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Zombie Island Massacre – Critique

Zombie Island Massacre
Non content d'être débile et mal joué, un film vide et chiant. A éviter, même en temps que nanar.
Publié le 17 Juillet 2013 par AqME · Voir la fiche de Zombie Island Massacre
Avant de commencer toute critique acerbe de ma part, il faut remettre les choses dans leur contexte : Zombie Island Massacre est une production Troma qui date de 1984. Outre le fait que le film ait pris un petit coup de vieux, il est important de faire un petit retour sur Troma. Boîte de production lancée dans les années 70 par un certain Lloyd Kaufman, la Troma, fauchée comme les blés va réaliser des films de série B voire Z, en traitant de sujets absurdes, souvent politiquement incorrects et encore plus souvent débiles. Mais il faut dire que cela marche, grâce à un second, que dis-je, un vingtième degré qui attire forcément des aficionados et des débiles consanguins dont je fais partie. Avec pas moins de 300 films, montés avec des bouts de ficelle et régulièrement joués par les fans de la boîte, Troma a su se faire un nom et beaucoup de gens attendent leurs films avec une certaine impatience crétine. Alors parfois c'est drôle, parfois c'est gore, parfois c'est burlesque, et parfois c'est très mauvais. C'est dommage, c'est un peu le cas de ce Zombie Island Massacre...

Il faut dire que l'histoire commence avec du très lourd. Un homme masqué s'approche tout doucement d'une femme en train de se doucher. C'est mignon tout plein, au bout de trois secondes, on voit déjà les nichons de la grosse Bertha. Bien entendu, toujours présent pour le mauvais goût, il s'agit de son pervers de mari qui vient la taquiner. Par la suite, on voit plusieurs couples qui partent en excursion pour visiter une île, réputée pour ses séances de vaudou. Seulement, alors que la séance se termine, le bus des touristes ne démarre plus et ils vont devoir se frayer un chemin jusqu'à une baraque. Manque de pot encore une fois, un bonhomme déguisé en personnage de Cetelem va les pourchasser et les tuer les uns après les autres.

Voilà en gros, l'histoire du film. Seulement, le scénario demeure d'une faiblesse assez hallucinante, nous présentant, encore une fois, une excursion qui se passe mal et où la principale action est de crapahuter dans les bois et de se faire dézinguer les uns après les autres. C'est vraiment sans originalité, et le manque de budget se fait de plus réellement sentir. Piquant des bouts de reportage pour faire croire en une ambiance créole et avec un montage digne d'un paraplégique, le film n'attire pas une seule fois le spectateur. Pire, il l'ennuie et lui pique les yeux et les oreilles !


Chez Troma, si on voit tes seins durant les premières secondes, tu es sauvée ! Ca te soulage hein !

Alors que le scénario est aussi épais que du papier filigrane, la fin demeure hallucinante tellement elle est accablante et ridicule. Mais elle l'est d'autant plus qu'elle tombe comme un cheveu sur la soupe et n'a aucun rapport, de près ou de loin avec tout le film. Si au moins le film avait était fun, gore ou drôle, on aurait pu laisser passer. Mais non, tout cela est chiant et très gentil, surtout pour du Troma ! Si certaines scènes demeurent risibles, ce n'est pas volontaire et c'est bien là le problème de ce film, qui ne crache sur rien, n'est même pas politiquement incorrect et qui demeure très médiocre, du montage, jusqu'aux acteurs.

On sait que chez Troma, l'économie est le mot fondateur de tout. Du coup, ce sont les fans qui jouent dans les films. Mais là, c'est le néant total. On nous fout les nibards de la grosse toutes les deux minutes, on voit trois gros types qui sont ridicules et qui semblent bourrés tout le long du film, et c'est sans parler du chef vaudou, avec une version française hallucinée, qui joue en rigolant comme si c'était son frère qui filmait. Pour résumer, ce n'est ni drôle, ni bien joué. Cela ressemble fort à un calvaire!

Mais j'aurais du m'en douter, rien qu'à la jaquette française dégueulasse et à la petite phrase d'accroche en bas du boîtier, qui annonce : La Collection qui fout les j'tons! D'autant plus que le film demeure une grosse arnaque jusqu'au titre, car il n'y a absolument aucun zombie dans le film ! En fait, dans la version originale, l'île est Zombie Island à cause du vaudou. Mais les Français ont cru bon de la rebaptiser l'île de Sainte Marie ! Le problème, c'est que pour une collection qui fout les j'tons, Sainte Marie Island Massacre, ça fonctionne beaucoup moins bien ! Et le gore dans tout ça ? Ben il n'y en a pas ! Habitué à Poultrygeist et ses poulets zombies ou encore à Atomic College et ses punks cannibales, je pensais que dans ce film, il y aurait au moins du sang, même violet. Mais non, à part une tête sur un pic ou un lancer de machette qui arrive sur une tête de manière époustouflante, il n'y a rien !


Si vous remarquez bien, le type à droite regarde le caméraman, ne sachant que faire...

Au final, Zombie Island Massacre est effectivement un beau massacre... pour nos yeux ! Non content d'être débile et mal joué, le film est vide et chiant. Tout est branque dans ce métrage, du tueur qui un type en noir avec trois branches sur la gueule, aux scènes d'action, où lorsqu'un type prend le jus, il saute au travers d'une fenêtre fermée. Consternant de bout en bout, pas drôle et parfois insultant envers les populations haïtiennes, ce film pourrait très bien servir de frisbee pour votre chien durant l'été ou encore de chasse oiseau dans votre jardin, accroché à votre pommier, il sera du plus bel effet. Bref, à éviter, même en temps que nanar...
AqME
À propos de l’auteur : AqME

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