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Cube – Critique

Cube
Une merveille de Série B: acteurs crédibles, décors minimalistes mais originaux et un montage efficace.
Publié le 1 Janvier 2008 par AqME · Voir la fiche de Cube

L'histoire

Cinq individus, trois hommes et deux femmes se réveillent dans une pièce étrange et faiblement éclairée. Ils n’ont aucun souvenir de la façon dont ils sont arrivés ici mais se rendent vite compte que la pièce communique avec d’autres pièces rigoureusement identiques, et ainsi de suite. Ils vont devoir trouver la clé de ce mystère pour sortir de ce qui ressemble à un gigantesque cube. Mais deux problèmes les handicapent : cette situation génère des tensions de plus en plus violentes, et surtout certaines pièces sont équipées de pièges mortels.

Cube fait partie de ces films éminemment sympathiques qui redonnent foi en un cinéma fantastique original et de qualité. Pourtant le synopsis est on ne peut plus basique : un groupe d’individus doit survivre dans un environnement hostile. Du vu, re-vu et archi-vu. Dans les mains d’un tâcheron le film serait resté dans l’oubli. Mais Vincenzo Natali est tout, sauf un tâcheron. Le Canadien, malgré un maigre budget a réussi le tour de force de réaliser un film passionnant du début à la fin, et cela dans un décor unique.

La grande force du film est de toujours surprendre. Et ceci dès la séquence d’ouverture, ultra gore. Et quand l’action risque de devenir redondante il y a toujours une solution : on introduit un nouveau personnage (Kazan), on imagine des pièges encore plus pervers qui donnent lieu à un suspense à couper au couteau (la pièce réagissant au bruit), on brouille les pistes du labyrinthe (vive les mathématiques !)… Et surtout on s’intéresse à des personnages qui ont chacun une importance déterminante. Ces personnages au vécu et au caractère très différents vont peu à peu se dévoiler, pour le meilleur et pour le pire. L’horreur change de camp, elle n’est plus représentée par le cube mais par la nature humaine, paranoïaque de surcroît. Dès lors que l’unité n’existe plus, comment survivre ? Natali nous offre là des scènes psychologiques aussi fortes, voire plus fortes que les scènes de pièges, jusqu’à une fin très ambiguë.

Ajoutons à cela des acteurs très crédibles, des décors minimalistes mais originaux, un montage efficace, et on obtient Cube, une merveille de Série B inventive qui ne prend jamais le spectateur pour un gogo. Le bonheur, quoi.

AqME
À propos de l’auteur : AqME

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