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Frère de Sang – Critique

Frère de Sang
Henenlotter démontre qu'on peut faire beaucoup avec peu. Bis et fier de l'être!
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Frère de Sang
Duane Bradley vient d'arriver à New-York. Il entre dans le premier hôtel qu'il trouve sur son chemin et s'installe. Duane trimbale partout avec un lui panier en osier qui attire la curiosité des personnes de l'hôtel. Bientôt, un docteur est retrouvé assassiné, quelques temps après la visite de Duane. Dans le panier, Duane cache son frère siamois, Belial. Tous deux sont à la recherche des médecins qui les ont séparés et compte bien se venger d'eux...

Frank Henenlotter est un réalisateur – ou plutôt "bricoleur" – à part dans le monde du cinéma fantastique. De sa filmographie, on retiendra surtout ce Frère de Sang, Elmer le remue-méninges (1988) et Frankenhooker (1990). D'ailleurs, Henenlotter n'a réalisé que 5 films en tout et pour tout : les films précités et les deux suites de Frère de Sang : Basket Case 2 (1990) et Basket Case 3 – The Progeny(1992). Il a d'ailleurs été un peu "contraint" de réaliser les suites de Frère de Sang s'il voulait faire Frankenhooker. En effet, les producteurs, voyant le succès de Frère de Sang, on tout de suite sentit qu'un nouveau filon était à leur portée et on exigé une suite (que ne souhaitait pas Henenlotter). Deux suites sympathiques mais qui n'ont pas la même intensité que le film original...

Nanti d'un budget ridicule, Frank Henenlotter s'en est sortit avec les honneurs avec ce petit film d'horreur sans prétentions qui aborde des sujets quand même assez "graves" (la différence, la jalousie et la convoitise...). En effet, si, dans un premier temps, on peut considérer le frère de Duane, Belial (Martial dans la version française) comme un monstre qui commet des meurtres sordides, on change assez vite de point de vue lorsque l'on découvre dans la dernière partie du film, via un rêve de Duane, les motivations qui le poussent à agir de la sorte. Je n'en dirais pas plus, je préfère que vous découvriez cela en visionnant le film, c'est beaucoup plus parlant...

Evoquons à présent les effets spéciaux. Malgré un budget dérisoire, Henenlotter réussi quand même à nous imposer à plusieurs reprises dans le film de longs moments de présence de la créature à l'écran. Mais Henenlotter n'a cessé de rencontrer des difficultés sur le tournage avec la marionnette. En effet, celle-ci refusait constamment de fonctionner. Sachez également que c'est Henenlotter en personne qui actionne la créature à de nombreuses reprises dans le film (surtout lorsque l'on ne voit que la main de Belial). Concernant l'animation de la créature en elle-même, Henenlotter s'est chargé de l'animé selon la bonne vieille méthode utilisée par Ray Harryhausen dans des films comme Jason et les Argonautes (1963), Un million d'années avant J-C (1966) ou encore Sinbad and the eye of the tiger (1977). Certes, on est loin du Gollum du Seigneur des Anneaux mais le résultat, pour une petite production comme celle-ci, fait parfaitement illusion.

Filmé dans un véritable hôtel où les techniciens devaient sans arrêt surveiller le matériel pour ne pas se le faire voler, Frère de Sang dispose d'un décor qui est parfaitement en adéquation avec son sujet : crades et mal éclairés... Même si les acteurs sont de parfaits inconnus qu'Henenlotter a recruté dans la rue (des fois, juste parce qu'il aimait la voix de la personne!), ils se débrouillent tous vraiment bien.

En conclusion, nous sommes ici en présence d'un très bon petit (j'insiste sur ce terme) film d'horreur qui vous fera passer un moment agréable avec à la clé, quelques séquences bien sanglantes et un final dramatique qui vous tirerai presque les larmes des yeux!

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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