Voir la fiche complète du film : Monster Brawl (Jesse Thomas Cook - 2011)

Monster Brawl

Un geek parvient à réunir huit monstres sur le ring, afin de déterminer quelle sera la créature la plus puissante au monde ! Cook tente ici un pari audacieux, sous l'angle de la comédie. L'humour n'étant guère au rendez-vous, on finira par trouver l'ensemble répétitif et enfantin.
Publié le 9 Septembre 2013 par GORE MANIACVoir la fiche de Monster Brawl
4
Momie Loup-Garou Vampire Zombie Cimetière
Un geek féru de films d'horreur et de catch parvient à réunir huit monstres sacrés sur le ring, afin de déterminer quelle sera la créature la plus puissante au monde !

Le moins que l'on puisse dire en consultant le pitch de Monster Brawl, c'est que le réalisateur et scénariste du film, Jesse T. Cook, n'a pas eu peur d'aller très loin dans son délire, en confrontant des légendes du Septième Art pour un tournoi de catch ! Si l'on consent bien volontiers à suivre le cinéaste dans son trip, il faut un tant soit peu apprécier l'univers de ce sport spectacle.
Sinon, le résumé ci-dessus consistant à combler les 90 minutes du métrage, vous trouverez le temps bien long devant ce film qui se présente comme un live télévisé d'un tournoi, avec présentation des adversaires (avec un humour qui ne casse pas des briques) et commentaires acérés des deux animateurs.

Outre les monstres classiques (le Monstre de Frankenstein, la momie, la vampire, le zombie, la sorcière, le loup-garou), Cook y ajoute un cyclope tout droit évadé de la Mythologie, ainsi qu'une putride créature des marais dont le faux reportage sur ses activités façon National Geographic parviendra à nous arracher un sourire.
Les autres séquences censées nous résumer les forces en présence disposent certes de quelques beaux efforts (qualité de la photographie notamment), mais n'offrent aucun fait marquant. Entre deux combats à mort, les interventions de quelques stars du catch méconnues dans nos contrées (n'espérez pas ici voir The Rock laminer la Sorcière Maudite) ne présentent aucun réel intérêt (ré)créatif, la faute à des dialogues rarement acerbes, de sorte que l'on se demande rapidement le but recherché par le réalisateur !

En effet, les fans hardcore de ce sport populaire ne trouveront guère de séquences époustouflantes à se mettre sous la dent. Les fans d'horreur ne seront aucunement choqués devant quelques têtes explosées ou membres dévorés ici et là !
Auteur d'un Scarce plutôt efficace et sanglant, Cook tente ici un pari audacieux, celui de mélanger deux univers très différents, sous l'angle de la comédie. L'humour n'étant guère au rendez-vous, on finira par trouver l'ensemble répétitif et enfantin.

En additionnant toutefois deux thèmes qui en ce moment drainent une quantité conséquente d'aficionados, Cook a minimisé les risques. En proposant, en outre, un métrage pas trop violent et très second degré, il espérait bien convaincre un maximum de distributeurs de diffuser largement un programme original mais accessible (imaginant même déjà une possible suite en cas de succès) !

Difficile d'être plus sévère avec Monster Brawl, car on finit par se prendre au jeu du pronostic, assistant à une finale assez distrayante. Néanmoins, on peut s'interroger sur la santé du cinéma en assistant à ce genre de film, qui se contente de recycler des monstres mythiques que l'on aimerait revoir sous un autre jour.
En attendant, hormis les fans de Lance Henriksen (où plutôt de sa voix, puisqu'on n'apperçoit pas notre cher Bishop, trop occupé sans doute à négocier son cachet en coulisse) ou les allumés de catch underground, il paraît compliqué de conseiller cette mixture cinématographique assez fade à beaucoup de monde, surtout en temps de crise.

Quitte à monter sur le ring, autant préférer au très modeste Monster Brawl le remarquable The Wrestler, avec une vertigineuse composition de Mickey Rourke !

A propos de l'auteur : GORE MANIAC
Portrait de GORE MANIAC

J'essaie de partager ma passion pour un cinéma méconnu, mais qui mérite incontestablement qu'on s'y arrête !

Autres critiques

Comportements Troublants
Suite au suicide du frère aîné de la famille, les Clark emménagent sur l'île de Cradle Bay, afin de démarrer une nouvelle vie. Steve, qui se remet difficilement de ce drame, tente de s'intégrer dans son nouveau collège, dirigé par une bande d'élèves d'apparence calme et amicale, les Rubans Bleus. Mais d'étranges comportements et certaines rumeurs inquiètent Steve et ses...
Animals
**Attention, cette critique contient quelques spoilers.** Ancien grand espoir de football américain à l'université, Syd Jarrett n'est plus que l'ombre de lui-même depuis une grave blessure qui l'a forcé à retourner dans sa ville de naissance, un patelin paumé. Désormais ouvrier, son seul plaisir est de retrouver chaque soir ses amis dans le bar de la ville. Un soir, il fait la connaissance de...
The Creeps
Au rayon grosse débilité profonde, je voudrais The Creeps de Charles Band de chez Full Moon. Les grandes figures monstrueuses de la littérature ont inspiré plus d'une fois les amateurs de bis et de films d'horreur. En témoigne les différentes adaptations du monstre de Frankenstein de Mary Shelley, de Dracula de Bram Stoker ou encore de la momie et du loup-garou. D'ailleurs, même les...
Hannibal
Si l'on demande à des lecteurs ou des cinéphiles de citer des tueurs en série qui les ont frappés, il y a de fortes chances pour qu'Hannibal Lecter figure dans leur top 5 auprès de Charles Manson et consorts. Tout comme Sherlock Holmes, il marque la culture populaire d'une empreinte au fer rouge. Un constat qui perdura dans le temps au point peut-être de le confondre avec de réels sociopathes...
L'Effet Papillon 3
Après un Effet Papillon 2 de sinistre mémoire, on n'était pas vraiment impatient à l'idée de voir débarquer un nouvel épisode de cette saga spatio-temporelle. Pourtant, l'idée de base (pouvoir modifier le présent en interagissant sur le passé) est propice à tous les délires et peut faire partir le scénario dans des directions imprévisibles pour autant que le concept soit bien exploité...