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Frankenhooker – Critique

Frankenhooker
Un petit film d'horreur sans prétentions, délirant, où horreur, sexe et humour font bon ménage!
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Frankenhooker

Jeffrey Franken (James Lorinz) est un jeune et brillant scientifique qui refuse pourtant de poursuivre des études plus poussées en médecine. Il est fiancé à la charmante Elizabeth Shelley (Patty Mulen). Mais au cours du repas d'anniversaire du père de celle-ci, un accident avec une tondeuse à gazon coûte la vie à Elizabeth qui meurs dans d'effroyables circonstances. Désespéré, Jeffrey vole la tête et les restes de quelques membres d'Elizabeth. Dès lors, il n'a qu'une seule idée en tête : ramener à la vie sa bien aimée. Mais pour ce faire, il va avoir besoin de membres humains. Il décide d'organiser une petite "fête" avec des prostituées afin de trouver la "matière" pour donner à Elizabeth le corps parfait...

Après Elmer le remue-méninges (Brain Damage, 1988), Frank Henenlotter, suite au succès de son Frère de sang (Basket Case, 1982), se voit commander une suite à son film. Henenlotter accepte à condition de pouvoir réaliser avant son Frankenhooker. Nanti d'un budget réduit, Henenlotter va à nouveau faire avec les moyens du bord et bricoler un film complètement délirant.

Frankenhooker fait bien entendu référence au Frankenstein de Mary Shelley (Shelley est d'ailleurs le nom de famille du personnage d'Elizabeth). L'histoire s'inspire assez librement du roman de Shelley mais également du classique de James Whale. Frankenhooker est un film à ne surtout pas prendre au premier degré. De toute façon, les situations, toutes plus folles les unes que les autres, ne peuvent conduire le spectateur à penser une seule seconde que ce film se veut "sérieux". La scène d'intro donne d'ailleurs le ton : Jeffrey, dans la cuisine (!) de ses beaux-parents, s'amuse avec une espèce de cervelle avec un œil unique. La belle mère arrive pour lui demander de lui rendre le ketchup (!) sans prêter attention à la cervelle qui frétille dans le bocal posé sur la table. Quelques instants plus tard, il se retrouve dehors pour assister à la remise des cadeaux de son beau-père : une belle tondeuse à laquelle il a ajouté une télécommande à distance. Elizabeth appuie sur les boutons sans penser une seconde qu'elle se trouve juste devant la tondeuse qui démarre et la transforme en bouillie...

Malgré quelques petites longueurs, le spectateur ne décroche pas grâce aux nombreux monologues de Jeffrey et à quelques séquences grattinées comme la petite "sauterie" organisé par Jeffrey dans un motel crasseux de New York (on retrouve là le Henenlotter de Frère de sang) où encore le parcours d'Elizabeth, après sa "résurrection" qui revient dans le bar où Jeffrey avait rencontré le proxénète Zorro (!) à qui il s'était adressé pour trouver des filles plantureuses. On appréciera également la fin du film au cours de laquelle Henenlotter nous prouve une nouvelle fois son affection pour les créatures difformes et socialement "exclues" (le frère siamois dans Frère de sang, les prostituées dans Frankenhooker).

Si les effets-spéciaux ne sont pas toujours de grande qualité (il faut naturellement prendre en compte les conditions matérielles et budgétaires dans lesquelles le film a été tourné), ils n'en demeurent pas moins efficaces et collent parfaitement avec le cachet "délire" du métrage. Les acteurs y mettent vraiment du leur (la palme revenant à James Lorinz, vraiment excellent dans le rôle de Jeffrey) et tirent réellement le film vers le haut.

Beaucoup de nudité gratuite, de séquences originales, de passages gore sympas, d'humour et de dérision : le cocktail séduisant de Frankenhooker !

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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