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L'Incroyable Homme Puma – Critique

L'Incroyable Homme Puma

L'HOMME PUMA, des barres de rire en perspective avec ce nanar cosmique qui fera le bonheur de petits et grands amateurs du genre!

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de L'Incroyable Homme Puma

Il y a des réalisateurs (ainsi que des scénaristes et des producteurs) qui n'ont peur de rien. L'équipe responsable de cet Homme Puma semble croire dur comme fer à cette histoire qui sent bon le nanar à plein nez. Jugez plutôt : Un Dieu d'un autre univers est venu sur Terre il y a de cela très longtemps pour apporter un masque sacré. Ce Dieu en a profité pour donner ses pouvoirs à un homme, et pas n'importe lequel : l'Homme Puma. Bien des siècles plus tard, un vilain méchant du nom de Kobras (Donald Pleasence), qui aimerait bien être rien de moins que le maître du monde, se retrouve avec le fameux masque entre ses mains. Il asservie pas mal de monde autour de lui, y compris des dirigeants politiques. Mais un homme peut s'interposer entre lui et la domination du monde : l'Homme Puma. Cet homme, c'est le pauvre Tony Farms (Walter George Alton), un archéologue qui est rapidement "contacté" par un certain Vadino qui lui apprend sa destinée d'Homme Puma et les pouvoirs dont ils disposent (il voit dans le noir, passe à travers les murs, vole, saute comme un puma...)

Voilà un sacré nanar qui ne s'encombre pas d'un scénario très élaboré mais qui, en revanche, accumule des séquences toutes plus invraisemblables que les autres. Le "Puma Man", interprété avec beaucoup de conviction par Walter George Alton (qui a en effet le physique de l'emploi avec ses 40 kilos tout mouillé), possède la force de Superman mais surtout un beau costume ringard avec cape rouge (qui fait pancho aussi), pantalon beige et tee-shirt noir avec un support dessin doré dessus. Et lorsqu'il entre en action, notre Homme Puma est accompagné par une mélodie (unique) assez hilarante signée Renato Serio. A une bande-son qui ne colle pas vraiment aux images, s'ajoutent des effets-spéciaux tout simplement renversants. En effet, il faut voir ce pauvre Walter George Alton se démené comme un fou pour essayer de "voler" tandis que derrière lui défile des images de décors filmés en hélicopter piloté par quelqu'un qui devait être sans doute en état d'ébriété. Et quand l'homme puma décolle (ou atteri, ou bondi), un petit signal sonore retentir pour bien signaler au spectateur que c'est bien l'homme puma dans ses oeuvres qu'il admire.

Face à lui, se dresse un Donald Pleasence impérial : c'est bien simple, il arbore la même expression "méchante" du début à la fin du film. Il est en plus affublé (ainsi que ses sbires) d'un vilain costume de cuir noir avec épaulettes pointus. Les méchants aiment le noir, c'est bien connu. Le film n'est pas exempt de quelques petites longueurs mais cela vaut bien les longs passages de "baston" entre l'homme puma et les sbires de Kobras! Mais l'homme puma ne serait pas l'homme puma sans son compagnon et mentor Vadino qui a plus la tronche d'un vilain que d'un gentil mais bon. Au début du film, il cherche à tout prix à refiler à Tony Farms une ceinture assez moche qui fera de lui l'homme puma. Et quand Tony Farms attache sa ceinture, nous aussi puisque dès ce moment, on va pouvoir le voir dans toute sa splendeur voler dans les airs (il pédale pour voler plus vite).

L'Homme Puma est donc un nanar des plus sympathiques qui est même devenu un classique pour les afficionados de ce genre de cinéma.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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