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House of the dead 2 – Critique

House of the dead 2

Chiant, avec des dialogues insipides et une réalisation mollassonne. Seuls les maquillages présentent un peu d'intérêt. Bref, à éviter si vous aimez les vrais films de zombies. A éviter tout court d'ailleurs...

Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de House of the dead 2

Un campus américain, des blagues lourdes et des blondes siliconées qui se baladent à poils, voici ce qui vous attend, non pas dans le prochain American pie, mais bien dans ce House of the dead 2, suite du "chef-d'oeuvre" d'Uwe Boll.


Une scène d'intro qui donne le ton...

Sur un campus universitaire, une infection transmise par des zombies touchent la plupart de ses occupants. Une agence secrète gouvernementale est alors chargée d'endiguer la propagation du virus et l'invasion des zombies par la même occasion. Elle doit avant tout retrouver le zombie porteur de l'infection afin de pouvoir créer un antidote...


Au moins Sid Haig aura apprécié le tournage...

Autant être clair dès le départ, ce film est mauvais. TRES mauvais. Jamais drôle malgré les multiples tentatives à base de blagues pourries et de personnages censés faire sourire, House of the Dead 2 n’a même pas le fun décomplexé de son illustre prédécesseur.

Déjà, le scénario est usé jusqu’à la corde et proprement nul. En effet, comment croire que les USA vont balancer des missiles sur une université sans se soucier des conséquences ? Le postulat de départ est donc déjà fortement bancal et on n’y croit pas une seule seconde. Pas plus qu’à ce professeur qui assassine des jolies jeunes filles et se prend ensuite pour le Dr West (Ré-animator) en voulant les ressusciter via un sérum. Qu’il cherche la vie éternelle, OK. Mais quand on voit qu’il faut pour cela devenir un zombie et qu’il le sait, on se demande bien pourquoi ce prof fait tant d’effort. Ca l’emballe tellement de devenir un tas de chairs ambulantes sans conscience ? Précisons toutefois que cet enseignant cinglé est joué par le toujours sympathique Sid Haig, l’inoubliable Captain Spaulding de House of 1000 corpses et Devil’s rejects.

La suite de l'histoire ne sera pas mieux et nous gratifiera d’un commando de l’armée qui se promènera dans l’immense école à la recherche du premier zombie contaminé.


Reconnaissons l'efficacité des maquillages

Mais bref, aussi naze qu’il soit, le scénario aurait pu être sauvé par une bonne mise en scène stressante et angoissante mais là encore, il nous faut déchanter. N’est pas Roméro qui veut et le tâcheron qui a emballé ce navet ferait bien de retourner sur les bancs de l’école des réalisateurs. Aucun plan du film ne parvient à faire sursauter le spectateur malgré des maquillages de zombies pourtant assez bien faits et des mort-vivants à profusion. Mais tout sonne faux, pas de tension, pas de suspense, juste de l’ennui.

Et ce n’est pas les rebondissements attendus d’un scénario qui semble de plus en plus con à mesure que le film avance qui sauveront l’affaire. Deux bonnes idées seulement viennent égayer un peu l’ensemble : le virus qui se transmet via les moustiques (très très sous-exploité malheureusement) et un final apocalyptique qui annonce un improbable House of the dead 3. Espérons que les producteurs en restent là avec cette désastreuse série.


Grrr

Pour conclure, il est assez marrant de constater que House of the dead 2 lorgne beaucoup plus du coté de Resident Evil que de la saga des jeux House of the dead. En effet, comment ne pas penser aux jeux de Capcom à la vision de ce film qui en constitue peut-être une adaptation plus proche dans l'esprit que celles d’Anderson et Cie. Mais de toute façon, que vous soyez fans de l’une ou l’autre série, fuyez cet horrible navet qui ferait passer une pilule de valium pour le meilleur des excitants.

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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