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La Nuit de la Comète – Critique

La Nuit de la Comète
L’action anémique et le manque de péripéties palpitantes ne permettent pas à ce film au charme rétro de se hisser à un niveau d'intérêt suffisant pour devenir incontournable.
Publié le 17 Mai 2024 par Geoffrey · Voir la fiche de La Nuit de la Comète

Oh le beau spécimen 100% années 80 que voilà ! Avec ses couleurs fluos, sa bande originale qui fleure bon son époque et ses actrices à la crinière généreuse, La Nuit de la Comète hurle son appartenance à cette décennie depuis chaque recoin de sa pellicule.

Réalisé en 1984 par Thom Eberhardt (Élémentaire, mon cher... Lock Holmes) qui signe également le scénario, La Nuit de la Comète est souvent vendu comme un film post-apo avec des zombies, mais autant vous prévenir tout de suite : l’amateur de mort-vivant est prié de passer son chemin pour cause de cruelle déception. En effet, les quelques créatures auxquelles nous auront droit en réalité été imposées par la production contre l’avis du réalisateur qui n’en voulait pas.

Mais de quoi parle donc la Nuit de la comète si les zombies promis par la jaquette (et le résumé) ne sont pas de la partie ?

Quand on te dit qu'il n'y pas de zombies dans ton film de zombies...

Après le passage d'une comète à proximité de la Terre, presque toute la population mondiale est décimée. Regina et sa sœur Samantha survivent et vont trouver refuge dans le studio d'une radio locale. Elles y rencontrent Hector, un routier protégé par la cabine en acier de son engin.

Dans ce monde dévasté, les jeunes filles commencent par faire du shopping, mais ce sera sans compter sur des survivants mutants agressifs, et une équipe de scientifiques cherchant à créer un sérum permettant de guérir ce mal…

Vous l’aurez compris à la lecture du synopsis ci-dessous, le film de Thom Eberhardt se rapproche bien plus d’un teen movie post-apocalyptique que d’un pure film d'horreur à base de morts-vivants. L’humour y est en effet omniprésent et l’auteur de ces lignes doit confesser avoir haussé les sourcils à plusieurs reprises en comprenant peu à peu dans quoi il s’était fourré en introduisant le blu-ray dans son lecteur.

Car les tribulations légères de Regina et Samantha sont plutôt surprenantes pour le spectateur ignorant du contexte, tant les deux filles font preuve d’insouciance face à la fin du monde (il faut les voir essayer toutes les fringues d’un supermarché au son du Girls Just Want To Have Fun de Cindy Lauper), voire s’en fichent complètement.

Mais, et l’action dans tout ça ? Pour être honnête, elle est plutôt chiche et mollassonne. Thom Eberhardt tente bien d’intégrer à son intrigue une équipe de scientifiques en quête d’un remède via le sang des rares survivants, mais ça reste très superficiel et mené avec deux de tension.

Profitez-en, il y en aura peu...

Au final, La Nuit de la Comète ne m'a guère enthousiasmé malgré ses filtres de couleur à foison, sa bande-son entraînante et la présence du charismatique Robert Beltran (Star trek : Voyager) dans le rôle d’Hector le routier. C’était sympathique et pas désagréable pour un sou, d’autant plus que la mise en scène sobre de Thom Eberhardt fait le job, mais l’action anémique et le manque de péripéties palpitantes ne permettent pas à ce film au charme rétro de se hisser à un niveau d'intérêt suffisant pour devenir incontournable.

Mais ça reste très joli

Remercions cependant une fois encore l'éditeur Rimini Editions d'exhumer ce genre de petite production qui serait autrement amenée à disparaître des mémoires. N'hésitez donc pas à découvrir leur édition DVD/Blu-ray soignée, comme toujours, avec son boitier trois volets sous fourreau et, en bonus ultime, l’incontournable livret de 24 pages conçu par Marc Toullec et cette fois intitulé « Deux Sœurs et la fin du monde ».

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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