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Metamorphosis – Critique

Metamorphosis
Une petite série B d'horreur qui mérite que l'on s'y attarde, ne serait-ce que pour ses nombreux effets spéciaux...
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Metamorphosis

La Thalos Corporation est une société qui travaille en secret pour le gouvernement dans la recherche d'armes bactériologiques. Deux scientifiques, Michael et Nancy, travaillent sur des tissus que le gouvernement leur a fournit et qui seraient d'origine extra-terrestre. Ils expérimentent sur divers animaux qui ne tardent pas à se transformer en véritables mutants. Un jour, Michael est mordu par l'un d'entre eux. Contaminé, il subit d'importants changements physiques. Il s'échappe du laboratoire et tue deux personnes. Le docteur Viallini, qui dirige les opérations, charge deux agents de stopper la créature afin que l'affaire ne s'ébruite pas...

Acquis dans une grande surface pour la modique somme d'un euro, je ne m'attendais pas à grande chose avec Metamorphosis : The Alien Factor. Mais finalement, ce fut une agréable surprise que de découvrir ce petit film de monstre tout à fait sympathique, qui tient (presque) ses promesses. Seule et unique incursion dans la réalisation pour Glenn Takakjian, Metamorphosis ne révolutionne pas le genre mais possède toutefois quelques atouts qui en font une série B sympathique, au même titre que The Kindred dans un genre assez similaire...

Le scénario n'est pas "mauvais" et le schéma de narration plutôt intéressant (le film s'ouvre sur la fuite de Michael et revient par la suite, à l'aide de flash-backs, sur sa métamorhose). Même si les personnages manquent cruellement de "profondeur" et si les dialogues "techniques" sont un peu lourds, cela n'entâche en rien la vision de ce film d'horreur qui a décidé de tout miser (ou presque) sur ses effets-spéciaux.

C'est donc du côté des SFX que Metamorphosis tire son épingle du jeu. Si le réalisateur avait joué la carte du suspense en retardant au maximum l'apparition du monstre final, il se serait probablement (et même très certainnement) planté dans les grandes largeures au vu de la qualité des autres séquences et de la minceur de l'intrigue. Heureusement, Takakjian a décidé d'offrir au spectateur, non pas une bonne dose de frissons, mais plutôt une bonne dose de gore. On est donc agréablement surpris d'assister, régulièrement, à des séquences sanglantes ou des apparitions de mutants bien moches. L'amateur de frissons passera sans doute son chemin mais l'aficionado de créatures visqueuses devrait y trouver son compte. Dans l'ensemble, les effets spéciaux sont d'un niveau correct (une grande partie du budget du film est passée dedans). Seul bémol : la mise en scène, qui n'est pas très "dynamique" (le réalisateur n'exploite pas vraiment le décor alors qu'il aurait pu utiliser les couloirs du labo pour amener un peu de suspense à l'ensemble).

Le film date de 1993 mais possède étrangement le charme des films de monstres des années 80, avec ces histoires de manipulations génétiques invraisemblables et des SFX kitschs (surtout la créature finale dont la mise à mort est un peu décevante). Rien de très original mais on passe un agréable moment avec ce Metamorphosis.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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