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Massacre au Camp d'Eté 3 – Critique

Massacre au Camp d'Eté 3
Un an après le second massacre orchestré par Angela, le camp New Horizons tente une expérience d'une semaine. Série B sympathique à défaut d'être ambitieuse, Sleepaway Camp 3 peut être distrayante un soir d'été.
Publié le 3 Mars 2011 par GORE MANIAC · Voir la fiche de Massacre au Camp d'Eté 3
**Attention, cette critique contient quelques spoilers.**

Un an après le second massacre orchestré par Angela Baker, le camp New Horizons tente une expérience d'une semaine regroupant des adolescents de divers milieux sociaux.

Toujours en fuite, Angela prend la place d'une des candidates, bien décidée à punir les campeurs les plus malsains.

Visiblement certains du succès de Sleepaway Camp 2, la même équipe technique tourna ce troisième opus seulement quelques jours après la fin du film précédent, dans le même environnement, assurément davantage pour des raisons financières qu'artistiques.
Reprenant les mêmes ingrédients que dans Unhappy Campers (humour noir, filles dénudées et garçons stupides, même lieu de débauche et de meurtres), ce troisième volet ne prend aucun risque. Les amateurs du second film, idéal dans les drive-in, ne seront en effet guère dépaysés, tandis que les spectateurs non initiés à la saga ne seront pas perdus en route.

Pamela Springsteen et son éternelle moue boudeuse conserve le rôle de la tueuse en série Angela Baker. Avec son air innocent et nonchalant, l'actrice endosse avec talent ce rôle ambigu, n'oubliant jamais l'ironie du second degré, au cours de tueries souvent thématiques, selon la victime sélectionnée.
Ainsi, l'une des monitrices du camp, feignante et peu portée sur l'écologie, finira la tête tranchée au milieu du local à poubelles et le chef de classe, légèrement porté sur les jeux masochistes, finira par être littéralement emporté par un de ces jeux déviants.

Toutefois, l'impression laissée par l'ensemble des meurtres reste des effets gores trop peu élaborés pour être dignes d'intérêt. L'humour et les scènes dénudées étant moins assumés que dans le volet précédent, il faut bien avouer que Teenage Wasteland finit par devenir répétitif, n'étant qu'une copie de Massacre au Camp d'été 2.
De plus, les personnages secondaires sont peu marquants et leurs éliminations ne s'avèrent en rien dérangeantes.

En cela, la coupe de certaines séquences plus sanglantes, disponibles dans les bonus de l'édition DVD d'Oh My Gore, auraient donné davantage de relief au métrage.
Ainsi, le masochiste attaché à l'arbre se faisait normalement arracher les bras, mais le montage final cache ce démembrement qu'on devine pourtant aisément. On regrette donc l'absence d'une version uncut pour cette distribution en DVD, la version officielle manquant de sel.

Autre point négatif, l'absence d'exploration totale concernant la personnalité et les réelles motivations d'Angela. Contrairement au précédent film, on aurait aimé voir le scénariste s'intéresser davantage à ce personnage plus complexe qu'il n'y parait à première vue. Rares sont en effet les femmes tueuses en série au cinéma, et Pamela Springsteen avait les qualités nécessaires pour apporter encore plus de profondeur à son jeu, et offrir une dimension croissante à Angela.

Mais le manque d'ambition reste le créneau majeur de cette franchise.
Privilégiant un tournage facile et rapide dans les mêmes lieux que le second film, les producteurs ont cherché la rentabilité à la qualité, délaissant dès lors l'attrait psychologique potentiel de son héroïne. Dans un autre contexte, et avec un scénario plus élaboré, cette tueuse pouvait permettre à cette série de rivaliser avec les slashers de son époque.
Se voulant avant tout rentable, il ne peut que concurrencer les Vendredi 13, dont le masque de Jason est d'ailleurs repêché par Angela dans le lac.

Toutefois, son épilogue est plutôt sarcastique, Angela se faisant agresser par la seule victime qu'elle souhaite épargner, se trompant encore sur la nature réelle ce celle-ci, mais finira à nouveau par s'échapper, comme toute star de slasher digne de ce nom.

Série B sympathique à défaut d'être ambitieuse, Sleepaway Camp 3 peut être distrayante un soir d'été, à la suite du second volet, à condition d'aimer les slashers minimalistes, l'édition DVD française n'étant pas avare en matière de bonus.

GORE MANIAC
À propos de l’auteur : GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

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