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Candyman – Critique

Candyman
Un film d'horreur qui amena au genre une nouvelle icône en la personne du Candyman. Sobre et efficace.
Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Candyman

Helen Lyle (Virginia Madsen) et son amie Bernadette Walsh (Kasi Lemmons) sont deux étudiantes qui préparent une thèse sur les légendes urbaines. Au travers du récit de plusieurs personnes, Helen apprend qu'une créature, le Candyman, sévirait du côté de Cabrini Green, dans les ghettos. Au cours de leurs recherches, Helen et Bernadette découvrent que de récents meurtres d'une rare violence restent sans coupable. Elles décident de faire une descente dans le quartier de Cabrini Green, qui serait l'antre du Candyman, une créature qui apparaît si l'on prononce cinq fois son nom devant un mirroir...

Tiré de la nouvelle "The Forbidden" de l'écrivain Clive Barker (producteur exécutif du film), Candyman est un film d'horreur bien connu des fans du genre. Réalisé par Bernard Rose (Paperhouse), Candyman est sans nul doute l'un des meilleurs films traitant des légendes urbaines. A l'instar de Freddy, le Candyman est une espèce de fantôme qui a besoin de la foi et de la croyance des individus en lui pour exister. Mais Candyman n'est pas la véritable star du film. Tout comme dans Les Griffes de La Nuit, nous sommes face à une héroine qui va se détacher peu à peu de la réalité au fur et à mesure qu'elle progresse dans son enquête. Fascinée par cette légende urbaine qui touche plus particulièrement la population pauvre des ghettos, la vie d'Helen bascule après sa première rencontre dans un parking avec Candyman...

Pour sa première apparition, Candyman se pose déjà en véritable icône du cinéma d'horreur : avec son long manteau noir, ses chaussures vernis et son crochet sanguinolent, Candyman en impose. D'autant plus que l'acteur qui incarne la créature, Tony Todd, est doté d'un sacré charisme. Et si vous avez l'occasion de voir le film en V.O. (et je vous le conseille fortement), vous pourrez apprécier le son de sa voix qui contribue beaucoup à son aspect "fantôme". La prestation de Tony Todd est remarquable mais plus encore est celle de Virgina Madsen (Highlander : Le Retour). Elle apporte une fraîcheur au film qui contraste avec les décors sombres et sordides qu'elle fréquente dans le film (les appartements dans les ghettos avec les nombreux graffitis). La photographie très "froide" par moments du film (signée Anthony B. Richmond, qui a également réalisée celle de Vorace et Cherry Falls) accentue l'effet "réaliste" de l'ensemble. Et le terme de légendes "urbaines" prend tout son sens car c'est spécialement dans le milieu urbain que sévit Candyman. Bernard Rose s'attarde beaucoup sur les décors du ghetto et les utilise intelligement pour créer le suspense.

Mais Candyman n'est pas qu'un slasher flick mis en scène avec classe, c'est un vrai film d'horreur qui prend son temps pour bien mettre en place son histoire et ses personnages. Candyman étant une légende urbaine, nous sommes, dans un premier temps, "conviés" par le réalisateur à écouter les récits de différents personnages sur Candyman et sur sa légende. Un élément habile du scénario pour renforcer le thème des légendes urbaines dans le film (l'un des "classiques" est d'ailleurs évoqué : les fameux crocodiles dans les égoûts New Yorkais). Les personnages sont intéressants et on retiendra surtout le portrait que le film dresse des ghettos, avec ces gens simples qui n'aspirent à rien d'autre finalement qu'à vivre dans la tranquilité.

Au détour de quelques scènes, Candyman verse dans un gore beaucoup moins soft qu'il n'y paraît. Même si ces séquences sont courtes, elles ont un impact bien plus important que si le réalisateur s'était attardé davantage sur les effets spéciaux. On retiendra surtout la scène (très brève) de l'enfant dans les toilettes publics de Cabrini Green et la scène où Helen se réveille dans l'appartement d'Anne-Marie.

Enfin, on n'oubliera pas de citer le nom du compositeur Philip Glass (The Church, Fenêtre Secrète, Taking Lives) qui a livré un très beau score pour le film de Bernard Rose.

Le film a connu deux suites à ce jour (le troisième film est un direct-to-video) :
Candyman 2 : Farewell to the Flesh (1995) de Bill Condon
Candyman 3 : Day of the Dead (1999) de Turi Meyer

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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