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Jack Brooks : Tueur de Monstres – Critique

Jack Brooks : Tueur de Monstres
Un divertissement fun, qui mérite sa bonne réputation.
Publié le 12 Février 2011 par Geoffrey · Voir la fiche de Jack Brooks : Tueur de Monstres

Comment résister à un film intitulé Jack Brooks: Tueur de Monstres avec, en tête d'affiche, ce bon vieux Robert Englund et dont la jaquette proclame, je cite: "Quand Super Mario rencontre Evil Dead!". Impossible, pour l'amateur de série B en quête de divertissement facile, de passer à côté.
Alors quand, en plus, cette même jaquette a le bon goût d'être très attrayante, il ne reste plus qu'une chose à faire: insérer le DVD dans le lecteur (ou la VHS dans le magnéto pour les quelques dinosaures qui nous lisent).


Brave Robert, toujours le coeur sur la main...

Jack Brooks est une jeune homme fortement traumatisé par une terrible expérience qu'il a vécu enfant : ses parents et sa sœur ont dévorés par un monstre affamé. Evidemment, personne, à l’époque, ne l’a cru et, aujourd’hui, il garde quelques séquelles de ce trauma : comme une irritabilité maladive, violente et incontrôlable.
Un peu marginalisé à cause de son comportement, Jack Brooks tente de concilier les obligations de son métier de plombier avec celles de ses cours du soir. Mais sa triste existence va basculer dans l’insolite quand son professeur de chimie le convie chez lui, afin qu’il puisse réparer la chaudière de sa vieille maison…


La belle et le bête...

Jon Knautz est comme Rodolphe: il a tout compris. Puisque les amateurs de ce type de métrage recherchent avant tout de pouvoir s'éclater devant un film fun, Jon va faire un film fun. Et comme généralement, ces mêmes amateurs aiment l'humour con, les monstres ridicules et les trucs visqueux qui tâchent, Jon va se faire un plaisir d'en bourrer son film jusqu'à la gueule. Bref, Jon est un gars bien qui cherche à faire plaisir à son public. Et ça c'est bien.
Pour son premier film, le bonhomme peut se targuer d'avoir été à l'origine d'une belle petite surprise. En effet, même si ses intentions étaient louables, les risques de se retrouver au final avec une belle daube étaient grands. Alleluia mes frères! Car Jon a réussi a rassembler tous ces éléments dans une histoire cohérente, amusante et rythmée (malgré quelques faiblesses en milieu de parcours). Ajoutez à cela une réalisation souvent inspirée, et vous obtenez un cocktail explosif à même de ravir les fans de série B.


Alors Jon, comme ça tu as aimé les Uruk-hai du Seigneur des Anneaux?

Le scénario s'appuie sur un anti-héros somme toute assez classique. Jack Brooks est un loser, asocial et qui a du mal avec sa copine. Les événements vont le forcer à prendre sa vie en main et à contrôler son destin avec les maigres moyens à sa disposition. Ce faisant, il va se découvrir une âme de héros, courageux et défenseur de la veuve et de l'orphelin. Rien de bien original dans son cheminement (on n'est pas loin de penser à Shaun, pour prendre un exemple récent) et il faut tout le talent de Trevor Matthews pour rendre son personnage attachant.
Il faut cependant avouer que si l'histoire se base sur Jack Brooks, il n'en est cependant pas le héros, loin de là.
Non, la véritable star du film c'est le professeur de chimie, incarné par Robert Englund.
Tour à tour, sérieux, facétieux, excentrique et déjanté, le personnage, au fil de sa possession puis de sa transformation, offre à Robert l'occasion de s'amuser comme un petit fou en jouant sur toute une gamme d'émotions. Et visiblement, l'acteur s'en donne à coeur joie, car sa prestation est tout simplement excellente. Il est le contre-poids parfait pour le personnage de Jack Brooks et celui par qui tout arrive. Normal, dès lors, qu'il soit également le "boss de fin".


Robert cabotine en toute discrétion...

Le film culmine dans un final d'anthologie, véritable déluge de latex, de trucs visqueux et de tentacules que n'auraient pas reniés les films érotiques nippons (vous savez bien, ceux avec des monstres tentaculaires qui violent des etudiantes/héroïnes. Ne niez pas, on sait que vous en regardez).
Ce coté "effet spéciaux bricolés mais assumés" est des plus réjouissant car il s'inscrit parfaitement dans l'ambiance générale d'un film qui ne se prend pas au sérieux. Mais attention, les effets spéciaux, si caoutchouteux qu'ils soient, sont loin d'être honteux et leur qualité se doit être saluée en regard du budget dont disposait le film (environ 2.500.000$).


Une vraie gueule de porte-bonheur celui-là...

Toutefois, malgré toutes ses qualités, Jack Brooks: Tueur de Monstres n'est pas parfait pour autant. En effet, on dénotera une petite chute de rythme vers la moitié du film et les monstres se font un peu attendre.
Certain effets numériques trop visibles (ou mal intégrés, c'est selon) font également tâche au milieu des effets de plateau Old School.
Mais dans l'ensemble, le film tient ses promesses et remplit son contrat.
Personnellement, j'en redemande. A quand un Jack Brooks 2?
 

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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