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Faust – Critique

Faust

Une série B honnête qui ne renie à aucun moment son statut de film Bis...

Publié le 1 Janvier 2008 par Julien · Voir la fiche de Faust

Après le meurtre de sa compagne, Jon Jasper (Mark Frost) est un homme brisé dont la vie n’a plus aucun sens. Alors qu’il est sur le point de se suicider, un étrange personnage répondant au nom de M (Andrew Divoff ), se présente et lui offre le pouvoir de se venger de ceux qui l’ont fait souffrir en échange de son âme immortelle. Jasper accepte et fait un pacte avec M sans savoir qu’il va devenir un émissaire de la violence et du mal. Mais l’intervention de la jeune psychologue Jade De Camp (Isabel Brook) va semer le doute dans le cœur de Jasper…

 

Ah, Brian Yuzna et son univers bien barré comme on l’aime… On retrouve dans Faust bon nombre d’éléments propres à l’univers du réalisateur de Society, du Retour des Morts-Vivants 3 et de Progeny : une violence très graphique, du gore voyant mais pas trop, un soupçon d’érotisme et quelques scènes hallucinantes (voir la transformation de Claire, la compagne de M).

L’histoire s’inspire librement du célèbre mythe de Faust (une œuvre de Goethe) mais plus particulièrement de la bande-dessinée de Tim Vigil et David Quinn (scénariste sur le film). Cependant, la BD étant beaucoup trop « trash » pour être portée à l’écran, son adaptation fut longtemps repoussée. En 1993, Stuart Gordon devait s’atteler à la réalisation du film mais c’est finalement Brian Yuzna qui s’y est collé (Gordon, en 1992, n’avait pas réussit à collecter les 12 millions de dollars qu’il espérait pour faire le film). Le film fut tourné à Barcelone, en Espagne, et ce fut la première fois que Yuzna foula le sol de ce beau pays pour y tourner un long-métrage. A signaler également que Faust est la première production de la Fantastic Factory de Brian Yuzna. De ce fait, le budget était assez réduit : 6 millions de dollars seulement.

 

Le film, dans son ensemble, tient assez bien la route même si, dans la première demi-heure, on s’y perd un peu entre les flashs-backs de Jon Jaspers, la « conspiration » autour du personnage de M, le véritable rôle de Jade De Camp, le rôle du lieutenant Margolies (ce bon vieux Jeffrey Combs)… Heureusement rien de grave car le film nous offre de nombreuses séquences assez sanglantes bourrées d’effets spéciaux. C’est le maquilleur d’origine japonaise « Screaming Mad George » (La Fiancée de Re-Animator, Society, Jack Frost) qui s’est occupé des effets spéciaux du film. Des maquillages assez convaincants dans l’ensemble avec une mention particulière à la créature de Faust. Un personnage haut en couleur qui utilise ses longues griffes acérés pour couper têtes et bras des membres de l’organisation de M… Un film donc plutôt sympathique et qui comporte une bonne dose d’action et d’effets spéciaux pour combler le spectateur amateur de séries B. Pour finir, sachez que la bande-son du film est blindée de morceaux qui arrachent bien et signés par des groupes phares du genre : Sepultura, Machine Head, Fear Factory, Obituary, Brujeira

Julien
À propos de l’auteur : Julien

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