Voir la fiche complète du film : La Reine des damnés (Michael Rymer - 2002)

Reine des damnés, La – Critique

 La Reine des damnés
Publié le 1 Janvier 2008 par admin · Voir la fiche de La Reine des damnés
Le vampire Lestat aspire à la reconnaissance. Or, une règle du monde des vampires implique de conserver le silence sur son identité. Pourtant, il va briser cette règle, lassé de cette solitude forcé. A l'aube du XXI ème siècle, il devient le leader d'un groupe de rock underground. Esprit anarchiste, Lestat n'a cure de savoir qu'il est considéré comme un paria par les autres membres de sa caste. Une autre conséquence autrement plus redoutable est le reveil de la reine des vampires, Akasha, endormie depuis des siècles.

Une sorte de malédiction semble règner sur les films de vampires, ces derniers temps, car après la longue pub pour Virgin à l'occasion de Dracula 2001, voici venir le vidéo-clip hard rock. C'est pourtant censé être un film, mais la Reine des damnés n'échappe pas au passé clipesque de son metteur en scène. Et, cela se voit. Comme pour masquer le vide scénaristique (scénario mélangeant d'un trait "Lestat, le vampire" et "La reine des damnés" ), Michael Rymer use un peu trop des effets de style, avec une préférence pour les images de clips (après tout, Lestat est un chanteur!) et , on a même droit à un concert. Ce qui fait la force du récit provient en grande partie de sa bande sonore (KoRn) mais est-ce que ça suffit? Evidemment, non.

On est très loin ici du subtile Entretien avec un vampire et de ses stars (Tom Cruise, Brad Pitt). Ces derniers sont remplacés par des acteurs moins chevronnés, qui ne sont pas mauvais, mais sont sous plutôt fades. En Lestat, le jeune Stuart Townsend, apporte une touche de modernité ainsi qu'une couleur blanchâtre exagéré. En mentor, le frenchy Vincent Perez...... n'apporte rien à l'histoire, sauf pour venir expliquer la désesperance de notre jeune héros (via un long flash back retraçant sa découverte du monde des ténèbres et d'Akasha, alors statufiée). La- mauvaise-surprise vient de la quasi absence de la reine du titre [ 15 minutes à tout casser ], pourtant interprétée avec un charisme certain par Aaliyah. C'est bien simple. A chacune de ses apparitions, elle vole la vedette à ses partenaires.A cet égard, sa démarche chaloupée dans le bar de vampires est hypnotique. Dommage que son rôle soit si réduit.

Sans être une daube innomable, La Reine des damnés, n'a rien de marquant. Une fois vue, on l'oublie illico. A réserver aux fans hardcores du mythe vampirique et des lecteurs des bouquins d'Anne Rice qui n'auraient pas peur de la trahison qui est ainsi faîtes. Ou, alors contentez vous d'acheter la BO, qui elle est vraiment bien.

À propos de l’auteur : admin

Autres critiques

Les Yeux sans Visage

Les Yeux sans Visage

C’est à la fin des années 50, une époque où le cinéma d’horreur connaissait un nouveau souffle, notamment grâce aux films de la Hammer en Grande-Bretagne et à ceux de Roger Corman aux Etats-Unis, qu’est sorti Les yeux sans visage , deuxième long-métrage d’un certain Georges Franju. Après avoir réalisé plusieurs courts-métrages documentaires comme en témoigne par exemple Le sang des bêtes - un...
Piranha 3D

Piranha 3D

Attention : Cette critique contient de légers spoilers. La ville de Lake Victoria s'apprête à recevoir des milliers d'étudiants pour le fameux "Spring Break" et les autorités, menées par la shérif Julie (interpretée par Elisabeth Shue), ne s'attendent qu'à surveiller les débordements arrosés de cette soudaine population juvénile. Mais lorsque les shérifs découvrent un...
Alyce

Alyce

Après une soirée de beuverie, la meilleure amie d'Alyce tombe de son immeuble et se retrouve dans un piteux état. Dès lors, Alyce ressent le besoin d'oublier en se droguant. Une spirale qui l'entraîne dans les bas-fonds de la ville. Trois années après Zombie strippers, film de morts-vivants bancal et maladroit, Jay Lee récidive dans l'horreur avec Alyce. Sur le papier, son dernier...
Délivrance

Délivrance

Il fut un temps où le cinéma était innovant, et où les scénaristes, tout comme les réalisateurs avaient de grandes ambitions pour faire avancer le septième art. On se souvient encore de 2000 maniacs ! , premier film gore sorti en 1963 sous la direction de Herschell Gordon Lewis et qui a initié et inspiré un bon nombre de cinéastes aujourd'hui encore. John Boorman, le papa d' Excalibur et de...
The Monster Project

The Monster Project

Sans sombrer dans l’euphémisme, le found-footage est un genre parsemé de déclinaisons inégales qui, bien souvent, ont tendance à le niveler par le bas, parfois au point de le décrédibiliser. Du côté des occurrences notables dotées d’un budget très modeste, on peut évoquer Grave Encounters ou, dans un autre exercice de style, Noroï: The Curse et The Poughkeepsie Tapes . À l’...