BIFFF 2017 : Critiques brèves - Partie 2

Avec un peu de retard, voici la seconde partie de mes critiques brèves des films vus au Festival international du film fantastique de Bruxelles, en attendant le dossier avec photos et avis plus détaillés.

Bonne lecture !

The Icebreaker

Un tout bon film catastrophe (russe, précisons-le), qui a le bon goût de se concentrer sur l’humain au lieu du spectaculaire. Le fait que ce soit basé sur une histoire réelle aide sans doute beaucoup. Dommage que l’histoire parallèle concernant les femmes des marins vienne un peu parasiter l’ensemble, mais pour le reste, c’est du tout bon !

 

Safe Neighborhood

Peut-être LA sensation de ce BIFFF 2017. Dans une salle chauffée à blanc par des problèmes techniques d’avant-film (chauffée dans le bon sens du terme ^^), cette petite pépite d’humour noir a convaincu sans peine le public, le jury et les journalistes. Un grand chelem amplement mérité. Must see !

 

Gantz:O

Une très bonne adaptation du manga hardcore Gantz. Peu de choses à en dire, c’est soigné, rythmé et fichtrement bien foutu. Les fans du manga et de japanimation apprécieront, les réfractaires à ce type de cinéma détesteront.

 

We go on

D’une bonne idée, les réalisateurs de Yellowbrockroad tirent un film longuet, mais thématiquement intéressant. Sans compter que les scènes d’épouvante sont sympatoches. Pas indispensable, mais pas désagréable non plus.

 

Orbiter 9

Mouais. Vendu comme un film de SF, Orbiter 9 est finalement tout sauf ça. Mais je ne vais pas spoiler en vous révélant le fin mot de l’histoire. Sachez juste que le film vous emmènera quelque part où vous ne vous attendez pas. Pour ma part, le voyage ne m’a pas plu, malgré le joli minois de Clara Lago.

 

Tunnel

Putain de film ! Je ne vais pas être objectif, car j’ai adoré le film de Seong-hun Kim, qui tient quand même plus de 2h sur le pitch le plus simpliste du monde, à savoir un type coincé dans sa voiture sous un éboulement. Et pourtant, l’histoire parvient à se renouveler sans cesse et à maintenir le suspense jusqu’à la fin. Peut-être pas un chef-d’œuvre, mais un film à ne pas louper, et à regarder dans le noir si possible !

 

At the end of the tunnel

J’avoue que je n’attendais rien de ce film dont je n’avais pas entendu parler. La claque a été d’autant plus belle ! Malin, intense, et doté d’une fin intelligente que l’on ne voit pas venir (et qui a fait jubiler la salle), le film de Rodrigo Grande est une pépite pour les amateurs de thriller en huis-clos. La programmation du BIFFF 2017 est décidément de grande qualité.

 

The Mermaid

Un film de Stephen Chow, c’est toujours un événement. Il faut dire que le réalisateur de Shaolin Soccer et de Journey to the West (entre autres) a l’art d’allier le fun, l’humour et le rythme avec des histoires intéressantes. The Mermaid ne déroge pas à la règle. J’ai passé un super moment devant ce film imparfait, mais qui contient quelques moments d’anthologie (les spectateurs du BIFFF se souviendront longtemps de la scène du poulpe qui cuisine !).

 

Innocent Curse

Personnellement, ce nouvel effort de Takashi Shimizu (la saga Ju-On/The Grudge) était l’un de ceux que j’attendais le plus. Eh bien, j’aurais sans doute mieux fait de rentrer me coucher plutôt que de subir ce film catastrophique à tous les niveaux. Je ne saurais vous décrire l’ampleur du désastre. Alors, pour faire plus simple, on va dire qu’Innocent Curse est à Takashi Shimizu ce que Dracula 3D est à Dario Argento...

Retrouvez ici la première partie des brèves.

À bientôt.

Geoffrey Claustriaux