Voir la fiche complète du film : Alone in the Dark (Uwe Boll - 2005)

Alone in the Dark – Critique

Alone in the Dark

Un film sans queue ni tête et chiant au possible. N'a même pas le fun d'un House of the Dead. A fuir!

Publié le 1 Janvier 2008 par Geoffrey · Voir la fiche de Alone in the Dark

Malgré un House of the Dead extrêmement fun mais qui restera dans les annales comme l'un des pires films d'horreur de l'histoire et des critiques unanimement assassines, il est temps de se tourner vers Alone in the dark, métrage dont la belle affiche donne envie de lui laisser sa chance. Et même si celui-ci devait s'avérer mauvais, l'on espérait au moins se marrer autant que devant House of the dead. 1h30 et une patience mise à rude épreuve plus tard, il nous faut malheureusement déchanter : le film est nul au possible et irrémédiablement chiant!


Graou! Graou!

Pourtant, le premier quart d'heure laissait augurer de belles chose avec une introduction mystérieuse et une sympathique baston en pleine ville. Mais passées ces quinze minutes, plus rien... si ce n'est un scénario sans queue ni tête et bourrés d'ellipses foireuses (qui a dit trous béants?). L'histoire est linéaire et assez facile à résumer après coup mais la manière dont elle est racontée à l'écran est tortueuse et fait que sur le moment, on y pige que dalle. Certaines questions essentielles sont en outre passées sous silence ce qui nous laisse frustrés lorsqu'apparaît le générique de fin.

Tout cela est bien dommage car certaines idées méritaient une meilleure exploitation. On pense notamment aux monstres qui aiment le noir et perturbent les champs électriques pour rester dans l'ombre. Ceux-ci auraient pu donner de belles montées d'adrénaline mais pour que celles-ci fonctionnent, il aurait fallu que la réalisation d'Uwe Boll soit à la hauteur ce qui est loin d'être le cas. Soyons clair, on a vu bien pire en terme de cadrages ou même de montage mais l'approche qu'à Boll de son film est totalement à coté de la plaque. En lieu et place des gros gunfights et de l'action qu'apprécie tant le Teuton, il aurait fallu des séquences oppressantes, à l'atmosphère sombre et ténébreuse. Le réalisateur allemand tente bien quelques séquences d'épouvante pure mais elles ne fonctionnent malheureusement pas et sont souvent suivies d'une scène d'action.

Notons qu'Alone in the Dark n'est pas sans rappeler le Relic de Peter Hyams avec sa grosse bestiole dans un grand musée, mais ce dernier était fun à suivre alors que le film de Boll ne parvient qu'à provoquer l'ennui. Et notons également que nous n'avons droit qu'à un seul "gunfight frénétique sur fond de musique techno" comme on avait pu en voir dans House of the dead. Dommage pour l'amusement...


Un des rares plans gores du film...

Un mot sur les acteurs à présent. Christian Slater est totalement crédible dans son rôle et fait très bien ce qu'on lui demande, c'est déjà ça. On pourrait effectivement objecter que Tara Reid en archéologue de haut niveau c'est pas ce qu'on a fait de mieux, mais on a déjà vu pire aussi (On frémit encore à l'évocation de Denise Richards dans le James Bond Le monde ne suffit pas. Brrr). On ne peut donc pas critiquer son jeu d'actrice qui, s'il ne remportera pas d'oscar, est suffisant pour cette production. En même temps vu la mollesse de l'ensemble, on en vient même à regretter que les acteurs ne jouent pas plus mal, ça nous aurait au moins déridé un peu. Stephen Dorff par contre est un peu transparent et a l'air de s'ennuyer grave.

Ennui communicatif s'il en est. Car, en plus, les quelques effets spéciaux sont corrects et les décors pas spécialement moches, ce qui est d'autant plus regrettable car la réalisation est incapable de les mettre en valeur. On voit par exemple très peu les fameuses bestioles de l'ombre. Bref, tout ceci participe donc au fait qu'Alone in the Dark, au contraire de House of the Dead qu'il faut absolument voir, est un sombre navet ennuyeux qu'il vaut mieux éviter comme la peste. Les possibilités étaient pourtant là pour obtenir un bon film mais Boll a de nouveau foiré de bien belle manière cette adaptation d'un jeu vidéo. Reste une belle affiche, c'est peu...


Notre jolie archéologue...

Geoffrey Claustriaux

Geoffrey
À propos de l’auteur : Geoffrey

Comme d'autres (notamment Max et Dante_1984), je venais régulièrement sur Horreur.net en tant que lecteur, et après avoir envoyé quelques critiques à Laurent, le webmaster, j'ai pu intégrer le staff début 2006. Depuis, mes fonctions ont peu à peu pris de l'ampleur.

Autres critiques

La Nuit des morts vivants 3D

La Nuit des morts vivants 3D

Les remakes sont une manne providentielle pour les producteurs. Le scénario est déjà écrit et le succès de l'oeuvre originale les rassure quant à un potentiel investissement. Pourtant, il est un cas un peu particulier : La nuit des morts-vivants . Je ne vous ferai pas l'affront de présenter l'½uvre culte de Romero, ni même de décrire son influence pour le cinéma de genre. Mais...
Sharkansas Women's Prison Massacre

Sharkansas Women's Prison Massacre

Lorsqu’on se penche sur l’histoire de la sharksploitation, on découvre différentes tendances qui succèdent généralement à un précédent « succès ». Les années 1980 et 1990 ont, par exemple, été minées par de pâles copies des Dents de la mer . À la fin des années 2000, l’émergence de bestioles hybrides mal fagotées a signé la perte du genre à travers des productions...
Detention

Detention

Il y a parfois des films qui sont injustement boudés dans les salles obscures, voire même privés de projection pour diverses raisons plus ou moins fallacieuses. Du coup, et c'est de plus en plus fréquent, en fouillant dans les sorties en direct to vidéo, on trouve des petits bijoux, des films indépendants bandants, ou même des pépites inventives et totalement loufoques. C'est le cas avec ce...
Star Trek: Générations

Star Trek: Générations

L'équipage légendaire de la série originelle se faisant plus que vieillissant et bedonnant (Kirk et Scotty en tête), il était temps pour ce septième film de donner un nouveau souffle à la saga Star Trek en introduisant enfin l'équipage de la bien nommée série Next Generation . Mais pour que la transition se fasse en douceur, quoi de mieux que de faire se rencontrer les deux capitaines...
Timber Falls

Timber Falls

Pour son premier film d'horreur, le réalisateur Tony Giglio s'est attaqué à un genre très prisé, voire surexploité: le Survival. Forestier dans le cas de Timber Falls . Pour ce faire, le réalisateur s'est muni de son petit livre "Le Survival pour les Nuls" afin de respecter le cahier des charges inhérent au genre. Le film ressemble donc à une succession de clins d'oeil...