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Dark Clown - Mourir de Rire – Critique

Dark Clown - Mourir de Rire
Une série B complètement assumée où l'on a droit à du gore grandguignolesque et des scènes souvent drôle.
Publié le 24 Septembre 2013 par AqME · Voir la fiche de Dark Clown - Mourir de Rire
Ah! L'Irlande! Ce petit îlot paradisiaque qui recèle bien des mystères et des légendes sympathiques. Mais il faut croire que Ken Loach n'est plus le seul réalisateur à vouloir sortir des frontières tendues de son pays. Le cinéma d'horreur irlandais est assez prolifique depuis les années 2000 et propose des métrages plus ou moins corrects. On pense aux vaches mutantes d'Isolation de Billy O'Brien, à la momie chauve et ratée de Carnage - Blood Hunt avec un Vinnie Jones en roue libre, aux monstres tentaculaires de Grabbers ou encore aux zombies de Dead Meat. Bref, il y a de quoi faire en matière d'horreur, avec à boire et à manger. Le réalisateur du dernier film cité revient sur le devant de la scène, avec Stitches, rebaptisé Mourir de Rire en France et avec un film d'horreur gore mais au fort penchant comique. Alors on sait que le pari est risqué car beaucoup de comédies gores sont de gros navets (il suffit de regarde Kill Dead Zombie ! pour s'en rendre compte !) et qu'il faut être original pour ne pas subir de disgrâce. Qu'en est-il avec Stitches ? Mourir de rire ou mourir d'ennui, telle est la question ? Et si on partait se payer une tranche en Irlande !


Comme les shadoks, Stitches pompe, mais il fait plus de dégâts !

L'histoire de Stitches - Mourir de Rire est très simple et ne sera qu'un prétexte à un massacre bien gore et bien fun. Stitches est donc un clown dont le métier ne lui plait pas. Il se rend à un anniversaire pour un groupe de gosses plutôt difficiles. Alors qu'il exerce ses blagues minables tout en injuriant les gosses, ces derniers lui font vivre un enfer en lui balançant des trucs dans le figure ou en crevant ses ballons. Lors d'un tour, un enfant lui attache les chaussures et celui dont c'est l'anniversaire lui balance un ballon dans la figure. Stitches titube et tombe tête la première dans le lave-vaisselle ouvert et s'enfonce un couteau dans l'½il. Six ans plus tard, une fête s'organise pour l'anniversaire de Tom, dans la même maison qu'auparavant. C'est alors que Stitches revient d'entre les morts pour assouvir une vengeance burlesque. Bref, on est devant un film bien gras, et qui propose, à défaut d'une intelligence fine, des bons moments bien sales et drôles. Ce qui est à la fois dommage et pas trop mal, c'est le coup de la cérémonie des clowns et de l'½uf. En fait, le scénariste essaye d'insérer un semblant de scénario pour fournir une ambiance mystique inutile et surtout improbable.

A la mort du clown, une délégation se rend au cimetière et place un ½uf en psalmodiant des incantations mystiques. On apprendra plus tard à quoi sert cet ½uf, mais au début du film, il s'agit d'une scène très bizarre. En effet, jusque-là on était face à une grosse farce bien grasse avec un clown vulgaire et des mômes insupportables. Cette phase est en nette rupture avec tout le reste du film et ne sera là aussi qu'un prétexte pour trouver une faille au grand méchant. Le reste du film baigne dans une atmosphère bonne enfant et trash. Les jeunes sont tous des crétins et les situations cocasses se succèdent, rappelant parfois l'humour à la American Pie. Alors il ne faudra pas chercher bien loin non plus avec le méchant, plutôt comique et donnant le côté gore et drôle à chaque meurtre. On pourra pester contre le scénario famélique, mais le film est généreux et surtout, il ne se prend pas la tête, n'oubliant pas de rester fun et décomplexé.


Le film ne te plaît pas ?

Le film n'est pas exempt de défauts, bien sûr. A commencer par son casting. Ross Noble joue Stitches le clown revanchard. S'il est très mauvais au début, ne s'investissant pas dans son rôle, il prend vraiment de l'ampleur en tant que mort-vivant. Nonchalant et possédant un humour très noir, son air hagard et son côté je m'en foutiste est parfaite pour ce genre de personnage. Néanmoins, il demeure un acteur médiocre. Au niveau des jeunes acteurs, le héros est très peu charismatique et qu'il soit shooté ou normal, on ne voit que très peu la différence. On s'attachera plus facilement à son meilleur pote qui possède une bonne bouille de fêtard malgré son très mauvais jeu d’acteur. Mais dans ce genre de métrage, cela passe plutôt bien, dans le sens où l'on ne se prend pas d'affection avec les jeunes et ils sont tellement cons que c'est un plaisir de les voir mourir.

Niveau gore, on est dans la catégorie bien grasse et bien sale. D'autant plus que le réalisateur use et abuse des ralentis en gros plans lors des explosions et des giclées de sang. Le plus rigolo, c'est que les meurtres ont toujours un rapport avec les misères que le clown a subi. Par exemple, le gros qui lui a balancé une glace sera tué de façon burlesque, car le clown lui ouvre la boîte crânienne et fait des boules de glace avec son cerveau. Le reste des meurtres sont dans la même veine, loufoque et plein de créativité improbable, rendant chaque moment jouissif et drôle. Il faut dire que les répliques du clown sont vraiment clinquantes et bien senties. Entre celui qui se fait éclater la tête avec une pompe à vélo, l'autre qui se prend un parapluie dans l'½il ou encore l'autre qui se fait décapiter par un coup de pied, on a de quoi se faire plaisir. La fin est assez ridicule, tout comme certains passages où le clown demande à son nez de chercher certaines proies. Les effets spéciaux sont moyens mais reste corrects pour un DTV.


Quelqu'un veut un sorbet au cerveau ?

Au final, Stitches - Mourir de Rire est une bonne grosse farce bien grasse, un peu comme une tarte à la crème bien sucrée. Entre un esprit totalement décomplexé et un gore grandguignol souvent très drôle, on est face à un film de série B complètement assumé et qui n'a pour seul et unique but de divertir les amateurs d'hémoglobine tout en les faisant rire en se vidant une bonne binouze. Grossier, gore et fun, voilà un DTV agréable qui fait vraiment plaisir malgré ses défauts !
AqME
À propos de l’auteur : AqME

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