Midnight Meat Train

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Portrait de VonRolling

Midnight Meat Train – Ryuhei

VonRolling (America's Most Wanted - 369 critiques)
8
 

Midnight Meat Train – Ryuhei Kitamura – 2008 – 8/10

Bradley Cooper sur les traces de l’inquiétant Vinnie Jones dans les bas-fonds obscures des stations de métro, ça vous tente ? ça devrait, car The Midnight Meat Train a de quoi réjouir les amateurs de gore !

D’abord, si vous aimez l’univers de Clive Barker, cette étrange histoire va vous rappeler de bons souvenirs. On y retrouve une critique sociale, de l’humour noir, des monstres dissimulés dans la triste réalité de notre quotidien et bien entendu de l’horreur !

La réalisation très soignée de Kitamura rend véritablement hommage à l’auteur de la nouvelle originale (et même à ses peintures). Tout le film joue sur les alternances clair/obscure, flou/net, accélération/ralenti. L’ensemble est très esthétique et plein d’originalité. De plus, les scènes d’action et de gore sont particulièrement innovantes et généreuses. Bravo !

J’ai vraiment aimé suivre l’enquête du photographe et assister à sa transformation progressive. Le parallèle entre lui et le boucher est vraiment très bon. Malheureusement, si l’histoire ne manqué pas d’éveiller la curiosité, le suspens ne fonctionne pas. C’est peut-être très sanglant, mais ça ne fait jamais peur. Dommage. Une bonne dose de frisson aurait rendu The Midnight Meat Train mémorable…

publié le 31/07/2014 - 15:25
Portrait de Thierry

Le train à viande de minuit

Thierry (America's Most Wanted - 394 critiques)
8
 
Un film d'horreur très efficace, bien gore mais pourvu d'une vraie ambiance. Le scénario est bien ficelé mais somme toute prévisible et présente beaucoup de clichés, tout comme la mise en scène, qui abuse parfois par ailleurs des effets numériques. Pour le reste, rien à dire, c'est du premier degré et ça dépote sévère. Âmes sensibles s'abstenir.
publié le 09/03/2014 - 22:47
Portrait de AqME

De la photographie glaciale

AqME (America's Most Wanted - 604 critiques)
8
 
Adapté une œuvre de Clive Barker, c’est très difficile, surtout si l’on n’est pas Clive Barker. La raison est bien simple, me bonhomme a un univers tellement particulier et tellement glauque, qu’il est très difficile de s’imprégner entièrement de toute l’œuvre. Il en est de même avec d’autres écrivains comme le très prolifique Stephen King ou encore Graham Masterton. Ceci dit, on voit de temps en temps des réalisateurs qui arrivent à rendre leurs lettres de noblesse à des récits fantastiques et horrifiques avec une justesse rare et surtout un talent incroyable. C’est le cas par exemple pour Frank Darabont qui est devenu le spécialiste des adaptations de Stephen King (Les évadés, The mist, La ligne verte). Mais quand on sait que Barker est aussi un réalisateur émérite, notamment avec Hellraiser, on peut craindre le pire, surtout quand le réalisateur en question est un japonais pas hyper connu. Alors Midnight meat train rend-il honneur au roman ? Le film est-il digne de l’univers de Clive Barker ? Enfonçons-nous dans le métro et profitons de l’éclairage blafard des lumières artificielles.

Quand on évoque le nom de l’écrivain Clive Barker, on sait à peu près à quoi s’attendre. Un univers glauque, des créatures fantastiques au faciès peu avenant et une bonne grosse touche de gore histoire d’amener un peu de couleur dans ce monde trop sombre. Après un excellent Candyman dans lequel il n’était que scénariste et un Hellraiser avec un fort impact visuel, le voici producteur de ce film, encore une fois d’horreur mais qui est une adaptation d’une de ses nouvelles. Après avoir évoqué le racisme, puis la lâcheté de l’être humain face au plaisir et à la douleur, il revient à la charge en proposant une vision sombre de l’être humain, mais cette fois-ci dans sa curiosité et dans sa volonté d’aller toujours plus loin, même dans le mauvais. On va donc suivre un photographe (Bradley Cooper), qui rêve de percer dans ce métier. Il va rencontrer un grand mécène qui exige de lui des clichés plus forts, plus percutants. Il va donc se rendre dans le cœur de la ville, le métro et il va tomber va à un homme, massif, silencieux qui se révèle être un tueur en série qui utilise un marteau de boucher. Il va alors le prendre en chasse pour avoir un cliché de lui et le dénoncer à la police. Sauf qu’il va entrainer sa copine avec lui et ce tueur va devenir une obsession, jusqu’à l’inévitable vérité. Relativement intéressant et sombre, le film possède une histoire assez forte mais surtout un dénouement très inattendu.

