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Donjons et dragons: la puissance suprême – Critique

Donjons et dragons: la puissance suprême
Une sympathique histoire malheureusement plombée par un budget riquiqui qui ne permet pas de rendre à l'écran le spectacle prévu dans le scénario.
Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Donjons et dragons: la puissance suprême
Enfin! Enfin une histoire ressemblant quelque peu à l'univers de Donjons et Dragons! Il faut dire qu'après le scénario infantile du premier opus, on n'attendait pas grand chose de cette suite imprévue. Grossière erreur car cette histoire peuplée de monstres, de magie et de quêtes accomplies par une équipe de plusieurs personnages mérite que l'on s'y attarde quelque peu.

Et si tout le reste avait pu suivre, cela aurait pu donner quelque chose de pas mal mais il faut malheureusement bien reconnaître qu'avec un tournage en Lituanie et un budget total équivalent au budget repas du dernier Michael Bay, il ne pouvait pas y avoir de miracle.


Un gnome de magma

Damodar n'est pas mort et a décidé de se venger du royaume d'Ismer qu'il considère comme responsable de sa déchéance. Pour se faire, il s'empare du globe de Falasur, le grand dragon noir aux pouvoirs élémentaires. Il compte libérer le grand dragon qui gît sous une montagne et qui a commencé son réveil. Une équipe de héros se met alors en route pour contrer ses projets maléfiques...


Le dragon des glaces

Première surprise, on assiste donc au retour de l'inénarrable Damodar mais qui n'arbore plus ici les splendides lèvres bleues qu'il exhibait fièrement dans le premier opus. Le choix des producteurs étonne quelque peu puisque le personnage interprété par Bruce Payne était en grande partie responsable du ridicule de Donjons et Dragons premier du nom. Notons que l'acteur, bien que toujours très mauvais, s'est nettement calmé sur les grimaces et se contente de jouer Damodar avec un second degré des plus réjouissant, bien aidé par un doublage français assez marrant.

Son histoire nous est donc contée pendant le beau générique qui a sans doute dû engloutir la plus grosse part du budget au vu des pitoyables effets spéciaux que l'on découvrira par la suite. Le manque d'argent est sans aucun doute le plus gros problème de cette suite car il faut reconnaître que l'ensemble suinte la misère à plein nez. Par exemple, on ne verra jamais la ville d'Ismer mais toujours l'intérieur d'une maison.

Dans le même ordre d'esprit, les dragons et autres créatures ont un design sympathique mais sont animées (et intégrées) avec les pieds par un assistant stagiaire en infographie. Je pense notamment au dragon des glaces qui est plutôt bien fait mais est extrêmement pénible à voir bouger à l'écran. Et ne parlons pas du grand dragon final... Bref, les effets spéciaux sont miteux et font vraiment peine à voir. C'est d'autant plus dommage que le nombre de monstres et de créatures fantastiques est infiniment plus élevé que dans le premier film.


Ce pitre de Damodar

Autre problème, l'image en elle-même. Avec ses couleurs ternes et délavées, le film fait penser à une production des années 70, voire à un épisode de Derrick tant l'ensemble est moche à regarder avec sa teinte verdâtre. On ne sait pas trop si le réalisateur a voulu donner une patine genre "film ancien" ou si les pellicules étaient périmées mais en tout cas le résultat est d'une laideur sans nom et on met une bonne vingtaine de minutes à passer outre le choc initial. Autre hypothèse, ce procédé permet de cacher la misère des effets spéciaux (ça marche à certains moments puisqu'on ne voit rien).

En outre, la réalisation ne se distingue pas spécialement par son dynamisme et apparait au final comme sans grand relief.


L'impressionnante (hum!) attaque d'Ismer par le dragon noir

Qu'est-ce qui fait donc que Donjons et Dragons: la puissance suprême ne récolte pas un zéro pointé? Et bien l'histoire est assez sympa et respecte bien les codes du jeu de rôle malgré des ellipses et des incohérences aberrantes (la barbare est tuée mais finalement n'est pas morte...). On ne nage plus ici dans l'infantilisme du premier opus mais bien dans une histoire adulte sans humour à la noix. De la femme dont le corps se putréfie aux héros qui meurent, il faut bien reconnaître que certaines idées ne sont pas vraiment faites pour les enfants et c'est tant mieux.

Mais bon, ce sont là les seules qualités d'une séquelle qui ne s'imposait vraiment pas et qui fera sans aucun doute hurler à la mort les fans du jeu de base. Prions pour qu'il n'y ait pas de Donjons & Dragons 3!


Des effets spéciaux époustouflants

Geoffrey Claustriaux
Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

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