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La Momie – Critique

La Momie

Sommers a bien retenu la leçon des Indiana Jones de Spielberg et le prouve avec ce très bon blockbuster.

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de La Momie

Dans l’ancienne Egypte, un prêtre du nom d’Imhotep était amoureux d’Ank-su-namun, la fille de Pharaon. Mais ce dernier surpris un jour Imhotep et Ank-su-namun qui assassinèrent Pharaon sans hésiter. Mais la garde de Pharaon arriva presque aussistôt sur les lieux. Ank-su-namun s’immole et Imhotep est condamné à être momifié vivant dans la cité des morts, à Hammunabtra, subissant ainsi la pire des malédictions…
3000 ans plus tard, la jeune bibliothécaire Evelyn et son frère Jonathan se lancent à la recherche de la cité. Ils demandent alors à Rick O’Connell, qui était sur place il y a 3 ans avec son régiment, de les conduire là-bas. Ils réveillent par mégarde Imhotep, bien décidé à faire revivre sa bien-aimée…

Stephen Sommers (Un cri dans l’océan, Van Helsing) est un réalisateur intelligent. Intelligent dans le sens où il a parfaitement compris et assimilé les attentes du spectateur lambda. Avec un scénario relativement simple, des personnages atypiques et plutôt attachants (mais pas caricaturaux), des effets spéciaux à gogo (merci ILM) et quelques traits d’humour (pas toujours très fins hélas), Sommers a accouché d’un spectacle des plus divertissants.

On se croirait revenu au bon vieux temps des serials et il ne fait aucun doute que l’ombre d’Indiana Jones plane sur le métrage de Sommers. Parmi les influences de Sommers, on pourrait également citer deux bande-dessinées belges : Blake et Mortimer et Tintin. Le résultat est remarquable et l’est d’autant plus que l’on en attendait pas tant du réalisateur des Aventures d’Huckleberry Finn (1993) et Le Livre de la Jungle (1994)…

Il faut dire aussi que Sommers a tout mis en œuvre pour livrer un blockbuster hautement jouissif : des décors magnifiques nous plongeant dans une Egypte splendide (ils sont l’œuvre de Peter Howitt, qui a travaillé sur des films comme Braveheart, les deux suites d’Indiana Jones, ou encore Mission Impossible), un rythme soutenu et quasiment sans temps mort du début à la fin, des scènes d’action percutantes, une réalisation bien torchée, un mélange bien dosé de romance, d’action, d’épouvante et de suspense, ou encore la sublime partition du grand Jerry Goldsmith… Bref, autant d’atouts dans le jeu de Sommers qui ont largement contribué au succès commercial et critique du film.

Ajoutez à cela un casting sympathique : Brendan Fraser (Gods ans Monsters, Monkeybone), Rachel Weisz (Death Machine de Stephen ‘Blade’ Norrington), John Hannah et Arnold Vosloo dans le rôle de la momie maudite. Une brochette d’acteurs talentueux qui n’en font jamais trop et qui sont toujours dans le ton.
En revanche, la suite, Le Retour de La Momie (2001), toujours dirigé par Stephen Sommers, fut un poil décevante…

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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