Mais l’autre force du film, c’est le traitement qu’en fait Kitamura. Il faut dire que le réalisateur est assez méconnu et qu’il n’a pas beaucoup de films à son actif. Mise à part Azumi que j’ai vu il y a quelques temps et qui était fort sympathique, je ne connais pas des masses le travail de ce réalisateur, mais il faut dire qu’avec Midnight Meat Train, il est devenu l’un de ceux qu’il faut suivre de très près. Loin de rester dans le film d’horreur basique accumulant des scènes de tueries et du gore à tout va, le japonais va essayer de traiter son film comme une photographie morbide et glauque. Alignant des plans forts et des séquences visuellement très fortes, le réalisateur nous plonge dans une horreur viscéral et jusqu’auboutiste. Teintant son film d’un couleur grise quasiment tout le temps, on ressent vraiment un univers sombre et d’une noirceur sans fond. Les séquences de nuit sont vraiment bien filmées et encore une fois, une atmosphère collante, poisseuse s’en dégage. Certains plans sont très frappants, comme celui dans la boucherie avec les corps de vache accrochés aux esses ou encore les moments dans le métro quasiment vide. D’ailleurs les scènes présentes un même aspect, celui d’un couloir longiligne dans lequel on ne peut pas faire demi-tour. Et je pense que c’est cette horreur que Kitamura et Barker ont voulu montrer, celle d’un point de non-retour dans le morbide et le viscéral, une sorte de cascade de l’horreur qui nous entraine vers un changement ou vers la mort.

Comme on le sait tous, les films d’horreur ne seraient pas ce qu’ils sont sans des acteurs talentueux. C’est d’ailleurs le point le plus important entre un navet et un très bon film d’horreur. Il faut des acteurs crédibles et avec un panel d’émotions important. Dans ce film, il y a un duo d’acteurs exceptionnel puis une présence féminine assez intéressante. On va commencer par le héros, alias Bradley Cooper, qui sous ses airs de beau gosse insipide se révèle être un très bon acteur. Alternant entre la peur, la volonté d’aller jusqu’au bout et la joie, il montre dans ce film qu’il est capable de tout jouer même les psychopathes introvertis. Bien entendu, tout cela ne serait rien sans une rivalité musclée et elle va venir de la part de Vinnie Jones, acteur hautement charismatique mais accumulant les rôles merdiques dans des films de seconde zone (Carnage Blood Hunt pour ne citer que lui). Dans celui-ci, il joue Mahogany, un tueur froid, silencieux et extrêmement mystérieux. Il est complètement habité par ce rôle et il fait vraiment froid dans le dos. Il faut dire que ses yeux bleus perçants sont d’une rare intensité et vu sa carrure, il ferait peur à un gangster psychotique. En contrepartie de ce duo masculin, on a Leslie Bibb qui joue la copine de Bradley Cooper et qui s’en sort assez bien dans le rôle de celle qui voit son copain sombrer peu à peu dans la folie. Brooke Shields en femme fatale reste très convaincant et ce bon vieux Roger Bart qui va encore se faire dézinguer. Bref, tout ce petit monde est bien dans son rôle et le tout tourne fichtrement bien.

Ce qu’il y a de bien dans ce film, en plus de son aspect glauque au possible et de sa noirceur insondable, c’est qu’en plus, cerise sur le gâteau, il y a du gore et du bon ! Relativement violentes et brutales, les morts sont très bien mise en scène et proposent des moments visuels tout aussi violents. En atteste le triple meurtre dans le métro avec un gros coup de massue derrière la tête et auquel nous avons droit en pleine face, avec éjection oculaire et gerbe de sang sur la caméra. Les autres mises à mort sont tout aussi dantesques, proposant même un combat en Mahogany et un gros black qui vire au bain de sang et à une première révélation. Ceci dit, le gore est aussi présent ailleurs que dans les meurtres. Par exemple, on peut être vite révulsé par la course-poursuite dans la boucherie industrielle au milieu des carcasses de bœufs et autres joyeusetés. On pourra aussi faire une mine de dégout devant la maladie du tueur et sa collection de pustules dans le formol. Enfin, la scène absolument jouissive mais abjecte, où l’on voit les corps suspendus dans le métro et comment fait Mahogany pour les accrocher. La fin réserve une belle surprise et reste vraiment dans l’esprit de Barker, avec un retournement inattendu et qui vire dans le fantastique. Certains pourraient dire que c’est ridicule, mais il en ressort une certaine logique quant aux meurtres commis.

