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Night Wolf – Critique

Night Wolf
Sarah rentre en Angleterre pour une quinzaine de jours. Heureuse de retrouver ses proches, son retour ne fait toutefois pas l'unanimité. Si vous aimez les films de lycanthropes, replongez vous délicieusement dans vos classiques et évitez soigneusement le sentier rebattu utilisé par l'équipe de Night Wolf.
Publié le 25 Février 2013 par GORE MANIAC · Voir la fiche de Night Wolf
**Attention, cette critique contient quelques spoilers.**

Exilée aux Etats-Unis, Sarah rentre en Angleterre pour une quinzaine de jours. Heureuse de retrouver ses proches, son retour ne fait toutefois pas l'unanimité.

De nouveau bien ancré dans le paysage de l'horreur depuis une bonne dizaine d'années désormais, la Grande-Bretagne semble déjà chercher son second souffle.
Ainsi, le producteur de l'efficace Dog Soldiers retourne sur ses pas en signant un nouveau film de lycanthrope dix ans plus tard. La question est de savoir s'il rencontrera le même succès ?

Dès le générique, les fans de Manimal seront aux anges, puisque Simon MacCorkindale figure au casting de ce huis clos forestier, dont un grand manoir sera la pièce centrale. Toutefois, son apparition se résumera à la scène d'introduction. Sa mort, aussi brutale que rapide, surprend d'autant plus que le reste des interprètes, jeune et peu convaincant, engonce déjà ce métrage dans un bourbier dont il ne parviendra jamais à s'extirper, faute de talent et d'imagination.
L'autre surprise du casting est la présence de Gemma Atkinson, dans le rôle de la pin-up de service. Modèle britannique connue depuis quelques années pour des poses osées dans de célèbres tabloïds, la blondinette n'est guère utilisée à profit par un réalisateur frileux lui préférant la candeur d'Isabella Calthorpe, sorte de Lorie anglaise.

Certains penseront que les imaginations se sont alors débridées dans l'élaboration du monstre. Il n'en est malheureusement rien ! Prenez garde, le loup-garou sur la jaquette du DVD français est le plus visible monstre dans Night Wolf.
Hormis quelques plans succints et (volontairement sans doute) mal cadrés, on ne verra un semblant de bête que dans un duel final désordonné et sans ampleur. Dans Night Wolf, le loup-garou se fait donc aussi discret que son scénariste, si on peut nommer ainsi cette créature imberbe et translucide. Ce démarquage dans le visuel de la bête fauve se veut sans doute créatif, mais le spectateur aura sans doute décroché bien avant son apparition finale.
En effet, entre de longs bavardages guère captivants (notamment durant la sempiternelle scène de beuverie entre adolescents "rebelles") et des meurtres trop vite expédiés (exemple des deux premiers), on comprend au bout de vingt minutes que la soirée sera aussi éprouvante pour les protagonistes que pour ceux qui assistent à ce "carnage".

Le réalisateur, qui ne prend pas le temps d'installer une quelconque ambiance dans un lieu pourtant idéal pour faire monter l'angoisse crescendo, se précipite et réduit son film à la réunion de quatre survivants agaçants dans un grenier que la bête ne semble pas capable d'atteindre (peut être est-elle victime de vertige). La grange remplacera le grenier dans un final assez peu trompeur.
Entre temps, le chasseur et le policier venus à la rescousse des victimes quittent le film en deux secondes (un record de durée de vie dans le milieu), et la vérité éclate enfin au grand jour.

Considérée par son beau-fils comme une traînée, la mère de Sarah s'avèrera être en fait la bête en question, malédiction dont hérite aussi sa fille. Certes, l'ironie du sort concernant le beau-fils abruti est bien trouvée (il est le responsable de sa crevaison amenant son retour anticipé au manoir), mais cela ne suffit pas à sauver Night Wolf.

Sans égaler les pires métrages du genre, dont l'inénarable Hurlements III et son armée de lycanthropes marsupiaux, Night Wolf fait partie de ces films dont on se demande le bien-fondé de sa production puis de sa sortie en DTV.
Si vous aimez les films de lycanthropes, replongez vous délicieusement dans vos classiques et évitez soigneusement le sentier rebattu utilisé par l'équipe de Night Wolf, afin d'économiser 15 euros et de ne pas perdre 90 minutes de votre vie devant cette anémique production !

GORE MANIAC
À propos de l’auteur : GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

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