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La Terreur des Zombies - Anthropophage Holocaust – Critique

La Terreur des Zombies - Anthropophage Holocaust

Italien, gore et fauché, La Terreur des Zombies est un agréable divertissement qui ne fait pas particulièrement dans l'originalité. A découvrir...

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de La Terreur des Zombies - Anthropophage Holocaust

Dans un hôpital de la ville de New York, un chirurgien et son assistante constatent, lors de l'autopsie de personnes décédées, que des membres ont été prélevé sur ces derniers. Ils découvrent qu'un infirmier était l'auteur de ces atrocités et qu'il se livrait au cannibalisme. Ils découvrent également que cet infirmier était d'origine asiatique et faisait partie d'une tribu vouant un culte à Kito. Rapidement, l'assistante du docteur, Lori, part avec l'inspecteur Schandler enquêter sur ces cannibales...

Tout comme Joe d'Amato, le réalisateur Marino Girolami possède plus d'un pseudonyme pour signer ses oeuvres (Jean Bastide, Frank Martin, Franco Martinelli, Dario Silvestri, Fred Wilson). De même, son film Zombi Holocaust possède plus d'un titre : La Regina dei cannibali, Dr Butcher M.D., Island of the last zombies, Queen of the cannibals... Nous avons eu droit, de notre côté, à La Terreur des Zombies. A bien y réfléchir, aucun de ces titres ne convient parfaitement au film de Girolami, bien qu'il soit effectivement question de zombies et de cannibales...

Comédie, action, western, drame, horreur... Marino Girolami a exploré au cours de sa carrière un grand nombre de genres cinématographiques. Rien d'étonnant au final pour un réalisateur italien de l'époque. Son Zombi Holocaust, s'il n'apporte rien de nouveau au genre, représente pourtant à merveille la vision que l'on a des films de zombies made in Italy. Et lorsque l'on évoque les films de zombies italiens, on ne peut passer à côté des films de Lucio Fulci. D'ailleurs, Fabrizio De Angelis, qui a signé le scénario de Zombi Holocaust, est également celui qui a produit L'Enfer des Zombies, L'Au-delà, La Maison près du cimetière, L'Eventreur de New York, Manhattan Baby (cinq films de Fulci).

Zombi Holocaust n'est cependant pas à ranger à côtés des films de Fulci. Il n'en demeure pas pour autant un mauvais film, loin de là. Malgré le côté plutôt fauché de l'entreprise, Girolami compense un manque évident de moyens par de nombreuses scènes gores (avec notamment un zombie éclaté au moteur à hélice d'un canot pneumatique). Il suit à la lettre la formule italienne en ajoutant un zeste d'érotisme (charmante Alexandra Delli Colli) et d'exotisme. Techniquement et esthétiquement, le film a quelque peu souffert du poids des années (1980 quand même) mais tout le charme des productions italiennes de genre se retrouve dans Zombi Holocaust. L'intrigue est simple et réduite à son minimum (dialogues et situations "basiques") mais traité avec un certain sérieux.

Côté casting, on retrouve une espèce de "Robert Redford du pauvre" en la personne de Ian McCulloch (vu dans The Ghoul - 1975, de Freddie Francis et L'Enfer des Zombies) qui interprète le héros de service (Schandler). A ses côtés, Alexandra Delli Colli (vue dans L'Eventreur de New York), qui nous fait profiter de ses charmes à plusieurs reprises dans le film (on reste toutefois dans le soft). Quant à l'acteur Donald O'Brien, il eut une carrière bien remplie : Le Retour de Croc Blanc (1974, Lucio Fulci), Les 4 de l'Apocalypse (1975, Lucio Fulci), Keoma (1976, Enzo G. Castellari), 2020 Texas Gladiators (1982, Joe d'Amato), Ator L'invincible (1984, Joe d'Amato), La Secte (1991, Michele Soavi)...

Avec sa bande-son (typiquement italienne), l'exostisme de ses décors, ses effets spéciaux qui n'ont rien à envier à ceux des films de Fulci et son intrigue classique mais agréable à suivre, Zombi Holocaust devrait ravir les fans de gore italien. Certains ne pardonneront pas à Girolami les nombreux emprunts (faciles) à L'Enfer des Zombies et Cannibal Holocaust mais il serait dommage de passer à côté de ce film qui illustre très bien tout un pan du cinéma gore italien.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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