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Promenons-nous dans les bois – Critique

Promenons-nous dans les bois
Publié le 1 Janvier 2008 par admin · Voir la fiche de Promenons-nous dans les bois
Première tentative française de la vague du néo-slasher inspiré par "Scream", Promenons- nous dans les bois eut le mérite d'être un des films français attendus de l'année 2000. Or, c'est la grande déception qui nous attend en fin de compte.

Tout commence par le meurtre d'une femme lisant à son enfant le conte du Petit Chaperon Rouge. Bien des années après, une troupe de comédiens vient faire une représentation en l'honneur du petit-fils du châtelain, Nicolas. Dès leur arrivée, les jeunes comédiens reçoivent un accueil assez étrange. Le châtelain montre une certaine attirance pour le beau Wilfried tandis que le petit Nicolas reste mystérieusement muet. Mais, cela n'est n'est rien en comparaison de la nuit d'horreur qu'ils vont vivre.

Tout cela à l'air attirant, me diriez-vous. Eh bien détrompez-vous!! L'histoire de Promenons-nous dans les bois n'est qu'un vague prétexte pour montrer le talent visuel de Delplanque. Mais ce n'est pas en se contentant de faire des expériences de mouvements de caméra que le spectateur va être attiré par ce film. On y trouve pourtant de nombreuses références, qui font de suite penser à "La malédiction" (pour le corbeau) ou aux films de Dario Argento (avec une grande stylisation). Des références, agréables à priori, mais qui finissent par agacer car elles sont déconnectées du film. Quant aux acteurs, ils ne sont guère crédibles, et même Clotilde Coureau ne s'en sort pas (elle provoque même le rire à la fin). Et je ne parle pas du scénario, tellement troué que l'on dirait un gruyère. Les questions restent nombreuses après la vision: qui à tué la femme au début? (interprétée par Marie Trintignant) et les raisons du tueur sont tout aussi mystérieuses. Visiblement, la scénariste s'attache plus aux relations bisexuelles des jeunes qu'à l'instauration une ambiance angoissante. Il faut espérer que cette bande raté ne découragera pas les bonnes volontés, et qu'enfin un film d'horreur français de qualité sorte un jour.

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