Au final, Midnight Meat Train est un excellent film d’horreur, mais il est beaucoup plus profond qu’il n’y parait. Essayant de sonder le côté le plus sombre de l’être humain, ce métrage profite d’un traitement magnifique et d’une mise en scène digne d’une photographie urbaine. Mettant en avant une ambiance grise et glauque, Kitamura en profite pour accumuler des scènes coups de poing et des plans de toute beauté. Si la fin reste surprenante, elle n’est en rien ridicule et correspond tout à fait à l’univers cher à Clive Barker. Bref, une réussite sur tous les plans et un film que je conseille particulièrement.

publié le 13/08/2012 - 21:30

J'aime !

Bito (Newbie - 6 critiques)
10
 
Ce film est la preuve qu'on peut allier gore et ambiance oppressante ! Un conte contemporain, le spectateur est valdingue de partout, toutes les hypotheses sont possibles, jusqu'au denouement, peut etre un peu facile,mais satisfaisant. Les profondeurs du metro, un meurtrier methodique ne laissant jamais l'ombre d'un espoir pour ses victimes... Je n'ai juste pas reconnu l'emprunte de Clive Barker, ce qui n'est peut etre pas plus mal au vu du resultat final.
publié le 29/05/2012 - 13:47
Portrait de Warhammer

Pas mal

Warhammer (Serial Killer - 929 critiques)
8
 
Un trés bon film assez surprenant, sombre et efficace. Quand on sait que c'est Clive Barker qui signe le scénar,alors on peut s'attendre à tout, de bonnes scènes gores réalistes,une histoire glauque à souhait, un tueur impressionnant interprété par un vinnie jones qui est visiblement fait pour ce genre de rôle. Malgré tout, quelques incohérences et un final certes original, mais qui laisse vraiment perplexe.
publié le 14/05/2012 - 13:30
Portrait de Seblechien

A voir

Seblechien (America's Most Wanted - 271 critiques)
8
 
Un bon petit film d' horreur très sombre, dans le scénario comme a l' image. Intriguant, malsain et parsemé de quelques scènes gore violentes ici et la. Un Vinnie Jones au top dans son rôle de tueur, il me prouve une foie de plus que c 'est un des meilleurs quand il s' agit d' interpréter les méchants. Aussi bien dans du plus rigolo comme snatch que dans ce film d' épouvante. Donc, un bon film d' horreur. Il manque quand même le petit truc qui aurait fait qu' on s' en souvienne 10 ans après.
publié le 30/10/2011 - 11:25

Mon avis

Skindred (Copycat Killer - 63 critiques)
8
 
Sans la fin, un peu tirée par les cheveux, j'aurais mis 10. Film rythmé avec pas mal de suspense et un brin d'humour. Le tueur au marteau est impressionnant!
publié le 10/10/2011 - 20:18
Portrait de Goodmad

LA serie B de ces dernières années!!

Goodmad (Serial Killer - 874 critiques)
10
 
Midnight Meat Train est une putain de serie B (auquel j'ai honteusement pas eu la chance d'allez voir au ciné, la honte...) il n'y a vraiment aucun défaut, tout est là pour passer un moment extra pour tout fan d'horreur (faut vraiment etre difficile pour ne pas avoir aimé). J'ai été très surpris de voir Bradley Cooper dans ce genre de role, c'est une bonne surprise vu qu'il joue très bien son role. Mais le plus marquant c'est Vinnie Jones, Glaçant et oppressant au possible.

Niveau gore, violence et companie, c'est vraiment réussi, les scènes gore sont brutaux et d'une efficacité redoutable. La réalisation est quand à elle, surprenant! Plein de super plan de camera très inspiré et rigolo, je m'attentais pourtant à rien de la part de Ryuhei Kitamura, très bonne surprise. Beaucoup on reproché au film qu'il aurait été meilleur avec Clive Barker derrière la caméra... heu moi je suis surment un des seuls à dire que justement ca aurait donné un résultat moins efficace, faut etre honnete, j'aime bien Clive Barker mais il vranchement meilleur en auteur et scénariste qu'en réalisateur, il n'as jamais eu un talent de réalisation exceptionnel, ca m'étonnerais drolement qu'il arrive dejà au niveau qu'a atteint Ryuhei Kitamura.

