Voir la fiche complète du film : Dark Angel (Craig R. Baxley - 1990)

Dark Angel – Critique

Dark Angel
Une série B au scénario peu original et parfois bancal mais qui est sauvée par quelques séquences explosives rondement menées.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Dark Angel

Jack Caine (Dolph Lundgren) est un flic aux méthodes expéditives mais efficaces. Au cours d'une enquête, son co-équipier est tué par les hommes de Victor Manning (Sherman Howard), un caïd de la pègre. Mais lorsque Jack arrive sur les lieux, il découvre les hommes de Manning morts, tués par un étrange disque magnétique en métal et toute la drogue, volée quelques heures plus tôt dans un poste de police, envolée. Pour les besoins de l'enquête, le FBI impose à Jack un nouveau co-équipier : Arwood Smith (Brian Benben). Ils découvrent après d'autres meurtres que deux extra-terrestres sont arrivés sur la Terre : l'un pourchassant l'autre...

Dark Angel : un drôle de titre qui ne trouve pas vraiment d'écho significatif dans le film (on pense naturellement qu'il s'agit du "bad alien" de service). Le titre en V.O. est d'ailleurs I Come In Peace ("Je viens en paix", la seule réplique récurrente du méchant alien dans le film). Evidemment, I come in peace, c'est beaucoup moins commercial que Dark Angel...

Après la sympathique comédie Action Jackson (1988), avec Carl Weathers et Sharon Stone, le réalisateur Craig R. Baxley s'attaque donc à Dark Angel. Ce spécialiste des cascades, qui a travaillé sur des films comme Les Diamants sont Eternels (1971), Rollerball (1975), L'Âge de Cristal (1975) ou encore Predator (1987), nous propose avec Dark Angel un film policier-SF de facture assez classique mais tout à fait honorable.

Plusieurs éléments du scénario rappellent fortement le Hidden de Jack Sholder ou encore Critters (un Alien qui en pourchasse un autre). Le reste sent bon (ou mauvais, ça dépend des goûts) le téléfilm policier : le flic charismatique, borné et voulant venger la mort de son co-équipier, la romance entre celui-ci et le coroner, le petit agent du FBI tiré à quatre épingles qui fait équipe tant bien que mal avec le flic aux méthodes peu orthodoxes, les indics' dans le bar mal famé (l'un d'eux, Boner, est interprété par Michael J. Pollard, qu'on a pu voir dans Les 4 de l'Apocalypse (1975) de Lucio Fulci et récemment dans le House of 1,000 Corpses de Rob Zombie)... Des éléments classiques qui ne font pas de Dark Angel un film très original.

Pourtant, Dark Angel est une série B qui comporte son lot de séquences hautement jouissives pour l'amateur d'action. On retiendra surtout les affrontements explosifs entre le "good alien" (Jay Bilas, dont c'est le seul rôle de sa "carrière") et le "bad alien" (Matthias Hues, vu dans Karate Tiger 2, Cage, Blackbelt, Digital Man, Bloodsuckers... bref, du nanar peu intéressant). Pas mal de grosses explosions et de gunfights au programme. C'est parfois un peu court mais ça déménage suffisament pour retenir l'attention du spectateur en attendant la prochaine séquence.

Même si l'histoire n'est pas toujours bien menée (l'intrigue autour de Manning et son cartel notamment) et si la mise en scène est sans surprises, on passe un agréable moment en compagnie de ce cher Dolph Lundgren (The Punisher, Universal Soldier, Johnny Mnemonic, Blackjack) qui, s'il n'est pas l'acteur du siècle, fait son boulot correctement, de même que le reste du casting. Et puis le film a un cachet visuel très "années 80" des plus sympathiques (il date pourtant de 1990!). Quelques incohérences et "bizarreries" au niveau du scénario feront sans doute tiquer certains spectateurs, comme cet alien dealer de drogue qui vient chez nous car c'est moins cher (!), le même alien (qui parle bien évidemment notre langue et qui est très proche de nous physiquement) qui sait conduire une voiture... Mais rien de très gènant.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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