par certains muscles.
Ce dernier parvient ainsi à réduire le nombre de ses hésitations pendant ses discours.

En 1927, il parle avec une relative aisance et prononce sans bégaiement son discours d'ouverture du parlement australien à Canberra.

Logue a continué de travailler avec le Duc d'York/Charles VI tout au long des années 1930 et 1940.
Il a recours à des virelangues (locution, ou une phrase ou un petit groupe de phrases, à caractère ludique, caractérisée par sa difficulté de prononciation ou de compréhension orale, voire des deux à la fois) pour aider le Roi à se préparer à ses discours lors de moments importants, dont son couronnement et les discours à l'Empire britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les deux hommes sont demeurés amis jusqu'à la mort du Roi. Ce dernier a reconnu leur amitié en lui remettant l’'Ordre Royal de Victoria, lui donnant le rang de Membre (MVO) le 11 mai 1937.
Logue a été élevé au rang de Commander (CVO) en 1944.

Scénario : David Seidler
Musique : Alexandre Desplat
Durée : 118 mn
Budget : $ 15 000 000

DVD & Blu-Ray

Critiques Spectateurs

J'ai envie de dire, "tout ça pour ça" ? Oscars du meilleur film, Oscar du meilleur réalisateur, Oscar du meilleur acteur, Oscar du meilleur Scénario... Faut pas charrier, c'est comme The Artist ça... Enfin bref, je vais pas dire que c'est mauvais parce que ce serait faux,...Lire la suite