Voir la fiche complète du film : House II : La Deuxième Histoire (Ethan Wiley - 1987)

House II : la Deuxième Histoire – Critique

House II : La Deuxième Histoire

Orientée comédie à peine horrifique et n'entretenant aucun lien avec le premier House, cette "Seconde Histoire" s'avère assez moyenne dans l'ensemble.

Publié le 4 Février 2011 par Julien · Voir la fiche de House II : La Deuxième Histoire

Le premier film tourné par Sean S. Cunningham avait le mérite d'être des plus symathiques, et l'affiche de cette Seconde Histoire avait le mérite d'être réussie et dans l'esprit du premier film. Hélas, le film se révèle très moyen et plusieurs éléments fâcheux en font un spectacle à peine divertissant. Voyons cela plus en détail dans les lignes qui suivent...

Premier élément décevant : exit le personnage de Roger Cobb. On se trouve avec de nouveaux personnages et une maison qui est bien moins inquiétante que dans le premier film (il faut dire que la déco intérieure est assez ratée). L'histoire démarre en 1961, avec un couple contraint d'abandonner leur bébé à une autre famille afin qu'il survive au fantôme qui hante leur demeure. Ce dernier est à la recherche d'un crâne et compte bien sur le couple pour l'obtenir. Peu coopératifs, ils se font descendre par le fantôme adepte du six-coups. On se retrouve ensuite 25 années plus tard. Le petit orphelin (Jessie) a grandit et revient dans la demeure familiale avec sa copine du moment. Il découvre très rapidement des choses étranges sur ses ancêtres et plus particulièrement sur son arrière-arrière-grand-père qui porte le même prénom que lui. Jessie apprend que ce dernier, un cowboy du Far West et explorateur à ses heures perdues, avait découvert un crâne magique sensé donner la vie éternelle et renfermer les secrets de l'univers (rien que ça!). Jessie décide d'embarquer son pote zinzin qui a débarqué entre temps (sorte de Jim Carrey du pauvre) et d'ouvrir la tombe de son ancêtre. Mais ce dernier n'est pas aussi raide mort que prévu et son ancien acolyte avec qui il s'était brouillé à cause du crâne compte bien mettre la main dessus...

Côté histoire, nous ne sommes pas spécialement dans le domaine de l'horreur ou même de l'épouvante mais plutôt du côté fantastique à la disney. Le coup du cowboy-zombie ainsi que celui du crâne magique est assez difficile à rendre "crédible" dans un film d'horreur. Mais House 2 est loin de son prédécesseur et joue la carte de la comédie fantastique sans vergogne, à grand renfort de créatures pseudo-marrantes (un bébé ptérodactyle, une chenille-chien...). Pourquoi pas me direz-vous ? En effet pourquoi pas à condition de changer un peu le titre du film qui laisse plus présager une suite au premier House qu'une comédie fantastique (plus fantastique que marrante d'ailleurs).

D'un point de vue technique, le film accuse pas trop mal le poids des années (malgré une mise en scène sans surprise) et pour un film du milieu des 80's, le rendu n'est pas si mal. Le rythme est soutenu grâce aux nombreuses péripéties du tandem Jessie/Charlie (le héros et son sidekick). Des aventures pour le moins farfelues puisque, afin de retrouver le crâne (qu'ils se font dérober sans arrêt - un côté répétitif assez gênant dans le film d'ailleurs), nos deux compères vont se perdre dans une jungle de studio pas trop mal foutue, affronter un homme de cromagnon foutrement balèze (faut dire que c'est pas n'importe qui, c'est Kane Hodder himself !), visiter un temple aztèque, se retrouver au far west... Bref, on est loin de Roger Cobb seul perdu dans la maison à la recherche de son fils et ruminant ses démons du passé...

Au final, House 2 reste un petit film pas trop mauvais dans l'ensemble, à condition de le traiter de la même manière que l'on traite régulièrement Halloween 3, à savoir comme un film n'ayant quasiment aucun rapport avec la série à laquelle il est censé appartenir. Pris de ce point de vue, le film d'Ethan Wiley n'est donc pas trop mal. On aurait quand même préféré une vraie suite à House...

Julien
À propos de l’auteur : Julien

Autres critiques

La Malédiction Winchester

La Malédiction Winchester

Le docteur Eric Price est engagé pour suivre le quotidien de Sarah Winchester et dresser le bilan psychologique en conséquence. Séjournant donc dans la demeure Winchester pour toute la durée de l’évaluation, notre héros va progressivement se voir témoin malgré lui de phénomènes paranormaux. Exploitant un sujet en or, à savoir l’une des maisons les plus hantées des États-Unis, cette...
Père Noël Origines

Père Noël Origines

En général, on idéalise l’image du père Noël sous la forme d’un vieux bonhomme bedonnant et affable à la barbe blanche bien fournie, du moins est-ce là le cliché qu’entretient l’imaginaire collectif. Toutefois, l’on se penche rarement sur les origines du mythe pour découvrir des intrigues peu reluisantes ou qui entacheraient cette icône dénaturée au fil du temps par le matérialisme. Juha...
Raspoutine: le Moine Fou

Raspoutine: le Moine Fou

**Attention, cette critique contient quelques spoilers.** En Russie, à la fin du XIX ème siècle et au début du XX ème, l'existence tumultueuse et troublante du moine fou Raspoutine. En 1966, la Hammer décide de s'attaquer au biopic de l'un des personnages les plus mystérieux et fascinants de l'Histoire, à qui l'on octroyait moults pouvoirs dans la Russie des tzars. Bonne idée, le nom de...
Sucker Punch

Sucker Punch

Une jeune femme est internée dans un hôpital psychiatrique par son beau-père afin que ce dernier rafle l'héritage familial. Sans aucun moyen de s'enfuir, elle se créé une échappatoire par le biais de son imaginaire et explore autant d'univers différents que merveilleux. En l'espace de seulement trois longs-métrages, Zack Snyder s'est imposé comme un réalisateur incontournable...
Sin Ciy 2

Sin Ciy 2

A Sin City, les années passent, mais rien ne change. Cependant, l'heure de la revanche a sonné pour Nancy, Dwight et Johnny. En 2005, Sin City révolutionnait le Septième Art avec des graphismes bluffants restituant à merveille les comics de Frank Miller. Près de dix ans plus tard, sa suite se frayait enfin un chemin jusqu'aux salles obscures. Les fans de Sin City attendaient avec impatience ce...