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Transformers – Critique

Transformers
Une adaptation aux effets spéciaux impressionnants mais à la réalisation et au montage mal maitrisés par Michael Bay...
Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Transformers

L’annonce de l’adaptation du dessin animé culte Transformers par l’empereur de la pétarade et des explosions en a surpris plus d’un. Et à juste titre. Est-il possible de trouver un sujet plus casse-gueule que celui de robots se métamorphosant en véhicules pour se battre entre eux ? Difficile d'imaginer ça crédible sur grand écran. Et pourtant…

Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux races de robots extraterrestres : les Autobots et les cruels Decepticons. Son enjeu : la maîtrise de l'univers... Dans les premières années du 21ème siècle, le conflit s'étend à la Terre, et le jeune Sam Witwicky devient, à son insu, l'ultime espoir de l'humanité. Semblable à des milliers d'adolescents, Sam n'a connu que les soucis de son âge : le lycée, les amis, les voitures, les filles... Entraîné avec sa nouvelle copine, Mikaela, au coeur d'un mortel affrontement, il ne tardera pas à comprendre le sens de la devise de la famille Witwicky : "Sans sacrifice, point de victoire !"


Un impressionnant scorpion que l'on ne verra que trop peu...

Passons rapidement sur le scénario qui n’est qu’un vraiment qu’un vulgaire prétexte à un déluge de spectacle. Les robots méchants veulent récupérer un objet d’un grand pouvoir pour régner sur l’univers et les robots gentils sont là pour les en empêcher. Manque de pot, l’objet en question est tombé sur Terre. Bon pour l’originalité on repassera, mais l’essentiel est là : les deux factions de robots sont sur Terre et sont prêtes à s’en mettre plein la tronche dans un déluge de tôle froissée. Le début commence d'ailleurs en fanfare avec l’attaque d’une base militaire par un robot–hélicoptère.

Et d’emblée on redoute un désastre pour la suite du film... C’est bien simple, pendant la première demi-heure, on ne voit rien. Un épileptique atteint de Parkinson aurait encore fait un montage plus compréhensible que celui-là. C’est d’autant plus dommage et frustrant qu’on sait que les effets spéciaux « déchirent leurs mères » et qu’on passe a coté d’un spectacle visuel de tout beauté. A cet instant, tout en sachant que le film dure plus de deux heures, on se cale dans son fauteuil et on commence à se dire que la vision de ce Transformers va être un très long supplice.

Et bien non mesdames et messieurs, car passé ce début de métrage très éprouvant, Michael Bay se calme un peu et le film devient alors lisible. Il est même plutôt sympathique la plupart du temps serais-je tenté d'ajouter.


BumbleBee en pleine poursuite...

Car malgré un coté commercial insupportable (les référence incessantes à un célèbre site d’enchères que même les extraterrestres connaissent, ou autres pubs pour lunettes), le film est agréablement divertissant. C’est loin d’être un chef-d’œuvre, mais on s’en doutait en allant voir du Michael Bay. On a payé pour voir du spectacle et on ne sera pas déçu. Comme un gosse qui s’amuse à casser ses jouets, le petit Michael va nous envoyer à la figure des tonnes d’explosions et de ferraille qui volent en tout sens. A tel point qu’on a parfois envie qu’une scène plus calme se pointe à l’horizon. Mais que nenni, le scénario-prétexte n'a que des bastons à son programme et on en bouffera donc jusqu’au bout.

Dommage par contre que la plupart des batailles soient de nouveau noyées par le montage foireux car on a régulièrement du mal à savoir qui casse la figure à qui, ce qui est plutôt ennuyeux dans un film centré sur les combats...


Pas sympas les flics cette année...

Et les fameux transformers dans tout ça ? Et bien à part quelques plans furtifs où on sent bien la 3D, ils sont incroyablement bien réussis. Chapeau aux magiciens d’ILM. Jamais un tel niveau n’avait été atteint pour un rendu métallique réaliste, de même que pour l’animation et les mouvements qui s'avèrent d’une fluidité quasi organique. C’est vraiment impressionnant de voir se mouvoir ces géants de métal avec une telle grâce, surtout que leur design est en plus particulièrement réussi. S'il faut voir le film, c'est uniquement pour eux!

Passons sur l’acteur principal Shia Labeouf qui n’a pas exactement un charisme extraordinaire mais est encore agréable dans son rôle d’étudiant loser qui veut se taper la fille qui fait fantasmer tout le lycée. Cela donne d’ailleurs un petit coté American pie sympathique au début du film. En parlant de la babe sexy qui accompagne notre héros (la superbe Megan Fox), notons qu'elle n'a que rarement l'occasion d'aligner plus de trois phrases. De là à dire qu'on ne l'a engagée que pour son physique...


Malgré tout, la plus belle créature du film n'est pas en CGI...

Toutefois le sentiment à la sortie de la séance est mitigé. On en sort autant épuisé que fasciné. On a l’impression d’avoir aimé mais de ne pas avoir pu apprécier pleinement à cause d’une réalisation très "clipesque" qui abuse des ralentis et, surtout, d’un montage très moyen.

C’est vraiment dommage que le film ai ciblé un public ado qui ira le voir en mangeant des pop-corn car avec plus de sérieux dans l'histoire et les personnages, on aurait pu obtenir un chef-d'oeuvre du film d'action SF. On se retrouve néanmoins avec un blockbuster efficace quoique trop long et qui sera vite démodé, mais à voir au moins une fois pour les extraordinaires effets spéciaux.
Geoffrey Claustriaux

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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