Voir la fiche complète du film : La Momie (Stephen Sommers - 1999)

La Momie

Sommers a bien retenu la leçon des Indiana Jones de Spielberg et le prouve avec ce très bon blockbuster.
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de La Momie
8
Momie Livre Désert

Dans l’ancienne Egypte, un prêtre du nom d’Imhotep était amoureux d’Ank-su-namun, la fille de Pharaon. Mais ce dernier surpris un jour Imhotep et Ank-su-namun qui assassinèrent Pharaon sans hésiter. Mais la garde de Pharaon arriva presque aussistôt sur les lieux. Ank-su-namun s’immole et Imhotep est condamné à être momifié vivant dans la cité des morts, à Hammunabtra, subissant ainsi la pire des malédictions…
3000 ans plus tard, la jeune bibliothécaire Evelyn et son frère Jonathan se lancent à la recherche de la cité. Ils demandent alors à Rick O’Connell, qui était sur place il y a 3 ans avec son régiment, de les conduire là-bas. Ils réveillent par mégarde Imhotep, bien décidé à faire revivre sa bien-aimée…

Stephen Sommers (Un cri dans l’océan, Van Helsing) est un réalisateur intelligent. Intelligent dans le sens où il a parfaitement compris et assimilé les attentes du spectateur lambda. Avec un scénario relativement simple, des personnages atypiques et plutôt attachants (mais pas caricaturaux), des effets spéciaux à gogo (merci ILM) et quelques traits d’humour (pas toujours très fins hélas), Sommers a accouché d’un spectacle des plus divertissants.

On se croirait revenu au bon vieux temps des serials et il ne fait aucun doute que l’ombre d’Indiana Jones plane sur le métrage de Sommers. Parmi les influences de Sommers, on pourrait également citer deux bande-dessinées belges : Blake et Mortimer et Tintin. Le résultat est remarquable et l’est d’autant plus que l’on en attendait pas tant du réalisateur des Aventures d’Huckleberry Finn (1993) et Le Livre de la Jungle (1994)…

Il faut dire aussi que Sommers a tout mis en œuvre pour livrer un blockbuster hautement jouissif : des décors magnifiques nous plongeant dans une Egypte splendide (ils sont l’œuvre de Peter Howitt, qui a travaillé sur des films comme Braveheart, les deux suites d’Indiana Jones, ou encore Mission Impossible), un rythme soutenu et quasiment sans temps mort du début à la fin, des scènes d’action percutantes, une réalisation bien torchée, un mélange bien dosé de romance, d’action, d’épouvante et de suspense, ou encore la sublime partition du grand Jerry Goldsmith… Bref, autant d’atouts dans le jeu de Sommers qui ont largement contribué au succès commercial et critique du film.

Ajoutez à cela un casting sympathique : Brendan Fraser (Gods ans Monsters, Monkeybone), Rachel Weisz (Death Machine de Stephen ‘Blade’ Norrington), John Hannah et Arnold Vosloo dans le rôle de la momie maudite. Une brochette d’acteurs talentueux qui n’en font jamais trop et qui sont toujours dans le ton.
En revanche, la suite, Le Retour de La Momie (2001), toujours dirigé par Stephen Sommers, fut un poil décevante…

Autres critiques

REC 3: Genesis
Le territoire ibérique est devenu en très peu de temps le nouveau pays des films d'horreur. La faute, ou plutôt grâce à Jaume Balaguero et son compagnon de caméra Paco Plaza. En effet, en seulement deux ou trois films, les deux compères ont conquis le monde de la terreur et ont rejoint le panthéon des cinéastes à suivre de très près. En effet, après un Fragile de la part de Balaguero, qui montre...
Absentia
Quand j'ai vu le titre de ce film, je me suis dit: "Chouette! Un film d'horreur indépendant américain traitant d'un sujet peu ou pas abordé et qui pourrait éventuellement me satisfaire pleinement, moi qui suis un grand amateur de frissons et de peur freudienne avec un petit penchant psychanalyste et analytique". Bien entendu, je ne l'ai pas pensé en ces termes. En fait,...
Temple
Le cinéma d’épouvante asiatique est réputé pour proposer des productions angoissantes et anxiogènes au possible. Le succès est tel que l’opportunisme hollywoodien a tôt fait de l’exploiter par le biais de remakes inégaux. On songe notamment à Dark Water , Pulse , The Ring ou encore Les Intrus . Certaines productions américaines prennent pour cadre l’archipel nippon, comme...
Bates Motel - Saison 5
Exercice délicat que de conclure une série. Sans compter la réception auprès du public qui permet à la production de perdurer, il est nécessaire de savoir s’arrêter au bon moment afin d’éviter déceptions et qualités initiales bâclées. De plus, l’intrigue doit être l’aboutissement d’autant d’années d’efforts (en l’occurrence, cinq pour Bates Motel )...
Nick Cutter et les Portes du temps
Les dinosaures pour le cinéma (ou la télévision) sont une manne providentielle pour les paléontologues en herbe. A tort, l'on incombe généralement ce centre d'intérêt aux enfants ou jeunes adolescents qui s'étiole au fil des ans. La propension de dessins animés qui les mettent en scène semble confirmer ce malheureux préjugé ( Denver , Le petit dinosaure ou Dinosaures ...). Au regard d'un public...