Voir la fiche complète du film : Atomic College (Richard W. Haines, Michael Herz, Lloyd Kaufman - 1986)

Atomic College – Critique

Atomic College
Un excellent film de la Troma à prendre pour ce qu'il est : un spectacle débilo-rigolo-gore des plus sympathiques.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Atomic College

A Tromaville, une fuite de produit radioactif vient d'éclater dans la centrale nucélaire. Un kilomètre plus loin, se dresse le collège de la ville où une bande de punks sème la zizanie. Après l'étrange décès d'un jeune étudiant modèle, Donald Martin, quelques jeunes commencent à se poser des questions. Plus tard, au cours d'une soirée, Warren et sa petite amie Chrissy tirent sur un joint pas très catholique (!) qui transforme Chrissy en nymphomane (!). L'herbe du joint provient en réalité d'une plantation, proche de la centrale, contaminée par la fuite. Warren et Chrissy sont sujets à d'horribles hallucinations tandis que le directeur de la centrale nie en bloc tout lien entre la fuite et les incidents survenus au collège...

La 20th Century Fox à ses Star Wars, la New Line a son Seigneur des Anneaux, la Warner Bros. a ses Matrix... Et la Troma a ses Toxic Avenger et ses Class of Nuke 'Em high. En d'autres termes, des fleurons de la compagnie indépendante spécialisée dans les films déjantés de tous les horizons. Et Atomic College est sans aucun doute l'un des films de la Troma les plus connus et également l'un de ses plus réussis.

Tourné à Jersey City, dans le New Jersey aux Etats-Unis, le film du duo Herz/Kaufman représente, avec The Toxic Avenger, tout l'esprit de la Troma condensé en un seul film. Résumé Atomic College par des mots ne se révèle pas aussi évident que cela tant le film recèle de passages bien barrés, aussi débiles que délirants. Entre la demoiselle qui gerbe un petit monstre dans les chiottes, l'étudiant modèle qui se jette par la fenêtre et pourrit littéralement sur le bithume, les hallucinations des deux tourtereaux de service, les punks mettant sans dessous dessus le collège, les mêmes punks démastiqués par un gros monstre baveux dans un festival de séquences gores et j'en passe, on ne peut que s'incliner devant tout ce foutoir royalement orchestré (avec les moyens du bord) par les directeurs de la Troma.

Le scénario est ridicule, le jeu des acteurs médiocre, les décors sont toujours les mêmes, les dialogues tournent essentiellement autour du sexe (cela ne surprendra personne je pense!), la bande-son est constituée d'un hard rock FM typique des 80's et la mise en scène est approximative. A première vue, Atomic College a tout du nanar et pourtant - surtout parce que c'est du Troma - on pardonne tous ces défauts (quoique les SFX sont plutôt réussis dans l'ensemble - surtout le monstre final) car le spectacle est suffisament débile et traité en conséquence pour être drôle.

En plus de retrouver le thème des déchets radioactifs cher à The Toxic Avenger, on retrouve quelques acteurs répondant déjà présent au casting de celui-ci : le directeur du centre nucléaire (l'imposant Pat Ryan) dans Atomic College est le maire de Tromaville dans The Toxic Avenger, le chef des Punks, Spike (Robert Prichard), était l'un des golios adeptes du hit 'n run et l'un de ses acolytes, Pete (Gary Schneider), était Bozo, l'autre golio qui avait une dent contre Melvin dans The Toxic Avenger...

Atomic College fait partie des fleurons de la Troma et son cocktail gore/humour (avec un zeste de nudité bien gratuite) devrait séduire les fans de productions fauchées délirantes.

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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