Voir la fiche complète du film : Désaxé (Ryan L. Driscoll - 2011)

Désaxé

Un film qui part sur de bonnes bases, mais qui se perd en chemin.
Publié le 1 Août 2012 par GeoffreyVoir la fiche de Désaxé
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Avec cette critique, je tiens à rendre hommage à nos amis de chez Emylia qui ont l'art de nous présenter des films dont personne n'aurait entendu parler sans eux, parfois pour le meilleur (Jack Brook : Tueur de monstres, The Woman, Ce cher Mr. Gacy), un peu plus souvent pour le pire (Chasseur de Têtes, Mega Piranha, Grizzly Park). Néanmoins, je les remercie d'essayer de nous présenter un cinéma moins mainstream et de régulièrement combler les amateurs de nanars avec des objets filmiques d'un autre monde.
Ceci étant dit, je peux m'attaquer sans regret au démolissage à la critique de ce Désaxé.

Désaxé raconte l'histoire d'un brave père de famille qui suite à son licenciement va littéralement pêter les plombs. Un sujet potentiellement intéressant, mais traité ici avec une douceur pachydermique et un manque de rigueur scénaristique qui plombe l'ensemble (mais il n'y a pas que ça comme vous n'allez pas tarder à le constater.)


T'es le maillon faible. Tu sors.

Le film commence plutôt bien : acteur principal sympathique et plutôt crédible malgré ses faux airs de Jeff Fahey, bonne ambiance de "normalité" teintée d'instants fugaces laissant entrevoir le futur carnage, et réalisation qui semble d'un niveau correct. Bref, tout semble réunit pour que Désaxé soit un honnête DTV sans prétention.

Mais rapidement, le film part en vrilles en multipliant les invraisemblances scénaristiques de plus en plus énormes, couplées à une direction d'acteurs déficiente et à des errements de réalisation incompréhensibles.
En effet, comment justifier des scènes telles que le combat hache/buche entre le père et son fils ? Cette confrontation est tellement nulle et mal mise en scène que l'on se demande comment elle n'a pas été coupée au montage. De même lorsque le fils tente de sauver sa mère des griffes de son père (toujours armé de cette même hache), on sent bien qu'il retient ses gestes pour ne pas blesser les autres acteurs avec son arme. Une fausse hache n'était-elle pas disponible sur le plateau ? Le budget était-il si restreint ?


Argh! Papa m'a tuer!

Au rayon des séquences rigolotes, j'ai aussi particulièrement apprécié l'apparition du petit copain surgit de nulle part, comme ça, en pleine course-poursuite, en pleine forêt, en pleine nuit.
On peut également se demander pourquoi la famille reste enfermée dans la maison avec le paternel qui déraille alors qu'ils reçoivent environ cinquante-deux possibilités pour lui fausser compagnie.
Ce manque de rigueur scénaristique est d'autant plus irritant qu'il y avait matière à proposer une histoire sympathique et crédible, mais ses errements la font plonger dans les tréfonds du ridicule.

Les acteurs ne sont pas en reste, car à l'exception du faux Jeff Fahey (Jonathan Hansler pour les intimes), tous les acteurs composant la petite famille se sont donnés le mot pour mal jouer. On ne les connaissait pas avant ce film et il y a fort à parier que l'on n'en entendra plus parler. A la limite, la jolie Nicola Posener mérite d'être revue, mais ses comparses peuvent retourner dans un anonymat dont ils n'auraient jamais dû sortir.


Bouffe tes épinards !

Bref, en quelques mots, Désaxé est un film que partait sur des bases correctes, mais qui se perd en cours de route, à tous les niveaux. Une petite déception.

A propos de l'auteur : Geoffrey
Portrait de Geoffrey

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