Une super serie B cruelle a ne surtout pas rater!

publié le 23/06/2011 - 15:43
Portrait de DorianGray

Enfin un Barker réussi !

DorianGray (I am Legend - 2000 critiques)
8
 
Adapter Barker à la télévision relève souvent de la gageure ! On se souvient facilement d'Hellraiser et peut-être de Candyman, mais le reste ... est monstrueusement inexploitable : Rawhead Rex et son monstre cartoonesque, Cabal et ses effets de merde, Saint Sinner et ses vamp's dégueux, Le Fléau et sa longueur endormante ...

Ici, c'est un peu comme dans ses livres : « Tout être est un volume de sang qui perle à chaque page coupée. » L'histoire vaut son pesant de cacahuètes ... soyons sérieux ! Elle est presque aussi aboutie que la novella (presque j'ai dit) et présente une belle singularité due au scénariste et au réalisateur qui ont voulu ici étoffer et donner de l'envergure psychologique à un récit bref, incisif et vénérien !

Le gore ... par baquets complets ... vous n'en manquerez pas !!! Ne vous en faites pas ... du sang, il y en a à revendre ... de la violence aussi ... chez nous, lors de La Madeleine, à Jumet, on boit des mètres de bières et des mètres de pecket ... dans ce film on a l'impression de se prendre des mètres de barbaque gratis tout en sirotant des mètres de pintes de sang frais ... c'est rouge et noir à longueur d'images ...

Les acteurs sont justes (surtout pour un film d'horreur) et n'en font pas des tonnes ... le jeu est correct et appuie par une certaine froideur l'imagerie et l'ambiance même du film ... on retiendra surtout le jeu puissant et ignoble de Vinnie Jones qui produit sur n'importe quel spectateur un effet boeuf (pour un boucher !) ...

Le respect maintenant ... n'y est qu'à moitié mais comment en vouloir aux responsables de ce film lorsque l'on sait pertinemment qu'ils ont voulu rendre hommage au créateur d'histoire gore le plus trublion et le plus insaisissable de notre époque !

publié le 25/07/2010 - 12:41

Les bouchers doubles

Dariofulcio13 (Graine de psychopathe - 142 critiques)
8
 
Clive Barker et le cinéma....un mariage qui n'a pas souvent fait que du bien. Si on excepte quelques adaptations virtuoses (HELLRAISER, CANDYMAN voire le sous estimé LE MAÎTRE DES ILLUSIONS), les écrits du maître ont souvent été salement mutilées (voir notamment les calamiteuses oeuvres de Georges Pavlou notamment pour l'horrible RAWHEAD REX).

MIDNIGHT MEAT TRAIN s'impose sans trop de problème comme un film entrant dans le cercle très fermé des adaptations réussies et qui "ont de la gueule". Tiré d'une des nouvelles les plus populaires de Barker, le film narre un interminable et cauchemardesque chassé croisé entre un photographe "artistique" et un impitoyable boucher serial killer ayant fait du métro son terrain de chasse.

Kitamura propose des développement très personnels mais séduisants pour donner de l'épaisseur à l'intrigue (le métier du héros en lien avec l'art visuel, la relation de couple qui se désagrège inexorablement...) tout en posant une mise en scène éblouissante visuellement parlant, jouant sur les couleurs froides et un climat déshumanisé terrifiant.

Coté scènes horrifiques, le film n'y va pas avec les pincettes et donne un crescendo de gore aussi percutant que traumatisant (c'est aussi stressant qu'ignoble avec ce festival de têtes éclatées, d'oeils et d'ongles arrachées et autres réjouissances....).Les estomacs un peu fragiles vont être verts!

Malgré quelques longueurs (nécessaires pour afficher les enjeux psychologiques des protagonistes attachants), MIDNIGHT MEAT TRAIN s'avère aussi immersif que franchement terrifiant (le suspense du dernier tiers atteint le paroxysme). Un bémol toutefois concernant le final qui s'égare autant dans la surenchère pas forcément bienfaisante (gare à l'indigestion de bastons et de tripaille une fois sorti du fameux train) que dans les explications nébuleuses du "twist", expédiées en quelques secondes. Un conseil: lisez la nouvelle avant pour mieux comprendre et apprécier la subtilité voulue dans la conclusion (pas vraiment bien exploitée à l'écran). Sans ce point noir, le film n'aurait pas été loin du très bon film !

publié le 24/07/2010 - 14:16

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